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*Les Souffrances Amoureuses* de Sainte Faustine-Héléna Kolwaska, l’Apôtre de la Miséricorde du Christ !!

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Claire
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*Les Souffrances Amoureuses* de Sainte Faustine-Héléna Kolwaska, l’Apôtre de la Miséricorde du Christ !!

Message par Claire le Jeu 6 Oct 2016 - 20:58

*Les Souffrances Amoureuses* de Sainte Faustine-Héléna Kolwaska, l’Apôtre de la Miséricorde du Christ !!

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Près d’une demi-année s’écoula ainsi sans grand changement. Notre chère Mère Maîtresse m’encourageait dans ces moments difficiles, mais ma souffrance ne cessait de s’accroître. La seconde année de noviciat approchait et je me souviens qu’à l’idée de prononcer mes vœux un frisson me traversait l’âme. Je ne comprenais rien de ce que je  lisais, je ne pouvais méditer. Il me semblait que mon oraison était désagréable à Dieu et que je l’offensais plus encore en m’approchant des Saints Sacrements.
Cependant mon confesseur ne me permit jamais d’omettre une seule Communion. Dieu agissait étrangement en moi. Je ne comprenais absolument rien des enseignements de mon confesseur. Les simples vérités de la foi devenaient incompréhensibles pour moi.
Mon âme était tourmentée et ne trouvait de satisfaction nulle part.
A un certain moment, l’idée que j’étais rejetée de Dieu s’empara de moi. Cette pensée affreuse me poursuivit au point que je crus agoniser de douleur. Je voulais mourir et je ne le pouvais pas. La tentation me vint aussi : « A quoi bon acquérir des vertus ? A quoi bon se mortifier lorsque tout déplait à Dieu ? »


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Quand j’ai parlé de cela à la chère Mère Maîtresse, elle me répondit : « Sachez ma Soeur, que Dieu vous prédestine à une grande sainteté. C’est un signe qu’Il veut vous avoir tout près de Lui au Ciel. Ayez grande confiance en Notre Seigneur Jésus. »
Cette terrible idée d’être rejeté de Dieu, est le véritable supplice des damnés. Je recouru aux Plaies de Jésus. Je répétais des mots de confiance qui ne faisait qu’ajouter à mon supplice.

 Je suis allée devant le Saint Sacrement et j’ai commencé à parler à Jésus : « Seigneur, Vous qui avez dit qu’une mère oublierais son nourrisson plutôt que Dieu sa créature et « même si elle l’oubliait, Moi, Dieu, Je n’oublierai pas Ma créature ».
Jésus, entendez-vous mon âme? Daigniez entendre les cris de douleur et les plaintes de Votre enfant. J’ai confiance en Vous mon Dieu, parce que le ciel et la terre passeront mais Votre parole durera éternellement ». Cependant je ne trouvais pas le moindre soulagement.
Dans une obscurité extrême je luttai de mon mieux jusqu’à midi. Dans l’après- midi, des frayeurs vraiment mortelles m’envahirent, mes forces physiques commencèrent à m’abandonner. Vite j’entrai dans ma cellule, me jetai à genoux devant le Crucifix pour implorer Sa Miséricorde. Mais Jésus semblait sourd à mes appels.

Complètement épuisée, je tombai à terre, en proie au désespoir,j’endurai de véritables douleurs infernales absolument semblables à celles que l’on éprouve en enfer. Au bout de trois quarts d’heures, je voulus aller chez la Maîtresse, mais je n’en avais pas la force. Je voulus appeler, mais je n’avais pas de voix. Heureusement une Soeur entra dans ma cellule, elle en informa la Mère Maîtresse qui vint aussitôt. Dès qu’elle entra dans ma cellule elle dit « Au nom de la sainte obéissance relevez-vous. » Aussitôt, une force me souleva de terre et me tins debout près de la chère Mère Maîtresse.
Elle me rassura affectueusement, me disant que cette épreuve venait de Dieu : « Soyez très confiante. Dieu est toujours notre Père, même s’Il envoie des épreuves». Je revins à mes devoirs comme au sortir de la tombe, les sens pénétrés de ce que j’avais éprouvé. Le soir au salut, mon âme commença à agoniser dans des ténèbres affreuses. J’avais la sensation d’être livrée au pouvoir du Dieu Juste et d’être l’objet de sa fureur.
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Dans ces moments redoutables, j’ai dit au Seigneur: « Jésus qui Vous comparez dans l’Évangile à la plus tendre des mères, j’ai confiance dans vos parole, parce que Vous êtes la Vérité et la Vie. Jésus, malgré tout, j’ai confiance en Vous en dépit de ces sentiments intérieurs qui s’opposent à tout espoir. Faites ce que vous voudrez de moi. Je ne Vous quitterai jamais, car Vous êtes la source de ma vie. » Seul, celui qui a vécu de semblables moments, peu comprendre combien terrible est le tourment de l’âme.
Il me semblait que ces tourments de l’âme seraient le partage constant de mon existence.Je me suis tournée vers le Saint Sacrement et j’ai dit : « Jésus, Époux de mon âme, ne voyez-Vous pas qu’elle agonise sans Vous?
Pourquoi Vous dérober devant un coeur qui Vous aime si sincèrement?
Pardonnez-moi, Jésus, que Votre sainte Volonté se fasse en moi ! Je souffrirai tout en silence, comme une colombe, sans me plaindre. Je ne laisserai pas mon coeur pousser un seul gémissement, une seule plainte de douleur.»


