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L'Oratoire de la Sainte Face à TOURS

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L'Oratoire de la Sainte Face à TOURS

Message par Invité le Sam 25 Avr 2015 - 23:53




Situé en plein-centre ville de Tours, l'Oratoire de la Sainte-Face est assez peu connu. des tourangeaux. Visitons-le..
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Re: L'Oratoire de la Sainte Face à TOURS

Message par Invité le Sam 25 Avr 2015 - 23:58

LÉON PAPIN DUPONT
laïc, promoteur de la dévotion à la Sainte-Face
(1797-1876)

QUI ÉTAIT MONSIEUR LÉON PAPIN DUPONT ?



Monsieur Léon Papin Dupont, né en 1797, dans une famille de l’aristocratie  Léon Dupont, le saint homme de Toursmartiniquaise, fait dès sa première communion une véritable expérience de Dieu. « Je versais un torrent de larmes et mon cœur fut inondé de joie ». Cette expérience s’affermit dans une vie de foi, d’espérance et de charité toujours croissant, jusque, jeune marié, il perde sa jeune femme, Caroline, morte subitement huit mois après la naissance de leur fille Henriette.

Il se donne alors résolument à Dieu partageant sa vie entre le souci de sa fille et le service de Dieu et des pauvres. Il s’installe définitivement à Tours et s’adonne à diverses œuvres. Il retrouve le tombeau de Saint Martin et se bat pour faire reconstruire une basilique sur son emplacement. Recevant l’image de la Sainte Face, il en fait l’objet de sa prière pour le monde, la France, les pécheurs. Il en fait l’objet d’un culte qui se répand rapidement dans le monde. Après la mort de sa fille à 15 ans, il consacre sa vie à cette œuvre, à la correspondance suscitée par elle, à la prière : les guérisons intérieures et extérieures se multiplient, le salon de Monsieur Dupont devient un lieu incessant de pèlerinages, de miracles et de conversions. Dans le même temps, il développe l’Adoration eucharistique de jour et de nuit chez lui et partout en France. Lui-même est un fervent adorateur, communie chaque jour (fait rare à l’époque), il soutient la fondation des Petites Sœurs des Pauvres à Tours. Perclu par la goutte, il finit par se retirer et mène son dernier combat dans un grand abandon, rayonnant toujours une grande paix et une grande sérénité. Il s’éteint le 18 mars 1876.



Depuis sa mort, le culte de la Sainte Face n’a fait que grandir. Son salon a été transformé en oratoire. Les guérisons et conversions continuent. L’Eglise a reconnu ses vertus héroïques en 1983. Il est désormais vénérable. Un miracle dûment authentifié ouvrira la voie à sa béatification.

La redécouverte du tombeau de Saint Martin par Monsieur Dupont

Au milieu des œuvres de zèle et de charité dont Monsieur Dupont remplissait sa vie, un illustre modèle était sans cesse présent à sa pensée, de même que dans ses prières eucharistiques et ses adorations nocturnes un grave et sérieux projet le préoccupait par-dessus tous les autres. Ce modèle de charité, c’était saint Martin ; cet objet de ses prières ferventes et assidues, c’était la reconstruction de la célèbre basilique du thaumaturge que la révolution avait détruite. Quand le pieux créole de la Martinique vint s’établir à Touts en 1834, le culte de Saint Martin était à peu près complètement tombé en désuétude dans cette ville. Un attrait secret l’attirait chaque jour à l’angle de la rue Descartes et de la rue Saint Martin, où il s’arrêtait prier. Mais bien peu de personnes à Tours partageaient alors sa dévotion envers le glorieux patron de la cité ; encore moins avait-on dans l’esprit la pensée de reconstruire l’ancienne église jadis si renommée dans le monde entier, surtout par cette raison que, la rue passant sur l’emplacement du tombeau, il n’y avait pas d’espoir qu’on pût jamais revenir sur ce qui avait été fait. On commença, vers 1848, à faire à la cathédrale pour la fête du 11 novembre quelques célébrations suggérées par Monsieur Dupont. (…)

Monsieur Dupont et les membres de la commission du vestiaire de Saint Martin à la fin de 1856 convinrent de s’adresser à leur cardinal-archevêque pour obtenir par son entremise que le souverain pontife daignât bénir le « projet de rétablissement de la basilique ». La bénédiction gracieusement octroyée par Sa Sainteté Pie IX fut le sujet d’une grande joie et d’une vive espérance pour eux tous (…)

A l’arrivée à Tours du nouvel archevêque, Monseigneur Guibert, le projet de rétablissement de la basilique de Saint Martin semblait presque écarté, parce qu’on voulait plutôt se préoccuper d’une autre œuvre. Malgré cela, les membres de la commission, voyant le nouvel archevêque plein de zèle et de résolution pour rendre son éclat au culte de saint Martin, n’en avaient pas moins d’espérance. Leur président, Monsieur Dupont, les encourageait, et ensemble ils avaient recours à la prière et à l’œuvre. Monsieur Dupont était persuadé que la cause de la construction, objet d’un si ardent désir, serait gagnée si l’on arrivait à démontrer géométriquement  la véritable place du tombeau, et si l’on offrait à Monseigneur l’archevêque, au moins en partie, la somme nécessaire pour en faire l’acquisition. (…) L’achat des maisons qui recouvraient le saint tombeau fut fait. On ne saurait dire avec quel empressement fut accueillie par le clergé et par les fidèles la nouvelle des importantes opérations, qui allaient commencer. La joie de Monsieur Dupont, qui avait été le promoteur de tout, ne fut pas moins grande. (…)

Ensuite il se préoccupa avec la commission du Vestiaire des recherches pour retrouver l’emplacement du précieux tombeau de saint Martin. Les fouilles furent reprises avec ardeur dans les caves (…). Après plusieurs heures de travail, les ouvriers se trouvèrent en présence des deux côtés parallèles du petit caveau ou sépulcre dans lequel, après les ravages des huguenots, on avait recueilli les cendres de Saint Martin et où son corps avait été autrefois déposé. Alors Monsieur Dupont annonça aux fidèles qui étaient avec lui et qui se tenaient prosternés en prière, que le tombeau de saint Martin était retrouvé. La nouvelle est accueillie avec un transport de joie et une émotion indicible. On réclame un magnificat solennel, et après, sous la direction de Monsieur Dupont, on se remet au travail avec énergie et précaution pour accomplir l’importante découverte. Ce jour-là, en effet, 14 décembre 1860, Dieu permettait que l’emplacement précis du tombeau de son grand serviteur, caché et perdu depuis soixante-dix ans sous de vulgaires et profanes constructions, fût retrouvé, mis à découvert, et rendu à la piété des fidèles par le zèle de Monsieur Dupont, son grand serviteur…

Extraits du document de reconnaissance des vertus héroïques.

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