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La dévotion réparatrice des premiers samedis

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La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par Invité le Mer 4 Fév 2015 - 13:05

La dévotion réparatrice des premiers samedis

Lucie entra en religion très jeune. C'est le 25 octobre 1925 qu'elle arriva au couvent des sœurs Dorothées, à Pontevedra, où elle allait être de nouveau témoin d'apparitions de la Très Sainte Vierge.

http://www.fatima.be/fr/fatima/vision/images/novice.jpg

Dans la soirée du 10 décembre 1925, la jeune postulante s'étant retirée dans sa cellule, reçut la visite de la Vierge et à côté d'Elle, portée par une nuée lumineuse, l'Enfant-Jésus. La Sainte Vierge lui montra un Cœur entouré d'épines qu'Elle tenait dans Sa main. L'Enfant-Jésus dit :
- « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu'il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. »
Puis, notre Mère du Ciel lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d'épines que les hommes ingrats m'enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Remarquons ici que cette demande de communion pour les premiers samedis est parallèle à celle du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie pour les premiers vendredis. Aussi, il faut bien comprendre que l'intention première de la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis n'est pas d'obtenir la grâce de la persévérance finale, à savoir : être assisté à l'heure de notre mort pour aller au Ciel ; mais de consoler le Cœur de Notre Mère du Ciel en lui retirant les épines que nous même nous lui enfonçons par notre tiédeur, ainsi celles que les hérétiques, les impies, les apostats enfoncent dans Son divin Cœur ; moyennant quoi, la Sainte Vierge promet assistance au moment où notre âme comparaîtra devant Dieu. (Sur les cinq sortes d'offenses et outrages proférés contre le Cœur Immaculé de Marie, lire l'Apparition de Tuy, du 29 mai 1930).

Une lettre du Père Aparicio, datée du 10 janvier 1938 et adressée à Mgr José da Sila, nous apprend que la jeune religieuse lui fit part en 1927 de la dévotion des cinq premiers samedis du mois. Le prêtre lui demanda si elle en avait parlé à quelqu'un d'autre. Elle répondit oui elle avait même mis tout par écrit sur l'ordre de son confesseur d'alors, don Lino Garcia ; mais ensuite elle en avait parlé à la Mère Magalhaes, Supérieure du couvent, et, sans préciser ce que contenait l'écrit, lui avait demandé la permission de le brûler, permission qui lui avait été accordée et qu'elle avait exécutée immédiatement (en 1927).
Alors le Père Aparicio lui ordonna de tout écrire de nouveau et de le lui donner. Par humilité, elle montra de la répugnance à rédiger cela à la première personne car elle n'était pas encore relevée de la consigne de silence sur son identité, que lui avait donnée Mgr. da Silva, à quatorze ans, lorsqu'elle avait quitté son pays natal. Le Père Aparicio lui dit qu'elle pouvait rédiger à la troisième personne, et ainsi fit-elle. Telle est la raison pour laquelle le document est écrit à la troisième personne.
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Re: La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par Invité le Mer 4 Fév 2015 - 13:07

LA DÉVOTION DES CINQ PREMIERS SAMEDIS DU MOIS

http://www.fatima.be/fr/fatima/vision/images/coeur.jpg

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, la Très Sainte Vierge avait dit : « Pour empêcher la guerre je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis ».

Cette dernière dévotion, la Très Sainte Vierge est en effet venue la demander à Soeur Lucie en lui apparaissant le 10 décembre 1925 à Pontevedra (Espagne). Elle lui dit alors : « Regarde, ma fille, mon coeur entouré d'épines que les hommes ingrats, à tout moment, lui enfoncent par des blasphèmes et des ingratitudes. Toi, du moins, cherche à me consoler et dis que je promets d'assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires au salut, tous ceux qui, le Premier Samedi cinq mois de suite, se confesseront, recevront la Sainte communion, réciteront le chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant les 15 mystères du Rosaire avec l'intention de me faire réparation ».

La présence de Notre Seigneur au coté de sa sainte Mère signifie bien que Jacinthe avait raison lorsqu'elle disait, sept ans auparavant, à Lucie : « Tu diras bien que Jésus veut que le Coeur de sa Mère soit honoré en même temps que le Sien » et nous rappelle, en outre, l'enseignement de l'Ange de la Paix lorsqu'il nous appris que le Coeur de Marie conduit infailliblement au Coeur de Jésus.

