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L’histoire de Rosalie Put, une stigmatisée belge née en 1868 et décédée en 1919

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Claire
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L’histoire de Rosalie Put, une stigmatisée belge née en 1868 et décédée en 1919

Message par Claire le Mer 26 Aoû 2015 - 6:32

Voici *L’histoire de Rosalie Put, une stigmatisée belge née en 1868 et décédée en 1919* IMPRESSIONNANT !


Faisant suite à l’audio-homélie du 22 août 2015 par le Père Patrick :PPatrick fait suite à l’intention des enfants non nés: immersion de la Royauté de Marie  qui nous glisse un mot sur Rosalie Put, il est intéressant de lire une courte biographie de cette femme stigmatisée.

Voici : L’histoire de Rosalie Put, une stigmatisée belge née en 1868 et décédée en 1919.


Elle est née à Lummen, près de Hasselt, dans le Limbourg belge, le 02 août 1868. A l’âge de 7 ans, ses parents, des paysans pauvres, sont obligés de la placer dans une ferme où le travail est souvent pénible.
La gamine y est appréciée. Madame Kaas, qui l’a connue à l’époque, témoigne : « C’est une fille ô combien fidèle, active et de bonne volonté. Meilleure fille que Rosalie Put n’existe pas en ce monde. »

Vers l’âge de 10 ans, cet enfant vient confier à son confesseur, sans trop comprendre la portée de ses paroles : « Je voudrais faire le vœu de chasteté, je veux être comme la Vierge, aussi pure de tout péché. » 

Un peu plus tard, dans le cadre de la préparation à la communion solennelle, Jésus lui apparaît en montrant une grande croix. Sur le bras droit, il y a une couronne de magnifiques roses blanches, au centre une couronne de roses rouges en boutons, sur le bras gauche une couronne d’épines. Son confesseur lui expliquera que le Sauveur lui propose une lourde croix et une couronne d’épines à porter « En supportant patiemment la souffrance, tu feras éclore ces boutons de roses rouges et tu t’en pareras au ciel. La couronne de roses blanches signifie la sainte pureté et la chasteté ».


Ensuite, Rosalie fait son vœu de chasteté et, après avoir communié, accepte de son époux divin la croix et la couronne.


Peu après, cette croix, sous le coup d’une douleur indescriptible, s’imprime sur son bras droit Viennent alors les stigmates, qui dont saigner sa tête, ses mains et ses pieds, tous les vendredis. Dès le jeudi soir, apparaissent sous la peau de minuscules points rouges. Ces taches grossiront et feront éclater la peau, entraînant les terribles saignements.


De suite, la jeune Rosalie supplie Jésus de pouvoir dérober à tout regard ces signes sacrés. Elle parviendra à dissimuler cette grande grâce à son entourage jusqu’à ses 18 ans, en 1886.
Cette année-là, Rosalie Put décide de se faire religieuse et d’entrer chez les Rédemptionistes d’Anvers. Ce n’est pas la voie que le Ciel a choisie. Juste avant son départ, elle tombe gravement malade, au point qu’il faut lui administrer sans tarder l’extrême onction. Elle en réchappe, mais elle ne retrouvera jamais plus la santé. Elle devra se résigner à rester dans l’humble ferme de Lummen, paralysée et alitée, pendant une trentaine d’années…


La jeune mystique, qui garde étonnamment le teint frais, ne peut s’alimenter qu’avec de l’eau et quelques morceaux de fruits. Ceux-ci offerts parfois par des visiteurs, sont grignotés à contrecœur, au prix de douloureuses crampes d’estomac, pour que personne ne soupçonne son incroyable secret. Car, en réalité, sa vraie nourriture est la Sainte Eucharistie.


Comme le clergé local, plutôt hostile, refuse souvent de lui apporter la Communion, le Père du Ciel envoie un ange du chœur de Marie lui donner le Pain céleste.




Les communions nocturnes, ignorées même de ses proches, seront découvertes par son confesseur, l’abbé Duchâteau. Au nom de l’obéissance, il oblige Rosalie à tout lui révéler.


Ensuite, il tient à vérifier lui-même le prodige, dans la chambre de Rosalie. Cette nuit-là, il entend d’abord une petite clochette, puis il voit un ange, habillé en prêtre, avec le ciboire, accompagné de quelques âmes du Purgatoire que les souffrances de Rosalie ont libérées. Il s’en faut de peu que le pauvre abbé meure d’épouvante !