Vendredi Saint : Jésus plonge mon coeur en plein ravissement, dans le brasier même de l’amour. C’était pendant l’adoration du soir, la présence divine s’empara tout à coup de moi. J’oubliai tout. Jésus me fit connaître combien Il a souffert pour moi. Cela dura très peu de temps. J’en ressentis une nostalgie affreuse, la soif d’aimer Dieu.
Depuis ce moment, j’ai senti dans mon coeur – intérieurement – la présence de la Très Sainte Trinité. J’étais inondée de lumière divine et depuis lors, mon âme est en rapport intime avec Dieu, comme un enfant avec son Père bien aimé.
Le lendemain, avant midi, j’ai vu la Mère Supérieure se rendre au réfectoire. Et comme la cuisine, le réfectoire et la petite chambre de soeur Aloïse sont voisins, j’ai demandé à la Mère Supérieure d’entrer dans la petite chambre de Soeur Aloïse et là j’ai formulé la demande du Seigneur. La Supérieure répondit : « Je ne vous autorise absolument pas à porter un cilice ! Si Jésus vous donnait les forces d’un colosse, je vous permettrais cette mortification ».Après avoir demandé pardon à la mère de lui avoir pris du temps, je sortis de la chambre.


Alors je vis le Seigneur Jésus qui se tenait debout dans l’embrasure de la porte de la cuisine et je dis : « Seigneur, Vous m’ordonnez d’aller demander cette mortification à la Mère Supérieure et elle me la refuse. » Jésus me dit : « J’étais ici pendant ta conversation avec la Supérieure. Je sais tout. Je n’exigeais, pas tes mortifications mais l’obéissance. En te soumettant, tu me rends grande gloire et tu gagnes du mérite. »


Dans notre conversation matinale je dis à Jésus : « N’êtes-Vous pas une illusion ?» – Il me répondit « Mon amour ne trompe personne. »
Soudain de cette mer de lumière inaccessible je vis apparaître notre bien-aimé Sauveur, d’une beauté inconcevable. Ses plaies étaient brillantes. Et de cette clarté une voix se fit entendre: « Ce qu’est Dieu dans son être, personne ne peut le saisir, en profondeur, ni l’esprit angélique, ni l’esprit humain » Jésus me dit : « Fais la connaissance de Dieu par la contemplation de ses attributs. » Puis Jésus, de la main, traça le signe de la croix et disparut.
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Une autre fois, j’ai vu une multitude de personnes qui se pressaient dans notre chapelle, devant notre chapelle et jusque dans la rue, car il n’y avait plus de place. La chapelle était solennellement parée. Près de l’autel se tenaient de nombreux Prêtres, nos Soeurs et beaucoup de Religieuses d’autres congrégations.


Tout le monde attendait quelqu’un qui devait prendre place sur l’autel. C’est alors que j’entendis une voixc’était moi qui devais prendre place sur l’autel. Je me dirigeais vers la chapelle en suivant la voix qui m’appelait. Mais dès que je sortis du corridor pour passer dans la cour, tous ces gens commencèrent à jeter sur moi : de la boue, des pierres, du sable, des balais, n’importe quoi ; si bien qu’au premier moment, j’hésitais à avancer mais la voix m’appelait encore plus fort.


Malgré tout je me mis à avancer avec plus de hardiesse. Lorsque je passai le seuil de la chapelle les Supérieures, les Soeurs, les élèves et même les parents commencèrent à me frapper avec ce qu’ils avaient en main, si bien que, bon gré mal gré, je dus vite monter à la place qui m’étais destinée sur l’autel.
Dès que j’eus occupé cette place, cette même foule, les élèves, les Soeurs, les Supérieures et les parents, tous commencèrent à tendre leurs mains en demandant des grâces. Et moi, loin de leur tenir rigueur de m’avoir jeté toutes sortes de projectiles, c’est étonnant comme je me suis mise à aimer justement tous ces gens qui m’avaient forcés à monter plus vite à la place qui m’était destinée. Alors mon âme fut inondée d’un bonheur inconcevable, etj’entendis « : Fais ce que tu veux, distribue les grâces comme tu veux, à qui tu veux et quand tu veux ! » Et la vision disparut.
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Préfères-tu souffrir maintenant un jour au Purgatoire ou pendant un court espace de temps sur la terre ? » Je répondis : « Jésus, je veux souffrir au Purgatoire et je veux aussi souffrir sur terre les plus grands tourments, fût-ce jusqu’à la fin du monde. » Jésus reprit : « Un jour suffira, tu descendras sur la terre où tu vas souffrir intensément mais pour peu de temps.
Tu accompliras ainsi Ma volonté et Mon souhait. Mon fidèle serviteur te viendra en aide. Maintenant pose la tête sur Ma poitrine, sur Mon Coeur et puise en lui des forces et de la vigueur pour supporter toutes les souffrances ; car ailleurs tu ne trouveras ni soulagement, ni aide, ni consolation. Sache que tu devras beaucoup, beaucoup souffrir, mais que cela ne t’effraye pas, Je suis avec toi.
Pendant longtemps, je ne pouvais comprendre une chose : c’est que Jésus m’avait ordonné de tout dire à mes Supérieures qui ne me croyaient pas ; elles me témoignaient de la pitié, comme si j’étais dans l’illusion ou bien sous l’influence de mon imagination.
Aussi, je pris la résolution d’éviter intérieurement Dieu par crainte des illusions.
Mais la grâce divine me poursuivait à chaque pas et lorsque je m’y attendais le moins, Dieu me parlait.


