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Marie des Vallées « la Sainte de Coutances »

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Claire
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Marie des Vallées « la Sainte de Coutances »

Message par Claire le Mer 7 Sep 2016 - 9:46



Marie des Vallées
« la Sainte de Coutances »
 

Marie des Vallées est née le 15 février 1590 et elle est morte en 1656 en France.
 
Ses parents, Julien et Jacqueline des Vallées étaient des paysans croyants mais pratiquaient peu.
 
L’Eglise était éloignée, la famille vivait en Normandie.
Marie était la troisième enfant du couple et sentit tôt sa vocation.
 
Un frère Cordelier la prépara à sa première communion qu’elle fit vers l’âge de sept ou huit ans.
Elle reçut également très tôt le sacrement de confirmation, l’évêque regroupait dans sa cathédrale, quand il le pouvait, c’est-à-dire rarement, toutes les personnes qui devaient recevoir ce sacrement, sans distinction d’âges.
 
Dès ce jour, Marie se livra totalement à la sainte volonté de Dieu.
 
A cette époque le Roi Soleil faisait la renommée de la France, c’est l’époque de Corneille, Racine, La Fontaine, La Rochefoucault, Molière.
Il créa l’Ecole publique et gratuite ou peu coûteuse. Les religieux ouvraient de nombreux collèges.
 
La grandeur des apparences cachait de très graves et nombreuses faiblesses morales : les débauches étaient grandes, les mœurs en pleine déliquescence, le libertinage fréquent.
Quant aux duels, ils pullulaient, car la vanité s’obstinait à vouloir laver dans le sang, des déshonneurs qui ne l’étaient pas vraiment.
 
Son époque était aussi marquée par la corruption, l’indifférence, le cynisme des ecclésiastiques, la misère effroyable d’un peuple souffrant et désemparé, par la montée du paganisme, ainsi que l’emprise spectaculaire de la sorcellerie et de la magie noire, emprise qui n’épargnait aucun milieu, et sévissait même au sein des monastères partout en Europe.
En 1586, le Pape Sixte-Quint interdisa toutes les pratiques occultes : divination, astrologie, nécrologie, sorcellerie...




Représentation d'un sabbat

La Normandie fut aussi touchée, spécialement dans le diocèse de Coutances. Le sinistre bois d’Étenclin était le lieu de sabbats rassemblant des centaines d’adeptes.
Or, cela se passait tout près de l’endroit où vivait Marie des Vallées.
 
On écrivit sur la paroisse de Marie des Vallées : “Ceux qui, par leur condition, étaient obligés de travailler au salut des âmes de cette paroisse, faisaient profession de la perdre, ou étaient en réputation de la plus haute malice et impiété qui puisse être.
À raison de quoi, l’ignorance des choses du salut et les plus horribles vices y régnaient au dernier point.”
 
Le 26 avril 1604, le père de Marie mourut. Peu après, le 6 mai 1604, son frère Nicolas qui décèdait. Marie et sa mère se retrouvèrent seules.
Sa sœur aînée, Guillemette, était morte quelques années auparavant, en laissant quatre enfants, et un mari, Gilles Capelain, lequel épousera sa belle-mère le 1er mai 1605.
 
De ce couple étrange naîtront deux garçons qui mourront très jeunes.
Gilles Capelain était alcoolique, grossier et violent, et la mère de Marie mourra deux ans plus tard, suite aux mauvais traitements subis. Marie avait dix-sept ans.
 
Sur les conseils de sa mère mourante, et pour échapper aux avances de son beau-père et ex-beau-frère, Marie se réfugia auprès d’un oncle qui la plaça chez le sieur de la Morinière.
 
Malheureusement, le couple menait une vie de débauche. Marie les quitta pour se réfugier chez sa tante. En conflit avec les enfants du couple, Marie dû encore partir. Mais après quelques mois, elle pu revenir.
 
Marie avait dix-neuf ans. Elle était belle et intelligente, et plusieurs jeunes hommes demandèrent sa main.
 
Marie ne se décidait pas, car elle attendait celui que le Seigneur lui enverrait : elle pensait alors se marier, car dans sa région on croyait, à l’époque, que le célibat était une malédiction.
 
