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Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

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Gilles

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Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Mer 25 Nov 2015 - 19:46





Le respect dû aux morts se perd

(TROIS-RIVIÈRES) Le respect dû aux morts semble se perdre. Les funérailles sont de plus en plus expédiées rapidement, souvent sans cérémonie religieuse, et on sent un malaise s'installer quand vient le moment de disposer des cendres des défunts.

Au Québec, près de 70 % des dépouilles sont maintenant incinérées alors que la loi ne tient pas compte de ce changement de coutume. Or, on observe une certaine désinvolture chez des Québécois face aux cendres des défunts. Il arrive que des familles les laissent tout simplement au salon funéraire, sans se soucier de ce qu'il en adviendra. Des propriétaires de salon funéraire, un peu catastrophés, se font même dire de les jeter, tout simplement. Une attitude détachée qu'on ne voit jamais quand le corps est embaumé et enterré.

D'autres personnes traînent sur elles des cendres de leur défunt, soit dans un médaillon soit insérées dans une minuscule pyramide de polymère qu'elles n'hésitent pas à poser devant elles, pour la chance, lors d'une partie de bingo par exemple! Une attitude qualifiée de fétichisme par certains prêtres.

Selon les chiffres fournis par la Corporation des thanatologues du Québec, 58 % des gens font enterrer les cendres dans un cimetière, 4 % les laissent dans un colombarium du cimetière, 15 % dans un colombarium de maison funéraire tandis que 23 % les rapportent dans la famille.

Devant certaines dérives, la Corporation des thanatologues du Québec a exercé des pressions auprès du gouvernement pour qu'on resserre la législation adoptée en 1974. Dans ce domaine, le Québec accuse un net retard. De l'aveu même de Nathalie Samson, directrice générale de la corporation, l'intervention des thanatologues vise à protéger la dignité des morts.

Un projet de loi a été déposé par l'ex-ministre Yves Bolduc et attend toujours son adoption. Le nouveau ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a été sensibilisé à son tour et a laissé entendre qu'une adoption serait possible, peut-être dès 2015.

«Le projet de loi comprend plusieurs modifications, dont une qui concerne la disposition des cendres, confirme Mme Samson. Le débat est plus large que la crémation et les cendres, il concerne aussi le respect dû aux morts. C'est un débat éthique sur la dignité de la personne défunte qui demeure une personne même si elle est réduite en cendres.

C'est aussi avoir le respect de l'intégrité du corps (beaucoup de familles divisent les cendres) ainsi que le respect dû aux endeuillés. On est devant un débat de société finalement. C'est un dossier qui ne coûterait rien au gouvernement et qui pourrait se régler facilement, s'il y a une volonté.»


Dans son état actuel, le projet de loi prévoit que les cendres humaines ne pourront être remises par le titulaire d'un permis d'entreprise de services funéraires qu'à une seule personne et qu'elles devront l'être dans un contenant rigide qui les contient en totalité. Le titulaire d'un permis qui remettra à une personne des cendres humaines devra inscrire à son registre des activités funéraires les renseignements prévus par règlement du gouvernement.

De plus, nul ne pourra disperser des cendres humaines à tout endroit où elles pourraient constituer une nuisance ou de manière à ne pas respecter la dignité de la personne décédée. Et enfin, la personne qui dispose du contenant dans lequel ont été déposées des cendres humaines ou qui les disperse devra déclarer à l'entreprise de services funéraires, ayant pris en charge le cadavre, le lieu où ont été inhumées ou dispersées les cendres, afin qu'on l'inscrive au registre des activités funéraires de cette entreprise.

Mme Samson précise que les thanatologues ne sont pas d'accord avec toutes ces dispositions. S'ils ne s'opposent pas à la dispersion des cendres, ils mettent un bémol sur leur division entre les membres d'une famille.

«On a beau exiger qu'on remettre toutes les cendres aux familles, dans un seul contenant, rien n'empêche les familles de les diviser par la suite. Ça n'a pas de bon sens. Si le gouvernement permet la division des cendres, on pense que ce devrait être un professionnel qui le fasse, car il a le détachement nécessaire pour le faire de façon respectueuse et sécuritaire. Mais il faut que le gouvernement mette ses culottes sur cette question. Mais nous pensons qu'on ne devrait pas diviser les cendres, car on ne divise pas un corps. C'est une question de respect.»

Par ailleurs, Mme Samson juge que ce n'est pas à l'entreprise privée de tenir un registre sur la dispersion des cendres. Les thanatologues croient que la chose devrait plutôt relever d'un registre d'état civil comme les naissances, mariages et décès.

De son côté, l'Assemblée des évêques du Québec, a émis un avis dès 2010, dans lequel on soulignait que l'absence de législation relative aux cendres entraînait des situations pour le moins discutables, comme des cendres abandonnées dans une maison vendue, la découverte lors de travaux d'urnes enterrées sans identification, des demandes pour inhumer des cendres d'une personne dans deux endroits différents, le désir de se débarrasser d'objets contenant des cendres comme un médaillon, etc.

«Notre expérience dans l'accompagnement des personnes en deuil nous oblige à dire que l'on ne doit pas traiter avec autant de légèreté les dépouilles des êtres chers, écrivaient les évêques. Si des règles strictes sont faites pour ne pas profaner un cadavre, il nous apparaît tout aussi normal de vouer le même respect aux restes humains lorsqu'ils sont réduits à l'état de cendres.»