Alors Jésus dit : « Pour toi, Je bénis le pays tout entier. » Et il fit de la main un grand signe de croix sur notre Patrie. Cette bonté de Dieu inonda mon âme d’une grande joie.
Un jour de renouvellement des voeux pendant la Sainte Messe, alors que nous venions de quitter nos prie-Dieu et commencions à réciter la formule des voeux, soudain Jésus parut à côté de moi, portant une tunique blanche et une ceinture d’or.
Il me dit : « Je t’accorde un amour perpétuel pour que ta pureté soit sans tache; et tu n’éprouveras plus de tentations contre la pureté. En voici le gage ». Jésus ôta alors Sa ceinture d’or et m’en ceignit.

A partir de cet instant je ne ressentis plus aucune tentation contre cette vertu ni dans mon coeur ni dans mon esprit. Je compris plus tard que c’est l’une des plus grandes grâces que m’avait obtenue la Très Sainte Vierge Marie, car je la lui avais demandée pendant de nombreuses années. Depuis lors, j’ai une plus grande dévotion envers la Sainte Vierge. C’est elle qui m’a appris à aimer Dieu intérieurement et m’a montré comment accomplir en tout Sa Sainte Volonté. « Marie, vous êtes la joie, car, par Vous, Dieu descendit sur la terre et dans mon coeur.


Une certaine fois, je vis un serviteur de Dieu en danger de péché mortel. J’ai prié Dieu qu’il fasse descendre sur moi tous les tourments de l’enfer, toutes les douleurs qu’Il voudrait pour libérer ce prêtre et l’arracher à cette grande tentation. Je fus exaucée et au même moment je sentis sur ma tête la couronne d’épine dont les piquants pénétraient jusqu’à mon cerveau. Cela dura trois heures. Le serviteur de Dieu fut libéré et son âme fortifiée par une grâce particulière.
A l’instant, je sentis que je n’avais plus de coeur dans ma poitrine.
Mais les Soeurs m’appelaient, se demandant pourquoi je n’arrivais pas plus vite, car il se faisait tard. Si bien que je les rejoignis aussitôt. Mais j’étais tourmentée par le mécontentement. Une sorte de langueur envahit mon âme. Personne, hormis Dieu ne savait ce qui s’était passé dans mon âme.


Après quelques moments passés à « Josefinek », je dis aux Soeurs : « Rentrons à la maison. » Elles souhaitaient se reposer encore un peu, mais mon esprit ne pouvait s’apaiser. J’expliquais que nous devions revenir, avant qu’il ne fasse nuit, car nous avions un bon bout de chemin à faire. Nous sommes donc revenues tout de suite à la maison. Lorsque la Mère Supérieure nous rencontra dans le corridor, elle me demanda : « Est-ce que les Soeurs ne sont pas encore parties ou sont-elles déjà de retour. J’ai répondu que nous étions déjà revenues, car je ne voulais pas rentrer le soir. J’ai ôté ma pèlerine et aussitôt, je suis allée à la petite chapelle. A peine étais-je rentrée que Jésus me dit :« Vas chez la Mère Supérieure et dis-lui que tu es rentrée, non pas pour être à la maison avant le soir, mais parce que j’ai pris ton coeur. »
Bien que cela m’en coûtât beaucoup, je suis allée chez la Supérieure et je lui ai dit avec sincérité la raison pour laquelle j’étais revenue si tôt. Et j’ai demandé pardon au Seigneur pour tout ce qui avait pu Lui déplaire. A cet instant Jésus inonda mon âme d’une grande joie. Je compris qu’il n’y a de contentement nulle part en dehors de Dieu.

 
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Jésus se plaignit ainsi: « La méfiance des âmes Me déchire le Coeur, mais la méfiance d’une âme choisie Me fait encore plus mal. Malgré la Miséricorde dont Je l’inonde, elle se méfie de Moi. Même Ma Mort ne lui suffit pas. Malheur à qui en abuse».


Tiré du Petit Journal de Sainte Faustine – Héléna Kolwaska


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