Mais bientôt, cependant, Marie pensera à conserver sa virginité, tout en se demandant si elle faisait bien...
 
Un jour, elle fut attirée par un jeune homme d’une grande beauté ; elle voulut bien accepter le mariage, à condition qu’ils vivent comme frère et sœur.
Le jeune homme accepta.
 
Quand il revint, Marie comprit que c’était un ange de Dieu, et elle déclara : “Je remercie le Fils de Dieu, et vous aussi; dites-Lui, je vous prie, que je me donne tout à Lui : je Le prie de disposer de moi dans le temps et dans l’éternité en la façon qui lui sera la plus agréable. »
 
C’est alors qu’un prétendant éconduit eut recours à une sorcière.
Le jeune homme lui communiqua le “charme”, et Marie, durant trois ans, violemment tourmentée, souffrit de vraies tortures physiques.




Sorcières

Marie des Vallées fut également, à cette époque, la proie de plusieurs satanistes, dont un prêtre.
 
Marie, victime de charmes puissants se débattait dans des douleurs telles que sa tante, avec qui elle vivait, l’emmena à Coutances chez l’évêque du lieu, Mgr de Briroy, qui procéda sur elle à des exorcismes.
 
Ces séances furent très pénibles, et les exorcistes furent, de leur côté, témoins de manifestations étranges.
 
Marie était victime non seulement des persécutions démoniaques mais également de sortilèges lancés par les assemblées de sorciers.
 
On alla jusqu’à faire traduire Marie des Vallées comme sorcière, au Parlement de Rouen.
On l’accusait de détruire le mystère de notre rédemption.
 
Après des semaines d’emprisonnement et de sévices terribles, Marie fut innocentée et libérée.
 
Toujours possédée, retourna à l’évêché avec sa tante, et les exorcismes purent reprendre, mais toujours douloureusement, les démons refusant de quitter les lieux.
 
En effet, les sorciers s’étaient ligués contre Marie.



 
Saint Jean Eudes, qui eut à confesser un sataniste repenti, relate : “Je connais un homme qui a été malheureusement engagé dans ce détestable parti, l’espace de dix ans... Il m’a assuré que quand il se fait quelque ouvrage en la terre qui est à la gloire de Dieu, ses plus grands ennemis sont les sorciers qui tiennent conseil... pour aviser aux moyens de l’empêcher, de le détruire... c’est ce qu’ils ont essayé de faire au regard de l’œuvre que la divine Bonté fait en la sœur Marie.”
 
De 1609 à 1614, soit pendant cinq ans, Marie fut l’objet d’attaques constantes de la part des sorciers, multipliant charmes et maléfices.
Le corps de Marie des Vallées devint une arène où se jouait le combat des ténèbres contre la Lumière.
De par la volonté de Dieu les exorcismes eurent peu d’effets sur elle, car elle devait rester possédée autant que Dieu le jugeait utile.
 
Marie comprit alors ce que devait être sa vraie vocation, et elle s’offrit en victime expiatoire pour tous.
Elle savait que pour faire front aux forces démoniaques, il fallait se mettre dans la situation de faire parfaitement la volonté de Dieu.
 
La rage de Satan se déploya : elle devait annoncer une aurore dont elle serait, sans le savoir, le prophète.
 
Tout cela peut nous déconcerter, mais nous savons qu’il y a eu, dans l’histoire de l’Église, un certain nombre de saints possédés ou tourmentés par le démon.
 
Parlant d’elle-même, Marie disait: “Pourquoi est-ce que je suis possédée? D’où vient cela? Je suis bien certaine que je ne me suis pas donnée à l’esprit malin...
Mais,... ni mes parents ni moi n’y avons contribué ; c’est une marque que c’est Dieu même qui a choisi lui-même pour moi cet état, comme celui qui m’est plus propre pour mon salut.”
 
Cependant Marie priait pour les sorciers, ses plus cruels ennemis, ceux qu’elle appelait “les religieux” de Satan.




"les religieux de Satan"

En 1614, sa chambre fut envahie par des démons hurleurs et vociférant.
Marie les chassa avec des signes de croix et de l’eau bénite. Peu à peu les charmes décroissaient, mais la possession demeura malgré les exorcismes réguliers.
 
