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Saint Maximilien Kolbe

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AZUR

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Saint Maximilien Kolbe

Message par AZUR le Lun 14 Aoû 2017 - 14:59

Saint Maximilien Kolbe, rien que par Amour


« Celui qui aime Dieu quand tout va très bien ne peut affirmer avec certitude qu’il aime Dieu ». Saint Maximilien Kolbe a tout donné au Seigneur, à commencer par sa vie.




La Sainte Vierge lui a soufflé sa vocation. Né en Pologne, à Zdùnska Wola,  Maximilien Kolbe (7 janvier 1894 – 14 août 1941 ) était plutôt turbulent.
Un jour, alors que sa mère lui demande ce qu’il compte faire de sa vie, Maximilien reste profondément interpellé.
Il préfère alors demander à la Vierge Marie quelle sera sa vie.
En guise de réponse, la vierge noire de Czestochowa lui donna deux couronnes: une blanche pour la pureté et une rouge pour le martyr.
Maximilien prit les deux.

En 1907, il décide de rentrer au séminaire chez les Franciscains conventuels et prononce ses vœux en 1914 mais il  ne sera ordonné prêtre que quatre ans plus tard, après son noviciat à Rome en  1918.
Entre temps, Maximilien Kolbe fonde la Mission de l’Immaculée près de Varsovie.

Fondant également une maison d’édition et une station radio, il veut promouvoir la vénération de la Vierge Marie.
Au début de la seconde Guerre Mondiale, le père Maximilien aide des réfugiés polonais catholiques et juifs, ce qui lui vaudra d’être battu et emprisonné une première fois.

Sa vie bascule le 17 février 1941.
La Gestapo l’arrête et le bat car il refuse de renier le Seigneur.
Sous le matricule 16 670, il est transféré à Auschwitz.
Il vécut dans la privation et les persécutions.
Un matin, alors qu’un homme a disparu du bloc 41, les nazis sélectionnent dix hommes pour la potence en guise de représailles.
Maximilien Kolbe souhaite prendre la place d’un père de famille. Il finira dans une cellule de 9 mètres avec les dix autres hommes.
Après avoir soutenu ses compagnons et les avoir accompagnés jusqu’au trépas, un infirmier SS lui injecte du phénol le 14 août 1941.
Son corps fut brûlé le lendemain, jour de l’Assomption.

Saint Jean Paul II le canonisa le 10 octobre 1982.
Franciszek Gajowniczek, le père de famille qui a eu la vie sauve grâce au père Maximilien, assista à la cérémonie.
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » dit l’évangile de St Jean, avec cette certitude, Saint Maximilien Golbe a rayonné par sa foi et son amour, au point d’en donner sa vie.

https://radionotredame.net/2017/vie-de-leglise/saint-maximilien-kolbe-rien-que-par-amour-47210/

Le 14 août 1941 : mort martyr de St Maximilien Kolbe.


Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l'envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques.
Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L'IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l'aide de la Vierge Immaculée.
Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ' Le Chevalier de l'Immaculée '.

Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante :

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

En 1927, il fonde un ' Couvent-Maison d'édition ' confié à Marie la Cité de l'Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes.
Il part au Japon fonder une institution semblable.

Arrêté le 17 février 1941, il est enfermé dans le camp d'Auschwitz.
Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille.

Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941.
Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption.

Paul VI le déclare ' bienheureux ' le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ' saint ', comme martyr, le 10 octobre 1982.
Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.

"Seul l'amour est une force de création ",disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l'amour.

Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

MerciSeigneur pour ce saint prêtre. amen
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Gilles

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Re: Saint Maximilien Kolbe

Message par Gilles le Lun 14 Aoû 2017 - 17:35



Une interview avec Michael Micherdzinski : l’un des derniers témoins du sacrifice héroïque de Saint Maximilien Maria Kolbe au camp de concentration d’Auschwitz

Cette interview a été réalisée par le père franciscain Witold Pobiedzinski en 1998 et fut publiée dans les journaux polonais. Incidemment, le père Witold Pobiedzinski a rejoint la Tradition catholique en 2011 et vit depuis au prieuré de la FSSPX à Varsovie, en Pologne.