15 mystères = 15 minutes ; soit 1 minute seulement par mystère.
Notre-Dame a donc montré son Coeur entouré d'épines qui représentent nos péchés. Pour retirer ces épines, elle a demandé que nous fassions des actes d'amende honorable par la dévotion réparatrice des Cinq Premiers Samedis du mois. Comme récompense elle nous promet « toutes les grâces nécessaires à notre salut ».

Jésus, les deux années suivantes — le 15 février 1926 et le 17 décembre 1927 — a insisté sur la propagation de cette dévotion. Lucie a écrit : « De la pratique de la dévotion des Premiers Samedis unie à la consécration au Coeur Immaculé de Marie dépend la guerre ou la paix du monde ».

CINQ : POURQUOI ?

IL s'agit en effet de Cinq Samedis parce que, selon une révélation de Jésus, il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes contre le Coeur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l'Immaculée Conception ;
2) contre la Virginité de Marie ;
3) contre sa Maternité divine et contre le refus de la reconnaître également comme Mère des hommes ;
4) Il y a des gens qui cherchent à mettre dans le coeur des enfants l'indifférence, le mépris, et même la haine, contre cette Mère immaculée ;
5) Il y a ceux qui l'outragent directement dans ses saintes images.

CONDITIONS

IL y a quatre conditions pour gagner le privilège des Cinq Premiers Samedis du mois.
1. La confession
- Pour chaque Premier Samedi une confession est requise avec une intention réparatrice ; elle peut être faite n'importe quel jour avant ou après le Premier Samedi à condition de communier en état de grâce ce jour-là.
- La voyante a demandé à Notre Seigneur : « O mon Jésus ! Et les personnes qui oublieront de former cette intention (réparatrice) ? » ; Jésus répondit : « Elles peuvent la former dans la confession suivante en profitant de la première occasion pour se confesser ».
Les trois autres conditions doivent être réalisées le jour du Premier Samedi à moins qu'un prêtre, pour de justes motifs, ne permette de les réaliser le dimanche suivant ; ce sont :
2. La communion réparatrice ;
3. Le chapelet
Ce fut là le message souvent renouvelé de la Mère de Dieu aux petits bergers. En plus de la récitation du chapelet, les cinq premiers samedis, récitez-le chaque jour de votre vie. Plus que cela, imitez, l'exemple de la petite Jacinthe et efforcez-vous de le faire réciter chaque jour le soir en famille. Notre-Dame tenait toujours un chapelet entre ses mains lors des apparitions.
Elle demanda aussi aux trois enfants de réciter une prière spéciale après chaque dizaine : « Vous réciterez aussi après chaque "Gloire soit au Père" de chaque dizaine la prière suivante : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. » (1). Après chaque dizaine de notre chapelet récitons donc cette belle prière, qui est en si parfaite harmonie avec l'esprit des apparitions de Fatima. Il est de la plus grande importance de se rappeler que la méditation sur les Mystères en récitant les prières du chapelet est une conidition essentielle pour le bien réciter ; autrement il pourait si facilement devenir une pure répétition mécanique de paroles.
4. La méditation pendant 15 minutes d'un seul mystère, de plusieurs mystères du Rosaire, ou de tous. Il suffit aussi d'une méditation ou d'une explication de trois minutes avant chacune des cinq dizaines du chapelet.
Dans ces quatre actes on doit avoir l'intention de faire amende honorable au Coeur Immaculé de Marie.

CETTE DÉVOTION A ÉTÉ APPROUVÉE PAR L'ÉVÊQUE DE LEIRIA-FATIMA LE 13 SEPTEMBRE 1939
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Re: La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par Invité le Mer 4 Fév 2015 - 13:10

Voilà donc les conditions de la dévotion des premiers samedis, comme l'exprime la Grande Promesse. Elles sont ce qu'on pourrait appeler le minimum exigé. Cependant, l'esprit de la dévotion au Coeur Immaculé de Marie implique autre chose. Ses exigences vont plus loin. Vous en trouverez, maintes fois l'expression au cours des entretiens entre le Sainte Vierge et les enfants de Fatima.
Pour les âmes généreuses — et nous savons qu'il en existe beaucoup — qui désirent aller "jusqu'au bout" de cette sublime dévotion, nous croyons qu'il est utile d'ajouter ceci :