Rappelons qu'il y a quelques année encore, l'Église s'opposait à la crémation des corps, sensés ressusciter à la fin des temps.

par Louise Plante



Dernière édition par Gilles le Mar 25 Oct 2016 - 15:27, édité 1 fois
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Claire
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Claire le Mer 25 Nov 2015 - 20:39

Tout à fait d'accord avec cet article ! même si c'est l'âme qui est la plus importante pour nous, il faut le respect de la dépouille quand même ! et avec la crémation, il n'y est pas toujours malheureusement.
Quant à la dispersion des cendres, le pire c'est pour celui qui reste et qui n'a rien pour se recueillir et ça les personnes qui veulent se faire incinérer n'y pensent pas....


Merci cher Gilles de nous avoir partagé ce sujet ! coucou
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Mer 25 Nov 2015 - 22:00

Merci pour ton appréciation du sujet chère "Claire". super 

Voici un autre texte et une vidéo traitant du même sujet...




Thanatologue: au-delà de la mort, le respect de la vie

On a parfois tendance à associer thanatologie et morbidité. Ce métier, de l’extérieur, tantôt rebute, tantôt intrigue. C’est en fait l’imagerie populaire qui véhicule ces clichés mettant en scène des hommes lugubres portant un chapeau noir et une cape étriquée. Parce que l’image mythique du croque-mort est bien loin de la réalité! Les hommes et les femmes qui œuvrent en thanatologie sont loin d’être uniquement des embaumeurs.

Le thanatologue joue aussi un rôle social. La relation d’aide est en effet un élément important dans son travail. Dans notre société, où tout va si vite, on a parfois le réflexe de gommer les émotions, de passer outre la détresse. Lors des épreuves entourant la perte d’un être cher, il est pourtant très important de vivre sa peine jusqu’au bout. Dans bien des cas, le thanatologue est là pour donner de l’information et pour écouter; son rôle est d’aider les proches à vivre sainement leur deuil.


Donner beauté et dignité au corps du défunt

Le travail d’embaumement a pour but de conserver le corps de la personne décédée le plus fidèlement possible. À l’intérieur des rites funéraires, cette opération redonne la dignité au défunt et offre à la famille et aux proches la possibilité de voir le corps de l’être aimé une dernière fois.

Après avoir pris connaissance des causes du décès, le thanatologue sera en mesure de déterminer le travail à effectuer sur le corps. Ce travail d’embaumement sera plus ou moins long, selon les cas.

La première étape de l’embaumement, la thanatopraxie, consiste à arrêter la dégradation du corps en injectant dans les tissus des fluides préservateurs. On aura ensuite recours, au besoin, à des produits pour redonner une apparence de souplesse à la peau ou encore à de la cire pour remodeler le visage. Les corps des personnes mortes des suites d’une longue maladie ou d’un accident violent nécessitent un travail plus long et plus délicat.

On prodigue ensuite à la personne décédée certains soins esthétiques. Un maquillage est d’abord appliqué sur la peau du défunt. Différent du maquillage usuel, il s’agit de crèmes hydratantes colorées sans lesquelles la peau se dessécherait. Finalement, on coiffe la personne décédée et l’on procède à la mise en cercueil. Le défunt est maintenant prêt pour sa dernière rencontre avec les siens.

En donnant chaleur humaine à ceux qui restent et dignité au défunt qu’ils aimaient, le thanatologue est avant tout au service des vivants. Parce qu’au-delà de la mort, c’est la vie qui prime.



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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Mar 25 Oct 2016 - 14:30



Message du Jésus le 23/10/2004 à sa messagère «Fille du Soleil» :
Mes enfants vous ne respectez plus vos défunts.



« Je Suis.

Oh ! comme mon coeur saigne lorsque je vous vois préparer cette fête que vous appelez « Halloween ». Vous rendez hommage à un culte à mon adversaire, jamais Satan n’a été aussi près de mes enfants qu’en ces jours là, beaucoup de mes petits tombent dans ses filets, vos déguisements attirent les esprits du mal. Vous envoyez vos petits récolter des sucreries prétextant que cela leur fait plaisir; si vous aviez le don de clairvoyance, vous seriez surpris de voir qui les accompagne.

Mes enfants vous ne respectez plus vos défunts. Une pensée ne suffit pas. Je vous invite à préparer la Fête des Morts et de tous les Saints que vous négligez; je vous le redis, vos morts ne sont pas tous auprès de moi, certains ont encore à se purifier, vous les oubliez tout au long de l’année en ne priant plus pour eux, et le jour de leur fête vous vous contentez d’aller déposer une fleur sur leur tombe, vous ne participez plus aux célébrations dans mes églises. Quant à ceux qui sont définitivement près de moi, ils attendent ce jour que vous appelez « Toussaint » pour être un peu plus en communion avec vous, mais vous les ignorez totalement.



Mes enfants, le mois de novembre approche, ce mois est destiné aux âmes du purgatoire, bien qu’il faille prier pour elles tout au long de l’année, je vous demande de redoubler vos efforts ce moi là; priez, jeûnez, faites pénitence en leur honneur. Grâce à vos prières et sacrifices, beaucoup d’âmes sont délivrées rapidement et viennent me rejoindre dans La Patrie Céleste, elles vous revaudront ce que vous faites pour elles. »



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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Mar 25 Oct 2016 - 14:33

2016-10-25 Radio Vatican


Le Vatican publie un texte sur la conservation des cendres en cas d’incinération

(RV) Dans quelles conditions un chrétien peut-il conserver les cendres d’un défunt ? C’est la question à laquelle répond la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ce mardi 25 octobre dans un nouveau texte.

Cette instruction se nomme « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération. Si l’Eglise réaffirme sa préférence pour l’inhumation des corps, elle encadre les modalités de conservation des cendres et des urnes, n’autorisant ni la dispersion, ni la conservation à domicile, sauf dans des cas exceptionnels et en attendant qu’un lieu sacré puisse accueillir les restes du défunt. Il n’existait jusqu’à présent aucune règle canonique sur le sujet.