Dorénavant, chaque vendredi, devant de rarissimes témoins, victorieux des multiples barrières dressées par Madame Put, la mystique flamande revit et renouvelle la Passion du Christ. Elle est là comme spectatrice et comme co-crucifiée. 
Dès 12 heures, nous révèle l’abbé Weindenhaupt, Rosalie subit les affres de l’agonie à Gethsémani, étendue sur le sol pendant une heure. Ensuite, elle se redresse lentement et, bien que paralysée aux pieds, elle fait quatre pas pour tomber face contre terre, sa tête heurtant violemment le carrelage. 
La deuxième et la troisième chute « sous la croix » ne sont pas moins spectaculaires.

La quatrième fois, l’extatique tombe sur le dos, étend les bras et ouvre les mains. Puis les bras tressaillent et la face se convulse, comme traversés par une souffrance atroce. Le corps allongé et les pieds, bien placés, tremblent d’une façon tout aussi horrible. Mais pas une plainte, seulement de douloureuses convulsions pendant une longue heure d’agonie. On l’entend s’offrir elle-même en holocauste et prier en plusieurs langues, pour la rédemption des âmes du Purgatoire. Enfin, elle dit : « O mon Jésus, détachez-moi maintenant de la croix ! »


Son visage finit par resplendir d’une beauté indescriptible. L’extase terminée, on la remet, complètement exténuée, dans son lit. Ainsi pour notre monde rationaliste, l’amour du divin Maître est rendu visible, concret. Chez les spectateurs, cette expérience bouleversante ne peut que vivifier la foi et enflammer le cœur pour le Christ.


Il ne fait aucun doute que Rosalie Put, entre autres couronnes, mériterait la couronne de myosotis, celle de l’humilité. Elle prie sans cesse le Seigneur de la garder inconnue et obscure. Elle s’ingénie à cacher à tous sa vie de sacrifice et ses grâces exceptionnelles. Si un visiteur semble avoir découvert son union mystique avec le Christ, elle se montre attristée et, sans répondre aux questions, se referme dans sa coquille.


Cependant aux personnes qu’elle sait envoyées par Dieu, elle répond humblement.
Quand Monseigneur Baumgarten lui apprend que le Pape Pie X l’aime beaucoup, elle dit :« Je ne me réjouis pas de ces louanges. » « Je reste au fond de mon puits et je promets de toujours y rester. Put est le nom de mon père et c’est d’après ce nom que je veux vivre en restant dans mon puits ».
« Je ne suis rien, dit-elle, sinon une indigente pécheresse. » Ainsi, Rosalie supporte en silence tout le mal que l’on dit contre elle. Elle pardonne volontiers à tous ses détracteurs et prie pour eux, à l’exemple de Jésus, lui aussi traité avec mépris.


Il n’est donc pas difficile de voir en elle une héroïne de l’amour. Devant son amie Héléna, elle soupire : « O mon Jésus, comme on vous aime peu…Si seulement je pouvais souffrir pour le monde entier, afin qu’on vous aime davantage ! »


Depuis l’âge de 13 ans, Rosalie s’offre en holocauste pour libérer les âmes du Purgatoire. Depuis son lit de malade, elle a le don de soulager les personnes en quête de réconfort et de secours.
De divers pays, des prêtres, des évêques, des hommes politiques importants viennent dans l’humble ferme de Lummen chercher aide et inspiration. Elle, qui n’a pas reçu d’instruction étonne ses visiteurs par sa profonde sagesse


Un prêtre dira d’elle : Rosalie est la vérité même ».
Régulièrement, des pécheurs lui rendent visite ou sont recommandés. Avec joie, elle offre ses souffrance pour eux. Non sans risque pour elle, Rosalie revit les circonstances de leurs péchés et les manigances du Malin, mais c’est pour que l’amour trouve son chemin vers leur âme.


De même, elle subit les tentations des pécheurs convertis afin de les aider à persévérer.

Nous avons déjà remarqué que la mystique limbourgeoise poussait la vertu d’obéissance à un très haut niveau, ayant décidé de s’en remettre totalement à Dieu.