Marie affirmait ne pas craindre les démons, “les plus impuissantes de toutes les créatures.” Il semble que sa mission fut, entre autres, d’anéantir les effets des sortilèges et de convertir sorciers et libertins.
 
Ainsi, Catherine de Bar, en religion Mère Mechtilde du Saint Sacrement, fondatrice des Bénédictines du Saint Sacrement, fut en relation avec Marie des Vallées, car sa communauté de Paris eut beaucoup à souffrir des sorciers et des sortilèges.
 
Mère Mechtilde confia sa congrégation : "les Bénédictines du Saint Sacrement", à la réparation pour les crimes des sorciers.
 
Marie ne désirait que Dieu, son unique amour. Son esprit était perpétuellement appliqué par l’Esprit de Dieu à la contemplation des mystères de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ.
 
Son seul but, c’était le salut de ses frères. En 1615, ou 1616, Marie s’offrit à Dieu : “Je renonce de tout mon cœur à ma propre volonté et me donne à la très adorable volonté de mon Dieu afin qu’elle me possède si parfaitement que je ne l’offense jamais.”
 
Désormais Marie sera empêchée de faire ce que Dieu n’a pas décidé pour elle.
Ainsi, pendant trente trois ans environ il lui sera impossible d’aller communier malgré tout l’amour qu’elle vouait au Saint Sacrement, et elle s’en plaignait longuement à Jésus :
« Pour avoir votre divine Volonté, faut-il se priver de la communion? »
 
Jésus répondit, parlant de ses saints:
« Non, au contraire. À proportion qu’ils meurent à leur volonté, la communion les vivifie de la haine qu’ils portent à leur volonté...
Ils allument un grand feu de l’Amour divin qui les consume et anéantit comme le suif et la mèche dans une chandelle. »
« Pourquoi suis-je privée de la communion? »
« C’est une autre chose à part. C’est que ma Passion vous a été donnée au lieu du Saint Sacrement, et que la divine Volonté veut vous faire vivre dans la mort. »
 
Un jour Jésus lui confia: « Ceux qui me donnent leur cœur pour y faire ma demeure, Je leur donne le mien pour y faire la leur.
Ceux qui se donnent à moi, Je Me donne à eux. Ceux qui me donnent leur Volonté, Je leur donne la mienne, mais il y en a très peu qui Me la donnent. »
 
On attribue à Marie des Vallées de nombreux miracles de guérison grâce à son intercession. On venait de loin pour se recommander à elle ou obtenir ses prières et ses conseils.
 
Elle fit quelques prophéties remarquables qui la firent connaitre.
 
Un jour que Marie des Vallées priait à Jésus pour accueillir le Cardinal Richelieu au paradis, Il lui répondit « Non Marie, Je ne puis vous accorder le Cardinal. Je vous donnai deux évêques il y a huit jours, contentez-vous en si vous voulez. »
 
Marie des Vallées confie : « L’Amour divin, caché derrière un rideau, me fit voir, en me les montrant du doigt seulement, un nombre incalculable d’âmes telles qu’elles sont quand elles sortent des mains du Créateur, avant d’être souillées par le péché originel.
Je les voyais, ornées d’une si grande beauté que l’homme n’est pas capable de le comprendre et de l’expérimenter.
Oh ! Je ne m’étonnais pas si Dieu est descendu du Ciel pour racheter de si belles créatures. »





Elle s’écrie aussi: “Ô beauté incompréhensible des âmes ! Ô admirable beauté ! Oh !
Quelle est cette beauté ? Qu’est-ce donc ? Je n’en sais rien, car elle est si merveilleuse qu’il n’y a point de paroles, ni de comparaisons capables d’en exprimer la moindre partie ! ”
 
Pour sauver ces âmes, Marie redoublait de prières et suppliait Dieu de lui faire connaître, et subir, les peines de l’Enfer... Le Seigneur ne l’exaucera pas tout de suite.
 
Mais, en novembre 1617, le dernier jour de l’octave de la fête de Saint Martin, Marie, épouvantée, “entend” une voix terrible lui dire : “Ce n’est pas tout, il faut bien passer outre : il faut mourir aujourd’hui et descendre en Enfer! ”
Puis une voix plus douce l’encourage : “Allez ! C’est moi qui vous y envoie.”
Marie subit alors plusieurs années les tourments de l’Enfer, avec quelques interruptions lui permettant de reprendre des forces.