Les précisions de Jean-Charles Putzolu audio : http://media02.radiovaticana.va/audio/audio2/mp3/00554382.mp3

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Claire le Mer 26 Oct 2016 - 10:11

mercifleur pour ces précisions intéressantes sur la conservation des cendres ! 
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Jeu 27 Oct 2016 - 2:33



L’Église se prononce : Instruction sur la sépulture des défunts, et la conservation des cendres en cas d’incinération et Publication des normes sur la pratique tolérée de la crémation

AFP 25 octobre 2016. Instruction Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération


1. Pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut «quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur» (2 Co 5, 8). Dans son Instruction Piam et constantem du 5 juillet 1963, le Saint-Office avait demandé de «maintenir fidèlement la coutume d’ensevelir les corps des fidèles», précisant toutefois que l’incinération n’est pas «contraire en soi à la religion chrétienne» et qu’on ne devait plus refuser les sacrements et les obsèques à ceux qui demandaient l’incinération, à condition qu’un tel choix ne soit pas motivé par «une négation des dogmes chrétiens, dans un esprit sectaire, ou par haine contre la religion catholique ou l’Église»

1. Ce changement de la discipline ecclésiastique a été ensuite inséré dans le Code de droit canonique (1983) et le Code des Canons des Églises orientales (1990).

Depuis lors, la pratique de l’incinération s’est sensiblement répandue dans de nombreuses nations, mais, dans le même temps, se sont aussi diffusées de nouvelles idées en contradiction avec la foi de l’Église. Après avoir dûment consulté la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le Conseil pontifical pour les textes législatifs et de nombreuses Conférences épiscopales et Synodes des évêques des Églises orientales, la Congrégation pour la doctrine de la foi a jugé opportun de publier une nouvelle Instruction pour réaffirmer les raisons doctrinales et pastorales de la préférence pour l’inhumation des corps; elle voudrait aussi établir des normes portant sur la conservation des cendres en cas d’incinération.



2. La résurrection de Jésus est la vérité suprême de la foi chrétienne, prêchée comme une partie essentielle du mystère pascal depuis les origines du christianisme: «Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze» (1 Co 15, 3-4).
Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous a libérés du péché et nous a ouvert l’accès à une nouvelle vie: «Le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, afin que nous vivions nous aussi d’une vie nouvelle» (Rm 6, 4). En outre, le Christ ressuscité est le principe et la source de notre résurrection future: «Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. […] De même, en effet, que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ» (1 Co 15, 20-22).


S’il est vrai que le Christ nous ressuscitera «au dernier jour», il est vrai aussi que, d’une certaine façon, nous sommes déjà ressuscités avec Lui. En effet, par le baptême, nous sommes plongés dans la mort et la résurrection du Christ, et assimilés à lui sacramentellement: «Ensevelis avec lui lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts» (Col 2, 12).

Unis au Christ par le baptême, nous participons déjà réellement à la vie du Christ ressuscité (cf. Ep 2, 6).



Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. Dans la liturgie, l’Église prie ainsi: «Pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux»
2. Par la mort, l’âme est séparée du corps, mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé, en le réunissant à notre âme. Même de nos jours, l’Église est appelée à proclamer la foi en la résurrection: «La foi des chrétiens, c’est la résurrection des morts: y croire, c’est ressusciter»3.

3. Suivant la tradition chrétienne immémoriale, l’Église recommande avec insistance que les corps des défunts soient ensevelis dans un cimetière ou en un lieu sacré4.


En souvenir de la mort, de la sépulture et de la résurrection du Seigneur, mystère à la lumière duquel se manifeste le sens chrétien de la mort5, l’inhumation est d’abord et avant tout la forme la plus idoine pour exprimer la foi et l’espérance dans la résurrection du corporelle6.

Comme mère, l’Église accompagne le chrétien lors de son pèlerinage terrestre; dans le Christ, elle offre au Père le fils de sa grâce et remet sa dépouille mortelle à la terre, dans l’espérance qu’il ressuscitera dans la gloire7.

En ensevelissant les corps des fidèles, l’Église confirme la foi en la résurrection de la chair8 et veut mettre l’accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l’histoire9.


Elle ne peut donc tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l’anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la Mère-nature ou avec l’univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la “prison” du corps.

En outre, la sépulture dans les cimetières ou dans d’autres lieux sacrés répond de manière adéquate à la piété ainsi qu’au respect dus aux corps des fidèles défunts qui, par le baptême, sont devenus temple de l’Esprit Saint et qui ont été «comme les instruments et les vases dont l’Esprit s’est saintement servi pour opérer tant de bonnes œuvres»10.


Tobie, le juste, est loué pour les mérites acquis devant Dieu en ensevelissant les morts11, un acte que l’Église considère comme une œuvre de miséricorde corporelle12.

Enfin, la sépulture des corps des fidèles défunts dans les cimetières ou autres lieux sacrés favorise le souvenir ainsi que la prière de la famille et de toute la communauté chrétienne pour les défunts, sans oublier la vénération des martyrs et des saints. Grâce à la sépulture des corps dans les cimetières, dans les églises ou les espaces réservés à cet usage, la tradition chrétienne a préservé la communion entre les vivants et les morts, et s’est opposée à la tendance à dissimuler ou à privatiser l’événement de la mort ainsi que la signification qu’il revêt pour les chrétiens.