Quand un visiteur lui pose une question, avant de répondre quoi que ce soit, Rosalie consulte le Christ en croix au mur de sa chambre. De même, elle se laisse guider en toute confiance par les confesseurs et les prêtres que Dieu lui envoie. Il suffit parfois qu’un prêtre, mentalement, lui commande quelque chose pour qu’elle le fasse. Elle acquiesce quand le chapelain de Lummen ou sa mère décident de bloquer sa chambre pour empêcher les visites du vendredi.




Enfin, n’oublions pas la pureté, vertu que Rosalie Put veut cultiver depuis l’âge de 10 ans, à l’époque où elle avait projeté de faire son vœu de chasteté. 
Rappelons la magnifique couronne de roses blanches qui l’attend au bras de la croix présentée par Jésus. Et voici son explication : « Rosalie , ce nom me fut donné au baptême par Dieu et c’est grâce à sa bonté que la rose de la charité fleurit continuellement dans mon cœur et que j’ai pu garder intact au cœur le lis de la pureté, et cela malgré les épreuves. »


On vient trouver Rosalie, car on sait qu’elle peut vraiment aider à résoudre de lourds problèmes. En effet, la servante du Seigneur lit dans les consciences et saisit immédiatement ce qui ne va pas. Elle confie à son amie Héléna : « Ceux qui viennent vers moi m’apportent leurs soucis…Par mon attention patiente, je fais semblant d’ignorer les choses, mais je les connais déjà avant qu’on me les ait complètement dévoilées ».


Un jour, Héléna lui demande de prier pour une personne malade. Tout de suite, Rosalie signale que rien ne changera tant qu’un proche de cette personne continuera à faire scandale.
Héléna va trouver la malade, qui lui avoue que le diagnostic de Rosalie correspond à la réalité.


De plus, la stigmatisée reconnaît, par hiéro gnose, ce qui est sacré et ce qui ne l’est pas, malgré les pièges qu’on lui tend parfois. En extase, yeux fermés, elle se tourne automatiquement vers l’endroit où se trouve un prêtre.
C’est avec enthousiasme qu’elle reconnaît les authentiques reliques qu’on lui soumet, comme une image imprégnée du sang de la stigmatisée wallonne Louise Lateau, le fichu de sa « sœur » Catherine Emmerich, des cendres provenant de la maison de la Vierge qu’on vient de découvrir en 1885, à Ephèse…


Autour d’elle, s’opèrent évidemment de nombreuses guérisons spirituelles ou physiques.


En voici un exemple. Un jour, on lui demande de prier pour la survie de Madame T., précieuse bienfaitrice d’un couvent, atteinte d’une grave fluxion de poitrine. De suite, Rosalie accepte d’assumer sa part de la maladie et des souffrances de cette dame.
Mais au moment où Madame T va mieux, l’âme-victime de Lummen frôle la mort, à la suite d’une terrible congestion pulmonaire qui durera quatre jours !
On relève aussi des cas de bilocations. De cette façon, Rosalie va soutenir des âmes très chères, des amies en religion. Par exemple, elle vient les aider à vaincre une tentation, à se lever à temps pour l’Eucharistie, à parcourir un chemin de croix, en laissant à chaque station un parfum reconnaissable.



Voici encore un autre fait extraordinaire. 
Le 26 novembre 1908, après d’atroces souffrances, Rosalie reçoit, gravé dans son bras, le plan du chemin de croix que la Vierge Marie avait soigneusement aménagé, à Ephèse, au 1er siècle. Jésus lui montre les lieux et lui révèle que ce chemin de croix aboutit à l’endroit où les apôtres ont déposé la Vierge, lors de sa dormition.
Le Seigneur souhaite que des personnes dignes s’efforcent à l’avenir de découvrir le tombeau de Marie, avec son suaire, pour que la Mère de Dieu soit glorifiée sur cette terre.
Rosalie signale que ce jour-là sonnera l’heure de la rédemption finale. Elle refuse, bien sûr, de révéler aux envoyés du Pape le secret de ce tombeau, car elle ne veut absolument pas devenir célèbre à cette occasion. Ce fameux plan du chemin de croix, on peut le voir aujourd’hui gravé sur la tombe de Rosalie, dans le cimetière central de Lummen.

Mais comment la vie d’une personne si secrète, qui ne veut pas sortir de son « puits » a pu franchir un siècle et parvenir jusqu’à nous ? 