 
En effet, quoique la nature des tourments de Marie fût intellectuelle, leurs effets s’en faisaient ressentir sur son corps.
L’épreuve fut terrifiante. Les peines de Marie des Vallées étaient intellectuelles.
C’est intellectuellement que Marie subissait la rage, la faim, la mort et le désespoir.
 
Elle vivait dans le doute et dans des angoisses mortelles.
 
L’épreuve qui s’annonça à la mi-carême 1621, dépassera de très loin les peines d’Enfer déjà éprouvées. C’était un Enfer tout nouveau que l’Amour fera pour elle.
 
« Le mal de douze ans » commença, à la suite du vœu de Marie, afin de sauver toujours davantage d’âmes : “Je fais vœu de souffrir tout ce que mon Époux a fait vœu pour moi que je souffre lorsqu’il était sur la Croix.”




 
Le matin de Noël 1621, Marie fut saisie d’un épouvantable mal de tête ”si cruel, si horrible... que j’aurais, raconte-t-elle, mieux aimé souffrir les peines que j’endurais en Enfer.
Ce terrible tourment me dura toute la journée : je l’ai bien éprouvé toujours pendant ce mal de douze ans, mais il n’était pas si cruel que le premier jour.
Et il est à remarquer qu’aussitôt que je fus prise de ce mal de tête, j’oubliai entièrement la demande que j’en avais faite. Si je m’en fusse souvenu, cela m’eût donné quelque consolation.”
 
Au cours de cette épreuve, Marie sera travaillée par sept sortes d’étranges fièvres figurant les sept péchés capitaux dont elle devait porter la malédiction pendant douze ans.
 
De nombreux témoignages relatent également la stigmatisation de Marie des Vallées. Marie vivait la Passion du Christ, “et achevait, en sa chair ce qui manquait aux souffrances du Christ, pour son corps qui est l’Église.”
 
Marie des Vallées n’était pas seule : la Sainte Vierge la guidait jusqu’à “la perfection de son sacrifice.”
La Vierge Marie était présente dans la plupart des visions de sa fille de prédilection, comme Elle l’est avec tous ceux qui se conforment à son Fils Jésus et à ses souffrances.
 
Car Jésus avait prévenu Marie des Vallées que son “mal de douze ans” était le renouvellement de sa propre Passion.
 
Et le Christ, voyant l’amour de sa servante, était “ivre de joie”. Et lorsque le Christ s’adressait à Marie des Vallées, Il s’adressait à chaque homme dont Il avait pris sur Lui toutes les souffrances et toutes les peines rédemptrices.
 
Le 27 décembre 1619, Marie vit en elle-même Notre Seigneur souffrant plus cruellement que jamais.
Elle en éprouva une telle douleur, une telle compassion qu’elle appelle la Très Sainte Vierge: ‘Ayez donc pitié de votre divin Fils, lui dit-elle, retirez-le donc d’ici !’
Au même instant, elle fut elle-même subitement retirée de l’Enfer.”
 
Ce texte met également en évidence le rôle essentiel de la Sainte Vierge. Le Père est le “bras”, la Vierge Marie est la “main”.
La mission de Marie est de hâter l’achèvement de l’œuvre de Dieu. La Vierge Marie est chargée d’acheminer les hommes jusqu’à leur terme.
Elle se choisit avec son Fils, des hosties pour l’élévation du monde. La Vierge Marie avait d’ailleurs dit à Marie des Vallées: “La Passion est une Messe, et souffrir, c’est y assister.”

 
Marie de Vallées assistait au plus grand nombre de messes possible, là le divin crucifié se montrait à elle, tel qu’il était au calvaire, avec « les cinq belles fontaines de sang, sa tête toute percée d’épines, le sang coulant de tous les côtés sur sa face adorable et ses cheveux tout couverts de boue et de crachats.
Son humanité Sainte tout baignée de sang, son cœur percé, tout rempli d’un amour infini pour son Père Eternel et d’une charité incomparable pour les hommes. »
 
Marie des Vallées priait beaucoup le Saint Rosaire, et fit beaucoup de pèlerinages, à Lourdes, Mont Saint Michel …
 
Elle priait beaucoup à la Cathédrale de Coutances.
 