1. La Consécration au Coeur Immaculé de Marie
Une formule quelconque de consécration suffit. Vous devez, cependant vous confier à Marie sans réserve. Les personnes qui désirent se servir d'un acte solennel de consécration trouveront à la rubrique Prières le texte de la Consécration au Coeur Immaculé de Marie.
2. Sacrifiez-vous pour les pécheurs.
Le sacrifice et la réparation requis par la Sainte Vierge ont été définis très spécialement par Lucie elle-même. Notre Sainte Mère demanda que ses enfants soient prêts à faire n'importe quel sacrifice requis par la pratique de leurs devoirs chrétiens. « Notre Seigneur se laisse apaiser » lui dit la Sainte Vierge dans une révélation privée, « mais Il s'est plaint Lui-même très amèrement et avec douleur du petit nombre d'âmes en état de grâce, qui consentent à renoncer à tout ce qu'exige l'observance de Sa loi. » Beaucoup de gens, explique Lucie, pensant que le mot pénitence implique des austérités héroïques et ne se sentant pas la force nécessaire aux grands sacrifices, se découragent et continuent de vivre dans la tiédeur et le péché. Elle rapporte que Notre Seigneur lui a dit : « Le sacrifice que Je demande de chaque personne c'est l'accomplissement de leurs devoirs d'état et l'observance de Ma loi. Voilà la pénitence que Je demande et requiers maintenant. » (Lettre de sœur Lucie, du 28 février 1943).
La pénitence est en effet le retour de l'âme vers Dieu, une sorte de marche en arrière pour retrouver l'innocence baptismale. Se rattache à la vertu et au devoir de la pénitence tout ce qui contribue à nous purifier du péché, à nous délivrer des obstacles qui retardent notre montée vers Dieu. Elle appartient donc à la vie purgative et passe logiquement avant la prière qui est l'acte principal de la vie unitive. Comment d'ailleurs notre prière pourrait-elle être acceptée de Dieu si nous vivons dans le péché qui l'offense ? Comment oser s'adresser à Lui si on n'est pas en amitié avec Lui, à moins que ce soit pour implorer son pardon ?
Dieu nous demande également de nous acquiter de nos devoirs d'état, c'est à dire d'accomplir les devoirs généraux qui incombent à l'homme en tant qu'homme ou au chrétien en tant que chrétien, et les devoirs particuliers qui sont propres à certaines catégories. (Sur les "devoirs d'état", voir la rubrique forum, articles n° 30 et n° 30a)
Le sacrifice que Dieu demande ne s'oppose en aucune façon à la pratique louable et pieuse de la mortification volontaire pour ceux qui veulent faire plus que le minimum requis. Mais, de nos jours, Dieu demande au moins ce minimum de chaque personne et, dans ce siècle paganisé, il faut une vertu presque héroïque pour être fidèle à ses devoirs de chrétiens, surtout à ses devoirs d'époux.

Enfin, signalons une coïncidence curieuse et heureuse : déjà depuis 1912 le Saint-Siège avait porté l'attention des âmes pieuses sur ce jour en accordant une indulgence plénière aux conditions ordinaires aux fidèles qui auront accompli, le premier samedi de n'importe quel mois, des exercices spéciaux de dévotion en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, en réparation des blasphèmes dont son nom et ses prérogatives sont l'objet (Preces et Pia Opera 1938, n° 335). La demande de la Sainte Vierge Marie à Lucie ne fait donc qu'approuver et sanctionner une dévotion déjà existante et encouragée par l'Eglise. Ainsi ceux qui observeront les pratiques des premiers samedis proposés par Notre-Dame de Fatima rempliront par le fait même les conditions voulues pour gagner l'indulgence plénière promulguée en 1912.
Pour mériter la grande promesse des grâces nécessaires au salut, Notre-Dame demande encore la récitation d'un chapelet ce jour du premier samedi. Aux chrétiens et aux religieux qui ont la pieuse habitude du chapelet quotidien, tant recommandé par la Notre-Dame de Fatima, il leur suffira de l'offrir ce jour-là aux intentions du Coeur Immaculé.

________________________________

(1) Il y a eu beaucoup de confusion au sujet de la prière qu'on ajoute après les dizaines du chapelet. Elle remonte au prêtre portugais qui n'acceptait pas les paroles des enfants, mais répétait avec insistance que la Sainte Vierge avait dû dire "et soulagez les âmes du Purgatoire, surtout celles qui sont les plus abandonnées." Ceci à cause de la dévotion spéciale des portugais pour les âmes du Purgatoire. Ce point a été complètement élucidé par Sœur Lucie, qui souligna (comme toute l'histoire de Fatima en fait foi) que le souci de la Sainte Vierge n'était pas pour les âmes du Purgatoire, qui sont assurées de leur salut éternel, mais pour les âmes "qui vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui fait des sacrifices pour elles."
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Re: La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par Invité le Mer 4 Fév 2015 - 23:35