En fait, la Divine Providence a permis que l’âme solitaire de Rosalie trouve une amie exceptionnelle, Héléna Hoffman. Cette Allemande est devenue progressivement la consolatrice et la confidente de Rosalie.
Encouragée par le Père Valentin Paquay de Hasselt (http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031109_paquay_fr.html) et l’Evêque de Liège, Héléna entreprend, de 1903 à 1914, la rédaction du « Journal d’un témoin ».


En 1910, l’évêque de Liège lit ces notes et déclare :
« Ce carnet formera un document important au moment de la béatification de la servante de Dieu ».
Il faudra 7 années à Héléna Hoffman pour que Rosalie lui montre une autre croix, celle-là, imprimée sur sa poitrine. Ses dimensions sont impressionnantes : 36 cm sur 20 cm et 4 cm de largeur.
Cette empreinte saigne la veille des fêtes de Jésus et de Marie provoquant une douleur qui a un lien avec le coup de lance porté par le Centurion.


Malheureusement, les revues catholiques belges, hollandaises ou allemandes de l’époque choisissent de faire écho au ragots et calomnies que l’on colporte sur Rosalie et sa famille.
Elle passe souvent pour une voyante, qui s’enrichit, autour d’une tasse de café, en vendant ses prédictions à ses visiteurs. On lui enverra même les gendarmes, qui emmèneront Monsieur Put en prison quelques jours !

De nombreux prêtres interdisent à leurs ouailles de fréquenter la maison de Rosalie.
C’est ainsi que bien des visiteurs étrangers sont accueillis par des moqueries quand ils demandent où habite la famille Put.
De son côté, l’évêque de Liège et du Limbourg déclare à un prêtre : « Nous préférons ne pas défendre Rosalie, parce qu’il faut que la servante du Seigneur, dans sa rude vocation, surmonte mépris, isolement et sarcasmes, avec comme seul soutien la grâce du Seigneur, afin d’atteindre de cette façon un haut degré de sainteté …Alors Dieu lui-même glorifiera sa fidèle servante. Et la sainte Église se ralliera à ceux qui croient déjà en elle et la Belgique l’appellera avec fierté son héroïne. »


Quant au Pape Pie X, il apprécie Rosalie et se montre fort intéressé par des fouilles à Ephèse, autour de la maison de Marie. Le jour de Noël 1911, pour le 25ème anniversaire de ses souffrances, Rosalie reçoit du Saint-Père un télégramme, avec la bénédiction papale.

Plus tard, Pie X lui transmettra une croix reliquaire, par l’intermédiaire du cardinal Van Rossum lui-même.
En attendant la réhabilitation de ROSALIE PUT, qui aura bien lieu un jour ou l’autre, prenons la mesure de son émouvant témoignage. Cette humble fleur du Parterre divin nous montre que nous sommes tous appelés à vivre un éternel partage d’amour avec le Christ, lorsque Celui-ci est choisi comme centre de notre vie. 

Terminons par le cri d’impatience que cette épouse du Christ a lancé, le 17 février 1919, peu de temps avant de quitter ce bas monde :

« Plus que deux heures, mon Jésus » !




PS. 
Rosalie Put est remarquable à cause des révélations concernant le tombeau de la Sainte Vierge à Ephèse, non loin de « Panagia Capouli, la maison authentifiée, restaurée, reconnue et devenue une chapelle que l’on peut visiter, suite aux descriptions d’A.C.Emmerich.
Elle décrit ce tombeau, en fait le plan, disant que l’endroit est caché et sera retrouvé à la fin des temps par de jeunes prêtres »saints »faisant partie des derniers apôtres.





Article signé Jean-Marc Derzelle – Stella Maris – 434 –mars 2007

Un autre lien sur Rosalie Put :
http://www.ac-emmerich.fr/ROSALIEPUT.htm

source: http://coeurs-unis-en-j-m.forumactif.com/t1852-rosalie-put-sitgmatisee-belge-1868-1919



Découvrez le chemin de croix de Marie à Ephèse


Recherchez l’emplacement du tombeau de Marie


https://myriamir.wordpress.com/2015/08/25/voici-lhistoire-de-rosalie-put-une-stigmatisee-belge-nee-en-1868-et-decedee-en-1919-impressionnant/

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