4. Là où des raisons de type hygiénique, économique ou social poussent à choisir l’incinération – choix qui ne doit pas être contraire à la volonté expresse ou raisonnablement présumée du fidèle défunt –, l’Église ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique. En effet, l’incinération du cadavre ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute-puissance divine de ressusciter le corps; elle ne contient donc pas, en soi, la négation objective de la doctrine chrétienne sur l’immortalité de l’âme et la résurrection des corps13.

L’Église continue d’accorder la préférence à l’inhumation des corps, car celle-ci témoigne d’une plus grande estime pour les défunts; toutefois, l’incinération n’est pas interdite, «à moins qu’elle n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne»14. Lorsqu’il n’existe pas de motivations contraires à la doctrine chrétienne, l’Église accompagne, après la célébration des obsèques, le choix de l’incinération avec d’opportunes directives liturgiques et pastorales, en veillant surtout à éviter toute forme de scandale ou d’indifférentisme religieux.


5. Si, pour des raisons légitimes, l’on opte pour l’incinération du cadavre, les cendres du défunt doivent être conservées normalement dans un lieu sacré, à savoir le cimetière ou, le cas échéant, une église ou un espace spécialement dédié à cet effet par l’autorité ecclésiastique compétente.

Dès l’origine, les chrétiens ont désiré que leurs défunts fissent l’objet de l’intercession et du souvenir de la communauté chrétienne. Leurs tombes sont devenues des lieux de prière, de mémoire et de réflexion. Les fidèles défunts font partie de l’Église qui croit en la communion «de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église»15.


La conservation des cendres dans un lieu sacré peut contribuer à réduire le risque de soustraire les défunts à la prière et au souvenir de leur famille et de la communauté chrétienne. De la sorte, on évite également d’éventuels oublis et manques de respect qui peuvent advenir surtout après la disparition de la première génération, ainsi que des pratiques inconvenantes ou superstitieuses.
6. Pour les motifs énumérés ci-dessus, la conservation des cendres dans l’habitation domestique n’est pas autorisée. C’est seulement en cas de circonstances graves et exceptionnelles liées à des conditions culturelles à caractère local que l’Ordinaire, en accord avec la Conférence épiscopale ou le Synode des évêques des Églises orientales, peut concéder l’autorisation de conserver des cendres dans l’habitation domestique.
Toutefois, les cendres ne peuvent être distribuées entre les différents cercles familiaux, et l’on veillera toujours à leur assurer des conditions respectueuses et adéquates de conservation.

7. Pour éviter tout malentendu de type panthéiste, naturaliste ou nihiliste, la dispersion des cendres dans l’air, sur terre, dans l’eau ou de toute autre manière, n’est pas permise; il en est de même de la conservation des cendres issues de l’incinération dans des souvenirs, des bijoux ou d’autres objets. En effet, les raisons hygiéniques, sociales ou économiques qui peuvent motiver le choix de l’incinération ne s’appliquent pas à ces procédés.


8. Dans le cas où le défunt aurait, de manière notoire, requis l’incinération et la dispersion de ses cendres dans la nature pour des raisons contraires à la foi chrétienne, on doit lui refuser les obsèques, conformément aux dispositions du droit16.

Au cours de l’audience accordée le 18 mars 2016 au Cardinal Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Souverain Pontife François a approuvé la présente Instruction, décidée lors de la Session …



Publication des normes sur

la pratique tolérée de la crémation...



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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Ven 28 Oct 2016 - 17:22

27 octobre 2016


Crémation : Le Vatican incite à remplir les cimetières

Pour éviter tout malentendu, Rome publie une nouvelle instruction sur la sépulture des défunts.

Alors que la tendance à la crémation ne cesse de grimper – elle représente, aujourd’hui, en France près d’un tiers des obsèques et environ la moitié dans les grandes villes – l’Église catholique arrive pour mettre un peu d’ordre. Le 25 octobre dernier, la congrégation pour la doctrine de la foi a publié une nouvelle instruction Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération, dans laquelle elle réaffirme la préférence de l’Église pour l’inhumation des corps. La crémation est donc acceptée, mais « ni la dispersion, ni la conservation des cendres à domicile, sauf dans des cas exceptionnels et en attendant qu’un lieu sacré puisse accueillir les restes du défunt », précise-t-elle.


Suite de l'article en entier : Crémation : Le Vatican incite à remplir les cimetières





par Isabelle Cousturié


Commentaire personnel : Je suis entièrement d'accord avec ce texte du Vatican.
Aujourd'hui, les gens n'ont aucun respect pour les cendres de la personne décédée... Au Québec, certains vont jusqu'à séparer les cendres entre chaque membre de la famille. Quel manque de respect qui frôle la profanation !
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Ven 3 Fév 2017 - 19:54



C'est une cigarette mentholée à la main et un pack de bières à ses pieds que Miriam Burbank a ''assisté'' à ses propres funérailles.

Les funérailles les plus étranges du monde

Bizarre, vous avez dit bizarre ? Miriam Burbank, de la Nouvelle-Orléans, a eu droit à un enterrement pour le moins original, comme le rapporte Brain Magazine. Alors qu'elle s'est éteinte à l'âge de 53 ans, ''Mae Mae'', comme la surnommaient ses filles, s'est en allée dans une ambiance festive. Les deux soeurs ont décidé de reproduire un moment de vie qui aurait plu à leur mère, visiblement très bonne vivante. Pour ce faire, elle ont confié la charge à une entreprise funéraire de la mettre en scène. Flanquée de lunettes noires, les ongles peints, assise à sa propre table, elle semble passer un bon moment avec ses convives.