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Claire
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Re: La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par Claire le Lun 2 Nov 2015 - 23:21

Rappel :

La communion réparatrice des premiers samedis du mois


Les demandes de Notre-Dame

C’est au cours de l’apparition du 13 juillet 1917 que Notre-Dame parla pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : 
« Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » 

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fera. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entendit ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 



Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,
- pendant cinq mois, le premier samedi,
- se confesseront,
- recevront la sainte Communion,
- réciteront un chapelet
- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire
- en esprit de réparation,
je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.


Les assouplissements de l’Enfant-Jésus

Deux mois plus tard, le 15 février 1926, l’Enfant Jésus apparut à sœur Lucie et assouplit les conditions posées par Notre-Dame. Voici un extrait du dialogue qui s’établit entre eux (tiré d’une lettre à Mgr Pereira Lopès, un de ces anciens confesseurs) :


— Mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu’il y avait déjà beaucoup d’âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l’honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire.
— C’est vrai ma fille, que beaucoup d’âmes commencent, mais peu vont jusqu’au bout et celles qui persévèrent, le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférents.
— Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ?
— Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles me recevront, et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie.
— Mon Jésus ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ?
— Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront pour se confesser.


Les précisions de Notre-Seigneur

Quatre ans plus tard, le père Gonçalvès, qui avait remplacé le père Aparicio comme confesseur, demanda à sœur Lucie de répondre par écrit à cinq questions sur la dévotion des premiers samedis du mois. Voici ses réponses (extrait de la lettre envoyée au père Gonzalès) :


1. Quand ? Le 10 décembre 1925.
Comment ? Par une apparition de Notre-Seigneur et de la Très Sainte Vierge qui me montra son Cœur Immaculé entouré d’épines et demandant réparation.
Où ? À Pontevedra (Passage Isabelle II). La première apparition (eut lieu) dans ma chambre, la seconde près du portail du jardin où je travaillais.

2. Les conditions requises ?
Durant cinq mois, le premier samedi, recevoir la Sainte Communion, dire le chapelet, tenir compagnie quinze minutes à Notre-Dame en méditant les mystères du Rosaire, et se confesser avec la même intention. La confession peut se faire un autre jour, pourvu qu’on soit en état de grâce en recevant la Sainte Communion.

3. Avantages ou promesses.
« Aux âmes qui chercheront à me faire réparation de cette manière (dit Notre-Dame), je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au salut ».

4. Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l’honneur des douleurs de Notre-Dame ?
Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m’a été révélé :
« Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l’Immaculée Conception,
2) les blasphèmes contre sa virginité,
3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,
4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée,
5) les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.
Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l’égard de ces pauvres âmes ».

5. Ceux qui ne pourront accomplir les conditions le samedi, ne peuvent-ils y satisfaire le dimanche ?
« La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes ».


L’esprit de la dévotion

Pour bien comprendre le but des premiers samedis du mois, il est important de bien noter les points suivants.
Dans la réponse à la quatrième question, Notre-Seigneur dit à sœur Lucie que c’est Lui qui demande cette dévotion : « … le Cœur Immaculé de Marie M’a inspiré de demander cette petite réparation et, en considération de celle-ci, d’émouvoir Ma miséricorde ».


Si la possibilité de choisir un autre jour que le premier samedi pour la confession est laissé au libre arbitre de chacun, la possibilité de communier le lendemain ne peut être accordée que par un prêtre. Toutefois, il est clair que ce ne sont que des exceptions : la règle générale fixée par le Ciel est de se confesser et de communier le samedi. Pour pouvoir le faire un autre jour, il faut un empêchement réel.
Le point le plus important, celui du quel cette dévotion tire toute son efficacité, c’est la volonté de réparer les outrages subis par Notre-Dame de la part des pécheurs. C’est l’un des points essentiels du message de Fatima : réparer les offenses commises envers les saints cœurs de Jésus et Marie. En octobre 1928, dans une lettre adressée à son évêque, Mgr da Silva, sœur Lucie écrivit :

Le bon Dieu, dans son infinie miséricorde, se plaint de ne pouvoir supporter plus longtemps les offenses qui se commettent contre l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge. Il dit qu’à cause de ce péché, un grand nombre d’âmes tombent en enfer, et il promet de les sauver, dans la mesure où l’on pratiquera la dévotion suivante [les premiers samedis du mois], avec l’intention de faire réparation au Cœur Immaculé de notre très Sainte Mère.