Marie se plaignit à Jésus de l’excès de ses souffrances:
– “Réjouissez-vous, dit Jésus, car votre récompense est grande dans les cieux.
– Quelle est cette récompense ?
– C’est le salut des âmes pour lesquelles nous souffrons et que nous gagnerons au Ciel.”
 
Avant chaque épreuve, Marie verra Notre-Dame, en larmes, pour lui annoncer de nouvelles douleurs.
Car le cœur de Marie de Vallées ne fait plus qu’un avec le cœur de la Mère de Jésus, de Jésus qui lui dit, le 8 février 1652: “Voilà votre cœur. C’est celui de la Mère, mais c’est aussi le vôtre, car, enfin, Moi, ma Mère et vous, nous n’en avons qu’un que voilà. ”
 
Marie des Vallées, était surnommée la Sœur Marie bien qu’elle ne fût pas religieuse, fut très stigmatisée à cette époque, car des traces de plaies sanglantes et douloureuses furent visibles “pendant dix neuf ans et cinq mois” (selon Saint Jean Eudes).
Les linges ayant essuyé le sang furent d’ailleurs distribués comme reliques, par Saint Jean Eudes, après la mort de Marie.
 
“Vous êtes ma Croix vivante, lui dit un jour Jésus. Je me suis revêtu de votre chair, c’est pourquoi vos souffrances sont d’une valeur presque infinie.”
Comme Saint Paul, Marie achèva en elle, dans son corps que le Christ s‘appropriait, ce qui manquait à la Passion du Christ, pour son Corps qui est l’Église.
 
Saint Jean Eudes rapporte une vision à laquelle il assista en 1649.


"Le Christ demanda à Marie :
– Qui êtes-vous ?
– Je n’en sais rien.
– Dites, dites, insiste Jésus.
– Je suis la plus misérable des créatures.
– Non, ce n’est pas cela, reprend le Christ.
Alors Marie déclara :
– Le Verbe s’est revêtu de ma chair, et c’est Lui qui souffre en moi."
 
Dans une dernière période de souffrance, Marie vit tout ce qu’une âme qui rejette le bien et Dieu subit par sa propre volonté.


Marie des Vallées verra toutes les puissances de son âme agoniser et mourir l’une après l’autre : d’abord l’esprit, les sens puis la mémoire, ensuite l’entendement, et enfin la volonté.
 
Ce fut un anéantissement de soi qui durera de longues années. Marie ne savait plus ce quelle était devenue. Les sens intérieurs de Marie entrèrent dans une agonie qui durera sept ans.
C’est la nuit noire décrite par Saint Jean de la Croix. Marie vit des “incertitudes effroyables”. Elle ne savait plus si Dieu existe...
 
Dorénavant Jésus peut dire à Marie: “Je suis Tout et vous n’êtes que mon habit dont Je suis revêtu... Mais comme l’habit n’a aucun mouvement que celui qui lui est donné par la personne qui en est revêtue... ce sera Moi qui serai Tout et qui ferai tout Cela en vous, et non vous.”


Jésus est donc le mouvement de Marie. Marie est comme un tissu ajusté sur le Corps de Dieu.
 
Peu de gens ont compris la mission de Marie et l’inhabitation de Jésus en elle.
Elle fut critiquée de toutes les façons, et les polémiques suscitées autour d’elle furent d’une rare violence, mais “c’est une particularité de l’esprit des ténèbres que de se servir de la vérité pour proclamer le mensonge...”
 
Elle avait prédit l’heure de sa mort bien longtemps à l’avance. Après s’y être préparée pendant trois mois, elle s’endormit à 66 ans, le vendredi 25 février 1656, après 47 ans de souffrances inexprimables.
 
On se disputa sa dépouille mortelle, mais finalement, Mgr Guérard la fit reposer dans sa belle cathédrale de Coutances, sous une arcade. Là où elle avait souvent prié durant sa vie.
 