Tous les détails ont été travaillés pour respecter sa mémoire. Un verre de scotch, un paquet de bières Busch, une cigarette mentholée... et en prime, des boules à facettes pour faire la fête. Ses filles ont voulu ''faire quelque chose d'incroyable pour qu'on ne l'oublie jamais''. Pari réussi. Lorsque les amis sont arrivés, ils ont plutôt bien accueilli l'initiative des filles : ''on a l'impression d'entrer dans sa maison'', confie l'une des personnes assistant aux funérailles. La petite assemblée a terminé  l'enterrement en esquissant quelques pas de danse face à la défunte. Sacrée soirée !






Source :  Par Paulina Jonquères d'Oriola    

           
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Lun 6 Fév 2017 - 21:09

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Ven 17 Fév 2017 - 1:57

15 février 2017


Tunisie: Un cimetière chrétien profané

Le cimetière chrétien de Sfax, en Tunisie, a été profané le 12 février dernier. Plusieurs croix surmontant des pierres tombales ont été sciées, un mur du cimetière tagué par la première partie de la Chahada (profession de foi musulmane).

Deux jours après les faits, l’ambassade de France à Tunis a «exprimé son émotion» dans un communiqué, déplorant «cette atteinte au respect dû aux morts, quelques soit leur confession». Les vandales n’ont pas été identifiés. D’après le site tunisienumerique.com, l’Association tunisienne de soutien des minorités (ATSM) a publié un communiqué dénonçant «les agressions répétitives contre les symboles des minorités religieuses en Tunisie».

Source : Tunisie: Un cimetière chrétien profané - L'Info Évangélique
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Claire le Ven 17 Fév 2017 - 10:17

Et en France, tous les jours des cimetières sont vandalisées, des églises profanées mais peu de journaux en font mention, comme si ce n'était pas grave ! Shockedtriste
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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Sam 18 Fév 2017 - 20:49



CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
Instruction
Ad resurgendum cum Christo

sur la sépulture des défunts
et la conservation des cendres en cas d’incinération
 
1. Pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut « quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5). Dans son Instruction Piam et constantem du 5 juillet 1963, le Saint-Office avait demandé de « maintenir fidèlement la coutume d’ensevelir les corps des fidèles », précisant toutefois que l’incinération n’est pas « contraire en soi à la religion chrétienne » et qu’on ne devait plus refuser les sacrements et les obsèques à ceux qui demandaient l’incinération, à condition qu’un tel choix ne soit pas motivé par « une négation des dogmes chrétiens, dans un esprit sectaire, ou par haine contre la religion catholique ou l’Église »[1]. Ce changement de la discipline ecclésiastique a été ensuite inséré dans le Code de droit canonique (1983) et le Code des Canons des Églises orientales (1990).

Depuis lors, la pratique de l’incinération s’est sensiblement répandue dans de nombreuses nations, mais, dans le même temps, se sont aussi diffusées de nouvelles idées en contradiction avec la foi de l’Église. Après avoir dûment consulté la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le Conseil pontifical pour les textes législatifs et de nombreuses Conférences épiscopales et Synodes des évêques des Églises orientales, la Congrégation pour la doctrine de la foi a jugé opportun de publier une nouvelle Instruction pour réaffirmer les raisons doctrinales et pastorales de la préférence pour l’inhumation des corps ; elle voudrait aussi établir des normes portant sur la conservation des cendres en cas d’incinération.

2. La résurrection de Jésus est la vérité suprême de la foi chrétienne, prêchée comme une partie essentielle du mystère pascal depuis les origines du christianisme : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, et qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze » (1 Co 15, 3-4).
Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous a libérés du péché et nous a ouvert l’accès à une nouvelle vie : « Le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, afin que nous vivions nous aussi d’une vie nouvelle » (Rm 6, 4). En outre, le Christ ressuscité est le principe et la source de notre résurrection future : « Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. […] De même, en effet, que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ » (1 Co 15, 20-22).

S’il est vrai que le Christ nous ressuscitera « au dernier jour », il est vrai aussi que, d’une certaine façon, nous sommes déjà ressuscités avec Lui. En effet, par le baptême, nous sommes plongés dans la mort et la résurrection du Christ, et assimilés à lui sacramentellement : « Ensevelis avec lui lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts » (Col 2, 12). Unis au Christ par le baptême, nous participons déjà réellement à la vie du Christ ressuscité (cf. Ep 2, 6).

Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. Dans la liturgie, l’Église prie ainsi : « Pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux »[2]. Par la mort, l’âme est séparée du corps, mais, dans la résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé, en le réunissant à notre âme. Même de nos jours, l’Église est appelée à proclamer la foi en la résurrection : « La foi des chrétiens, c’est la résurrection des morts : y croire, c’est ressusciter »[3].


3. Suivant la tradition chrétienne immémoriale, l’Église recommande avec insistance que les corps des défunts soient ensevelis dans un cimetière ou en un lieu sacré[4].

En souvenir de la mort, de la sépulture et de la résurrection du Seigneur, mystère à la lumière duquel se manifeste le sens chrétien de la mort[5], l’inhumation est d’abord et avant tout la forme la plus idoine pour exprimer la foi et l’espérance dans la résurrection du corporelle[6].

Comme mère, l’Église accompagne le chrétien lors de son pèlerinage terrestre ; dans le Christ, elle offre au Père le fils de sa grâce et remet sa dépouille mortelle à la terre, dans l’espérance qu’il ressuscitera dans la gloire[7].