Sœur Lucie confia également au père Aparicio (lettre du 19 mars 1939) :
De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. C’est pourquoi j’ai tant désiré sa propagation ; et puis, surtout parce que telle est la volonté de notre bon Dieu et de notre si chère Mère du Ciel.


Plus tard, sœur Lucie indiqua qu’il fallait pratiquer cette dévotion chaque premier samedi du mois, car à chaque fois, nous pouvions obtenir la conversion d’un plus grand nombre de pécheurs :
Voici ma façon de faire les méditations sur les mystères du rosaire, les premiers samedis.
Premier mystère : l’annonciation de l’ange Gabriel à Notre-Dame. (…) [Ici, sœur Lucie donne sa méthode pour méditer sur un mystère.]
Le deuxième mois, je fais la méditation du deuxième mystère joyeux.
Le troisième, du troisième et ainsi de suite, en suivant la même méthode pour méditer.
Quand j’ai fini ces cinq premiers samedis, j’en recommence cinq autres et je médite les mystères douloureux, ensuite les glorieux et, quand je les ai terminés, je recommence les joyeux.


Cette précision de sœur Lucie indique bien qu’il faut accomplir cette dévotion chaque premier samedi du mois et non pas uniquement cinq fois, car cette pratique est avant tout pour sauver des âmes. C’est d’ailleurs le sens de la première demande de Notre-Dame le 13 juillet 1917 : « Je viendrai demander (…) la communion réparatrice des premiers samedis du mois ».

La pratique des cinq samedis successifs accorde une grâce supplémentaire, celle de l’assistance de Notre-Dame au moment de notre mort. Mais il ne faut pas confondre la pratique générale et la grâce supplémentaire accordée à ceux qui la font cinq premiers samedis de suite. Cette grâce si extraordinaire est avant tout la marque que le Ciel attache une très grande importance à cette dévotion.


http://www.fatima100.fr/index.php/fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie/la-communion-reparatrice-des-premiers-samedis-du-mois/18-la-communion-reparatrice-des-premiers-samedis-du-mois

Samedi prochain, 7 novembre : 1er samedi du mois
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Re: La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par Invité le Jeu 31 Mar 2016 - 16:04

La force des premiers samedis




Isabel Greck

Éditions Téqui

11 x 18 cm --- 144 pages --- 10,90 €

Présentation « De la pratique de la dévotion des premiers samedis, unie à la consécration au Cœur immaculé de Marie, dépend la guerre ou la paix dans le monde. »

Le message de la Vierge Marie ne s’est pas arrêté à Fatima en 1917 mais se prolongea en 1925 lorsqu’elle donna à sœur Lucie et au monde, les moyens de lutter contre le mal et la guerre, par la dévotion des Premiers Samedis. « Je viendrai demander la communion réparatrice des Premiers samedis », dit la Vierge Marie.

Ce livre, complet parce qu’il concentre l'intégrale des paroles de la Vierge et qu’il en explique la demande dans le contexte actuel, ranimera la foi des plus tièdes.

À l’heure des nombreuses persécutions de chrétiens, il y a urgence de prier pour la conversion des pécheurs.

L’auteur Le Père GOMES, assistant ecclésiastique de la Congrégation des Sœurs réparatrices de Fatima, recommande ce document d’Isabel GRECK, dont les réflexions profondes donneront au lecteur chrétien français les clés pour comprendre la dévotion des Premiers Samedis.

Cet ouvrage renouvelle la ferveur, à l’heure de l’embargo contre la Russie et de la demande insistante du Cardinal Barbarin, de prier pour la France et la paix

Le noyau dur du Message de Marie est bien la pratique des premiers samedis du mois, un « antidote surnaturel » contre les maux actuels, pour contribuer à la paix dans le monde

Ce livre revient sur toutes les interprétations erronées qui ont été faites (superstitions, rituels, Russie…)

http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/03/30/la-force-des-premiers-samedis-5781639.html
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Re: La dévotion réparatrice des premiers samedis

Message par AZUR le Sam 2 Avr 2016 - 10:20

Merci Michel pour ce rappel. J'aimerais bien avoir le livre de sainte Lucie s'il est disponible?
C'est aujourd'hui.
A vos chapelets! Very Happy
J'ai trouvé!
http://www.lesconfins.com/FATIMALUCIE..pdf

    La date/heure actuelle est Lun 23 Oct 2017 - 4:27