Les trois évêques de Coutances éprouvèrent toutes les manifestations mystiques de Marie des Vallées et déclarèrent à plusieurs occasions que « l’Esprit de Dieu est bien l’auteur d’une vie si peu commune. »
 
Mr Boudon, archidiacre d’Evreux « Je me sens empressé de rendre témoignage à la gloire de Celui qui a fait en elle de grandes choses.
Elle a été une personne de grande innocence, n’ayant jamais perdu (…) son innocence baptismale.
Elle a eu une patience achevée et une fidélité à Dieu qu’il serait difficile d’expliquer dans tous les états qu’elle a portés. »
 
Saint Jean Eudes, missionnaire Normand, apôtre du culte des Sacrés Cœurs, faisait souvent appel à Marie des Vallées pour bénir ses travaux apostoliques.
Il a écrit un livre sur sa vie, et témoignait des grâces particulières que ressentaient les gens qui la fréquentaient.
 
La vie de Marie des Vallées est finalement retombée dans l’oubli.
 
Un jour, alors que Marie se plaignait de son impuissance, Jésus lui répondit: “Quand il y a une hostie consacrée entre plusieurs autres non consacrées, il n’y a que celui qui l’a consacrée qui la discerne ; et quand il voudra, il la fera voir et connaître.”
 
 
Prophéties
 
La vie de Marie des Vallées révèle l’existence des sectes et de la pratique de la sorcellerie.
 
Jésus lui dit :
« Ces temps derniers sont mon œuvre et ma passion.
 
La fin sera pleine de consolation, glorieuse, digne d'admiration, mais aussi plus désastreuse, plus violente et plus épouvantable qu'on ne le croit.
 
Elle moissonnera la terre avec 3 de ses filles : la foi, l'espérance et l'église militante. »

Notre-Seigneur lui dit :
« Allez-vous en dire une chose trois fois triste. »
 
« A qui est-elle, où la prendrais-je ? » répliqua-t-elle.

« Ce sont, dit-il ces paroles : "Spiritus Domini replevit orbem terrarum".
Ce qui s'entend du temps auquel le Saint-Esprit mettra le feu de l'Amour divin par toute la terre, et qu'il y fera son déluge.
 
Car il y a trois déluges, qui sont tous trois tristes, et qui sont envoyés pour détruire le Péché.
 
Le premier déluge est celui du Père éternel, qui a été un déluge d'eau ; le second est celui du Fils, qui a été un déluge de sang ; le troisième est celui du Saint-Esprit, qui sera un déluge de feu. »

« Mais il sera triste aussi bien que les autres, puisqu'il trouvera beaucoup de résistance et quantité de bois vert, qui sera difficile à brûler.

 
Deux sont passés, mais le troisième reste ; et comme les deux premiers ont été prédits longtemps auparavant qu'ils arrivassent, ainsi le dernier, dont Dieu seul en connaît la date ».
 
« Notre Seigneur dit qu’un temps viendra auquel Il fera pleuvoir un déluge de grâces sur tout le terre (…).
 
Il donnera de très beau vases d’or à l’Eglise, ce qui est la figure des bons pasteurs dont elle sera ornée et enrichie pour lors.
 
Pour la conversion générale, tous les amis de Dieu à la fois se répandront sur la terre pour faire le siège des âmes. »
 
« Ce seront de grands martyrs quoique les bourreaux ne les touchent point, mais ils seront martyrs de l’Amour divin.
Ce sera le divin Amour qui les martyrisera.
 
Ils seront brûlés dans la fournaise de l’Amour et ils seront plus grands martyrs que quantité d’autres des premiers martyrs qui souffrirent le martyre par l’espérance des couronnes et de la gloire, mais ceux-ci ne regardent point la récompense mais la seule gloire de Dieu.
 
Et c’est la Sainte Vierge qui soutiendra les forces de ces fidèles en ces terribles combats».

« Ne vous mettez point en peine de cela, lui disait Notre Seigneur, mais sachez que quand ma Miséricorde viendra au temps de la Grande Tribulation, Elle jettera tous les enfants par les fenêtres et Elle les écrasera.

 
C’est-à-dire qu’elle tuera tous les péchés qui sont les enfants des pécheurs.
 
Et ce sera ma Divine Miséricorde qui fera ce massacre et qui exécutera les châtiments qui se feront alors.
 