En ensevelissant les corps des fidèles, l’Église confirme la foi en la résurrection de la chair[8] et veut mettre l’accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l’histoire[9]. Elle ne peut donc tolérer des attitudes et des rites impliquant des conceptions erronées de la mort, considérée soit comme l’anéantissement définitif de la personne, soit comme un moment de sa fusion avec la Mère-nature ou avec l’univers, soit comme une étape dans le processus de réincarnation, ou encore comme la libération définitive de la “prison” du corps.

En outre, la sépulture dans les cimetières ou dans d’autres lieux sacrés répond de manière adéquate à la piété ainsi qu’au respect dus aux corps des fidèles défunts qui, par le baptême, sont devenus temple de l’Esprit Saint et qui ont été « comme les instruments et les vases dont l’Esprit s’est saintement servi pour opérer tant de bonnes œuvres »[10].

Tobie, le juste, est loué pour les mérites acquis devant Dieu en ensevelissant les morts[11], un acte que l’Église considère comme une œuvre de miséricorde corporelle[12].

Enfin, la sépulture des corps des fidèles défunts dans les cimetières ou autres lieux sacrés favorise le souvenir ainsi que la prière de la famille et de toute la communauté chrétienne pour les défunts, sans oublier la vénération des martyrs et des saints.

Grâce à la sépulture des corps dans les cimetières, dans les églises ou les espaces réservés à cet usage, la tradition chrétienne a préservé la communion entre les vivants et les morts, et s’est opposée à la tendance à dissimuler ou à privatiser l’événement de la mort ainsi que la signification qu’il revêt pour les chrétiens.

4. Là où des raisons de type hygiénique, économique ou social poussent à choisir l’incinération – choix qui ne doit pas être contraire à la volonté expresse ou raisonnablement présumée du fidèle défunt –, l’Église ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique. En effet, l’incinération du cadavre ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute-puissance divine de ressusciter le corps ; elle ne contient donc pas, en soi, la négation objective de la doctrine chrétienne sur l’immortalité de l’âme et la résurrection des corps[13].

L’Église continue d’accorder la préférence à l’inhumation des corps, car celle-ci témoigne d’une plus grande estime pour les défunts ; toutefois, l’incinération n’est pas interdite
, « à moins qu’elle n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne »[14].

Lorsqu’il n’existe pas de motivations contraires à la doctrine chrétienne, l’Église accompagne, après la célébration des obsèques, le choix de l’incinération avec d’opportunes directives liturgiques et pastorales, en veillant surtout à éviter toute forme de scandale ou d’indifférentisme religieux.

5. Si, pour des raisons légitimes, l’on opte pour l’incinération du cadavre, les cendres du défunt doivent être conservées normalement dans un lieu sacré, à savoir le cimetière ou, le cas échéant, une église ou un espace spécialement dédié à cet effet par l’autorité ecclésiastique compétente.

Dès l’origine, les chrétiens ont désiré que leurs défunts fissent l’objet de l’intercession et du souvenir de la communauté chrétienne. Leurs tombes sont devenues des lieux de prière, de mémoire et de réflexion. Les fidèles défunts font partie de l’Église qui croit en la communion « de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église »[15].

La conservation des cendres dans un lieu sacré peut contribuer à réduire le risque de soustraire les défunts à la prière et au souvenir de leur famille et de la communauté chrétienne. De la sorte, on évite également d’éventuels oublis et manques de respect qui peuvent advenir surtout après la disparition de la première génération, ainsi que des pratiques inconvenantes ou superstitieuses.

6. Pour les motifs énumérés ci-dessus, la conservation des cendres dans l’habitation domestique n’est pas autorisée. C’est seulement en cas de circonstances graves et exceptionnelles liées à des conditions culturelles à caractère local que l’Ordinaire, en accord avec la Conférence épiscopale ou le Synode des évêques des Églises orientales, peut concéder l’autorisation de conserver des cendres dans l’habitation domestique. Toutefois, les cendres ne peuvent être distribuées entre les différents cercles familiaux, et l’on veillera toujours à leur assurer des conditions respectueuses et adéquates de conservation.

7. Pour éviter tout malentendu de type panthéiste, naturaliste ou nihiliste, la dispersion des cendres dans l’air, sur terre, dans l’eau ou de toute autre manière, n’est pas permise ; il en est de même de la conservation des cendres issues de l’incinération dans des souvenirs, des bijoux ou d’autres objets. En effet, les raisons hygiéniques, sociales ou économiques qui peuvent motiver le choix de l’incinération ne s’appliquent pas à ces procédés.

8. Dans le cas où le défunt aurait, de manière notoire, requis l’incinération et la dispersion de ses cendres dans la nature pour des raisons contraires à la foi chrétienne, on doit lui refuser les obsèques, conformément aux dispositions du droit[16].

Au cours de l’audience accordée le 18 mars 2016 au Cardinal Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Souverain Pontife François a approuvé la présente Instruction, décidée lors de la Session ordinaire de ce Dicastère en date du 2 mars 2016, et il en a ordonné la publication.

Donné à Rome, au siège de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 15 août 2016, Solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.

 
Gerhard Card. Müller
Préfet

+ Luis F. Ladaria, S.I.
Archevêque titulaire de Thibica
Secrétaire

 



[1] Sacrée Congrégation Suprême du Saint-Office, Instruction Piam et constantem (5 juillet 1963) : AAS 56 (1964), 822-823 ; La Documentation catholique 61 (1964), col. 1712.

[2] Missel romain, Préface des défunts, 1.

[3] Tertullien, De resurrectione carnis, 1, 1 : CCL 2, 921.

[4] Cf. CIC, can. 1176, § 3 ; can. 1205 ; CCEO, can. 876, § 3 ; can. 868.

[5] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1681.

[6] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 2300.

[7] Cf. 1 Co 15, 42-44 ; Catéchisme de l’Église catholique, n. 1683.

[8] Cf. Saint Augustin, De cura pro mortuis gerenda, 3, 5 : CSEL 41, 628.

[9] Cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, 14.

[10] Cf. Saint Augustin, De cura pro mortuis gerenda, 3, 5 : CSEL 41, 627.

[11] Cf. Tb 2, 9 ; 12, 12.

[12] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 2300.

[13] Cf. Sacrée Congrégation Suprême du Saint-Office, Instruction Piam et constantem (5 juillet 1963) : AAS 56 (1964), 822 ; La Documentation catholique, 61 (1964), col. 1712.

[14]CIC, can. 1176, § 3 ; cf. CCEO, can. 876, § 3.

[15] Catéchisme de l’Église catholique, n. 962.

[16] CIC, can. 1184 ; CCEO, can. 876, § 3.

Source : Instruction "Ad resurgendum cum Christo" sur la sépulture des défunts ...

Commentaire personnel : J'ai assisté à plusieurs funérailles où les membres de la famille se séparaient les cendres du défunt. J'ai déjà vu aussi diviser les cendres ; enterrer une partie au cimetière et envoyer le reste dans une rivière.
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Gilles

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Mer 7 Juin 2017 - 19:28



Les égoportraits avec défunts sont-ils vraiment de mauvais goût ?

Il y a quelques jours, beaucoup de Québécois se disaient révoltés en découvrant la montée de la pratique des égoportraits avec nos chers disparus.

Le regroupement québécois des propriétaires de salon funéraire dénonçait l’affaire et lançait une mise en garde à la population : ce comportement est inacceptable et un manque de respect le plus élémentaire.

Mais doit-on vraiment rejeter cette pratique? Pour des spécialistes de l’image et des communications, ces gestes sont loin d’être égoïstes, puisqu’au cœur des choses, prendre un égoportrait a moins à voir avec l’ego et plus avec la communion et le désir de partager.





Vos funérailles en direct sur Internet ?

De plus en plus de familles au Canada choisissent de diffuser les funérailles d’un être cher en direct sur Internet, afin de permettre aux proches qui ne peuvent se déplacer d’y assister virtuellement.

En Europe, le crématorium du Père-Lachaise, à Paris, a été le premier à mettre en place ce service inédit en 2013.  Au Canada, plusieurs églises et salons funéraires offrent maintenant ce service. À Saskatoon, dans la province de la Saskatchewan, le salon funéraire Mourning Glory indiquait il y a quelque temps que 75 % de ces funérailles sont diffusées en direct sur le web.

Les établissements de services funéraires peuvent diffuser la cérémonie publiquement ou y restreindre l’accès par un mot de passe, si la famille désire qu’elle soit privée.

En plus de la diffusion sur le web, les hommages vidéo et les photos que les familles recueillent sont devenus partie intégrante des funérailles et des services commémoratifs.


Quand le deuil s’accélère et se numérise est-ce qu’on le minimise ?

Alors que des Canadiens prennent des égoportraits avec leurs chers disparus et qu’on offre des cérémonies funéraires virtuelles en ligne pour faciliter la vie des survivants, on est en droit au minimum de s’interroger sur le sens profond qu’il faut donner à ces changements de comportements.

Sommes-nous si pressés de ne pas perdre le fil de nos vies électroniques qu’on verra apparaître ici comme aux États-Unis des funérailles avec services à l’auto? En passant, sans descendre de votre véhicule, vous pouvez saluer dans la vitrine le cercueil du disparu et par une autre fenêtre coulissante récupérer ses cendres.


Source:
RCI avec la contribution de Matthieu Dugal, Doris Larouche et Alain Gravel de Radio-Canada

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marie-rose

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par marie-rose le Jeu 8 Juin 2017 - 10:27

C'est affreux! tout est chamboulé!!!!!!!!
Voilà le résultat d'une vie sans Jésus
ça devient hyper grave! On étale plus seulement nos vies mais nos défunts en plus!!!!!

Sommes-nous si pressés de ne pas perdre le fil de nos vies électroniques qu’on verra apparaître ici comme aux États-Unis des funérailles avec services à l’auto? En passant, sans descendre de votre véhicule, vous pouvez saluer dans la vitrine le cercueil du disparu et par une autre fenêtre coulissante récupérer ses cendres.

ce passage explique bien la gravité de la situation prendspitie
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Gilles

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Jeu 8 Juin 2017 - 17:01



C'est une cigarette mentholée à la main et un pack de bières à ses pieds que Miriam Burbank a ''assisté'' à ses propres funérailles.

Les funérailles les plus étranges du monde

Bizarre, vous avez dit bizarre ? Miriam Burbank, de la Nouvelle-Orléans, a eu droit à un enterrement pour le moins original, comme le rapporte Brain Magazine. Alors qu'elle s'est éteinte à l'âge de 53 ans, ''Mae Mae'', comme la surnommaient ses filles, s'est en allée dans une ambiance festive. Les deux soeurs ont décidé de reproduire un moment de vie qui aurait plu à leur mère, visiblement très bonne vivante. Pour ce faire, elle ont confié la charge à une entreprise funéraire de la mettre en scène. Flanquée de lunettes noires, les ongles peints, assise à sa propre table, elle semble passer un bon moment avec ses convives.

Tous les détails ont été travaillés pour respecter sa mémoire. Un verre de scotch, un paquet de bières Busch, une cigarette mentholée... et en prime, des boules à facettes pour faire la fête. Ses filles ont voulu ''faire quelque chose d'incroyable pour qu'on ne l'oublie jamais''. Pari réussi. Lorsque les amis sont arrivés, ils ont plutôt bien accueilli l'initiative des filles : ''on a l'impression d'entrer dans sa maison'', confie l'une des personnes assistant aux funérailles. La petite assemblée a terminé  l'enterrement en esquissant quelques pas de danse face à la défunte. Sacrée soirée !