Mais on ne la connaîtra pas pour telle.
On croira que ce sera la Justice, parce qu’elle sera revêtue de la robe de la Justice»

Marie voyait les misères du peuple sous la forme de cordes qui tiraient sur terre la colère de Dieu, afin de punir les crimes détruire le Péché et établir le règne de là Grâce.
 
Un jour, Notre Seigneur lui dit :
« Mon épouse est devenue lépreuse.
Qu’elle aille donc se laver sept fois au Jourdain ; prenez cette chemise que ma Mère lui donne, et la lui portez ».

Un jour, Marie vit le Péché sous la figure d’un serpent dont le corps faisait un triple tour
 (le péché des prêtres, celui des chefs d'Etat, et celui du peuple) qui se mordait la queue, c'est-à-dire qui se détruisait lui-même.
 
Un jour qu’elle nomma Jésus «Roi du ciel et de la terre», Il l'interrompit brusquement :
« Non, pas de la terre, c'est le péché qui y règne.
 
Mais le chasserai et le détruirai bientôt ce monstre et Je régnerai dans tout l'univers ».

Marie elle-même a annoncé :
« Le temps viendra, après une crise universelle qui doit arriver, où il n'y aura plus que la justice sur terre, et le péché sera banni ».
 
Puisque Dieu lui avait parlé d'une conversion universelle, elle s'offrit comme victime expiatrice afin que celle-ci puisse se réaliser, "et Dieu, écrivit saint Jean Eudes, exauça sa prière". 

 
« Je vis, raconta-t-elle, venir la Force sur un cheval blanc, qui symbolise la joie.
Elle portait en croupe la Vérité.
 
Elle lui donna un grand papier sur lequel il y avait des inscriptions et lui dit : "Voilà le Jubilé que Je t'ai promis".
Et Notre Seigneur m'a dit encore que l'expiation générale ne se fera qu'après un grand et épouvantable signe qui arrivera, mais Il ne m'a pas expliqué quel sera le signe. »


Sources
 
« Vie de Marie des Vallées et le culte public du cœur de Jésus », Emile Dermenguem, Résidence des Pères Eudistes, Librairie Plon, Nihil obstat et imprimatur 1926
« L’œuvre de Dieu en Marie des vallées », Marikka Devoucoux, (Citations de Gaston de Renty) Guibert, 2000
« Histoire des sectes religieuses: qui sont nées, se sont modifiées », Volume 2, Henri Grégoire, Hippolyte Carnot, Edition Baudouin Frères, 1828
« Vie abrégée de Marie des Vallées, dite la Sainte de Coutances », 6e Edition, Imprimerie Notre Dame de Coutances, 1929
« Vie admirable de Marie des Vallées et son abrégé », Saint Jean Eudes, (suivi des conseils d’une grande servante de Dieu), Edition Centre Saint Jean de La Croix
« Le Mysticisme à la Renaissance, ou Marie des Vallées, dite la "Sainte de Coutances" », M. l'abbé Jean Louis Adam, C. Poussielgue, 1894
 
« Marie Des Vallées :âme expiatrice pour le temps de la conversion générale », Irmgard Hausmann, Résiac, 1992



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Re: Marie des Vallées « la Sainte de Coutances »

Message par Invité le Jeu 8 Sep 2016 - 18:14

Coucou Claire! coucou

J'ai tout lu jusqu'aux sources. Quelle grande sainte, quelles souffrances inouïes, 47 ans de souffrances, les tourments de l'enfer. Et moi qui me plaint parfois, je me sens honteux. Encore cet après-midi, je me plaignais de vertiges qui sont là depuis le matin alors que Sainte Marie des Vallées a vécu 47 ans de souffrances qu'on ne peut même pas nommer, et les tourments de l'enfer en plus! Embarassed

Merci Claire pour avoir posté la vie de Sainte Marie des Vallées. J'ai bien envie de me procurer un des livres. mercifleur
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Re: Marie des Vallées « la Sainte de Coutances »

Message par Claire le Jeu 8 Sep 2016 - 20:10

C'est vrai, quelles souffrances ! Je n'en avais jamais entendu parler, mais on ne peut pas connaître tous les saints.
Tu sais chacun sa croix selon ce qu'on peut supporter, Dieu nous connait bien...

    La date/heure actuelle est Mer 18 Oct 2017 - 17:01