Source :  Par Paulina Jonquères d'Oriola    

           
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marie-rose

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par marie-rose le Ven 9 Juin 2017 - 19:56

ausecours c'est typique d'un film d'horreur Gilles!
Ils deviennent fou!
Moi déjà que je ne m'aime pas en photo! mdr
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Gilles

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Gilles le Ven 4 Aoû 2017 - 18:30

vendredi 4 août 2017

Alphonse Patry a reçu une nouvelle urne dans une boîte de bois après que la première qui contenait les cendres de son frère fut arrivée égratignée dans le premier transport.

Service funéraire: un facteur lui remet l’urne de son frère 

L’entreprise Magnus Poirier a posté les cendres qui ont été acheminées dans une simple boîte de carton

SAINT-CYPRIEN | Un homme de la Beauce a eu toute une surprise en recevant les cendres de son frère par la poste. L’urne, qui avait fait le voyage depuis Montréal, était dans une simple boîte de carton et un peu abîmée.

« Par Postes Canada... Ça ne se fait pas », affirme Alphonse Patry, en entrevue au Journal. « Ce n’est pas un animal. On ne parle plus de la dignité d’une personne ».

Le 17 juillet dernier, un facteur s’est présenté chez lui avec une grosse boîte de carton qui contenait les restes de son frère décédé du cancer.

Le 27 juin dernier, l’homme qui vit à Saint-Cyprien en Beauce, a appris le décès de son frère Réjean, 67 ans, d’un cancer du pancréas. Ce dernier était sous la responsabilité du Curateur public et vivait dans un CHSLD de Montréal depuis plusieurs années.

Mal informé

Le lendemain, M. Patry et sa femme sont arrivés à Montréal afin de récupérer les affaires de Réjean. Ils n’ont toutefois pas pu voir le corps du défunt qui était déjà rendu au centre funéraire Magnus Poirier sur l’Avenue Viau. L’entreprise funéraire attendait toujours l’argent du Curateur (2500 $) afin de procéder à la crémation.

C’est le Curateur qui devait régler tous les détails des funérailles avec l’entreprise mortuaire, a assuré le Beauceron.

Mais un employé de chez Magnus Poirier a téléphoné à l’endeuillé pour qu’il signe des documents.

M. Patry soutient qu’il a été mal informé et a signé des documents qui ne lui ont pas été expliqués.

Et, surprise, deux semaines plus tard, il reçoit les cendres à la maison.

« Jamais je n’aurais pensé qu’on pouvait faire ça à un être humain après sa mort », peste l’homme endeuillé. Il croyait qu’il y aurait une petite cérémonie, mais le contrat n’en incluait pas. « La curatelle m’a dit que c’était inclus », assure-t-il.

Défense

De son côté, le directeur général de Magnus-Poirier se défend, soutenant que les proches étaient au courant que les cendres devaient être transférées par Postes Canada.

Un contrat a d’ailleurs été signé par Alphonse Patry le 3 juillet, par fax, pour un transport « par messager indépendant ».

« On a exécuté ce qu’il fallait faire », précise Jacques Poirier, président de Magnus Poirier. L’entreprise indique que la famille n’a pas déboursé un sou à la suite du décès. « On ne les a pas lésés », dit-il, ajoutant que les règles du contrat ont été respectées.

Le Curateur n’a pas voulu commenter ce cas particulier.

Cendres par la poste, une livraison habituelle

En raison d’un flou dans la Loi, il est fréquent au Québec que des cendres humaines soient envoyées par la poste, indique la Corporation des thanatologues du Québec. La situation d’Alphonse Patry est loin d’être exceptionnelle.

« C’est toujours à la demande de la famille », explique la porte-parole Annie St-Pierre. « Ça dépend de ce que la famille veut. Il y a un formulaire, une procédure claire pour les cendres qui sont transférées par la poste ».

Le transport de cendres n’est pas interdit au Québec. Tous les moyens de transport peuvent être utilisés, car les cendres humaines n’ont aucun statut légal.

D’ailleurs, la Corporation des thanatologues du Québec réclame des changements législatifs à ce sujet depuis longtemps.

En corbillard, il faut payer

Le problème, dit Annie St-Pierre, c’est que les proches des défunts refusent très souvent de payer le transport de la dépouille ou des cendres.

« Si la famille veut que les cendres soient acheminées à domicile en corbillard, ils vont le faire. Mais, c’est certain qu’il y a des frais qui sont rattachés à ça », relate-t-elle. « Nous offrons également le transport par autobus ».

Il existe également un flou entre les entreprises funéraires et le Curateur public. Selon la Corporation des thanatologues, le Curateur allègue qu’il est responsable de la personne jusqu’à sa mort seulement et que le fardeau du décès devait revenir à la famille. « Nous avons eu des rencontres avec le Curateur afin de démêler tout ça », explique Mme St-Pierre.

Le Curateur soutient de son côté que c’est à la famille de gérer les funérailles d’un défunt, sauf exception. « C’est vraiment en dernier recours qu’on s’occupe des funérailles, incluant le transport de l’urne », indique Nathalie Gilbert, porte-parole au Curateur public.

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Re: Le respect dû aux morts se perd au Québec et dans le monde...

Message par Claire le Ven 4 Aoû 2017 - 19:55

IMPENSABLE !  No

    La date/heure actuelle est Ven 20 Oct 2017 - 12:53