Vous étiez prisonnier au camp de concentration d’Auschwitz pendant cinq ans. Vous avez connu personnellement St. Maximilien Maria Kolbe là-bas. Quelle fut l’importance pour vous et les autres prisonniers de la présence de ce moine parmi vous ?
Tous les prisonniers envoyés à Auschwitz étaient accueillis par les mêmes mots : « vous n’êtes pas à un sanatorium mais à un camp de concentration allemand duquel il n’y a aucune autre sortie que par la cheminée. Les Juifs peuvent vivre pendant deux semaines, les prêtres survivent un mois et le reste vit trois mois. Ceux  à qui ça ne plait pas peuvent tout de suite aller au grillage ».
Cela voulait dire qu’ils pouvaient être tués car ils faisaient passer un courant à haute-tension sans arrêt dans les grillages qui entouraient le camp. Ces mots dès le départ enlevaient aux prisonniers tout espoir. J’ai reçu une grâce incroyable à Auschwitz, car je séjournais dans un bloc avec le Père Maximilien et je me tenais avec lui en rang au moment de la sélection pour la mort. Je fus témoin oculaire de son sacrifice héroïque qui m’a redonné l’espoir et aussi aux autres prisonniers.
– Quelles furent les circonstances de cet événement, du plus haut intérêt, qui pousse les gens à poser la question : pourquoi a-t-il fait cela, et au nom de quelles valeurs ?
Il y a 63 ans, le mardi 29 juillet 1941, à environ 1h de l’après-midi, juste après l’appel de la mi-journée, les sirènes se mirent à hurler. Plus de 100 décibels traversèrent le camp. Les prisonniers accomplissaient leurs tâches à la sueur de leur front. Les hurlements de sirène signifiaient une alerte, et l’alerte voulait dire qu’un prisonnier manquait à l’appel. Les SS firent immédiatement cesser le travail et commencèrent à escorter les prisonniers du camp vers l’appel pour vérifier le nombre de prisonniers. Pour nous qui travaillions sur la construction d’une usine à caoutchouc aux alentours, cela voulait dire une marche de sept kilomètres vers le camp. On nous poussa à aller plus vite.
L’appel mit en évidence une chose tragique : il manquait un prisonnier à l’appel, dans notre Bloc 14a. Quand je dis « dans notre bloc », je veux dire celui du Père Maximilien, Franciszek Gajowniczek, d’autres et le mien. C’était un message terrifiant. Tous les autres prisonniers furent relâchés et furent autorisés à se rendre à leurs blocs. On nous annonça la punition : rester au garde-à-vous sans couvre-chef, jour et nuit, sans manger. La nuit, il faisait très froid. Quand les SS avait une relève de la garde, nous nous regroupions telles des abeilles, ceux qui se tenaient au-dehors réchauffaient ceux qui se trouvaient au milieu et alors nous changions de position.
De nombreuses personnes âgées ne purent résister à la corvée de rester debout nuit et jour dans le froid. Nous espérions au moins qu’un petit peu de soleil nous réchaufferait. Le matin, l’officier allemand nous cria : « parce qu’un prisonnier s’est échappé et que vous ne l’en avez pas empêché ou arrêté, dix d’entre vous vont mourir de faim afin que les autres se souviennent que même les plus petites tentatives d’évasion ne seront pas tolérées. » La sélection débuta.
– Que se passe-t-il chez un homme quand il sait que c’est peut-être le dernier moment de sa vie? Quels sentiments accompagnaient les prisonniers qui purent entendre la sentence qui les condamnait à la mort?
Je préférerais m’épargner le souvenir des détails de ce moment terrible. Je dirai en gros à quoi ressemblait cette sélection. Le groupe entier se rendit au départ de la première ligne. Au-devant, deux pas devant nous, un capitaine allemand se tenait debout. Il vous regardait dans les yeux tel un vautour. Il mesurait chacun d’entre nous et ensuite levait sa main et disait, « Du! », ce qui veut dire « Toi ». Ce “Du!voulait dire la mort par la faim, et il continuait ainsi. Les SS sortaient alors des rangs le pauvre prisonnier, notaient son numéro et le mettaient à part sous surveillance.
Du!” semblait comme un marteau battant une commode vide. Tout le monde avait peur à chaque fois que le doigt bougeait. La colonne sous surveillance bougea de quelques pas en avant, afin que l’espace entre les rangs pût être inspecté et avec le rang suivant se formèrent des couloirs d’une largeur de trois ou quatre mètres. Le SS marchait dans ce couloir et disait encore: “Du! Du”. Nos cœurs faisaient un bruit sourd. Avec ce bruit dans nos têtes, le sang montait à nos tempes et c’était comme si ce sang allait jaillir de nos nez, de nos oreilles et de nos yeux. C’était dramatique.
– Comment se comporta St. Maximilien pendant cette sélection?
Le Père Maximilien et moi-même étions dans la septième rangée. Il se tenait à ma gauche, deux ou trois amis peut-être nous séparaient de lui. Quand les rangées devant nous diminuèrent, une peur de plus en plus grande nous saisit. Je dois dire : peu importe la détermination ou la frayeur d’un homme ; aucune philosophie ne lui est alors utile. Heureux celui qui croit, qui est capable de se reposer sur quelqu’un, de demander à quelqu’un la miséricorde. J’ai prié la Mère de Dieu. Je dois l’avouer avec honnêteté : je n’avais alors jamais prié ni avant ni après avec tant de zèle.
Bien qu’on pouvait entendre encore « Du ! », la prière en moi me changea suffisamment pour que je me calme. Les gens ayant la foi n’étaient pas aussi effrayés. Ils étaient prêts à accepter en paix leur destin, presque en héros. C’était formidable.
Les SS passèrent à côté de moi, me balayant des yeux et puis passèrent à côté du Père Maximilien. Franciszek Gajowniczek leur plut ; il se tenait à la fin de la rangée, et était un sergent de 41 ans de l’armée polonaise.
Quand l’allemand dit « Du ! » et le montra du doigt, le pauvre homme s’exclama : « Jésus ! Marie ! Ma femme, mes enfants ! » Bien sûr, les SS ne prêtaient pas attention aux paroles des prisonniers et écrivaient juste leur numéro. Gajowniczek jura plus tard que s’il avait péri dans le bunker de la faim, il n’aurait pas su qu’une telle plainte, une telle supplique était venue de sa bouche.
– La sélection terminée, est-ce que les prisonniers restants ressentaient du soulagement que la grande peur soit finie ?
La sélection prit fin, dix prisonniers ayant été choisis. C’était leur ultime appel. Quant à nous, nous pensions que ce cauchemar debout allait prendre fin : nous avions mal à la tête, nous voulions manger, nos jambes étaient enflées. Soudain, une agitation débuta dans ma rangée. Nous nous tenions à intervalle de la longueur de nos sabots quand tout à coup quelqu’un commença à avancer entre les prisonniers. C’était le Père Maximilien.
Il avançait à petits pas, car personne ne pouvait faire de grands pas avec des sabots, car il fallait retrousser ses orteils pour empêcher les sabots de tomber. Il se dirigeait tout droit vers le groupe de SS, qui se tenait près de la première rangée de prisonniers. Tout le monde tremblait, car il s’agissait de la transgression d’une des règles les plus importantes, ce qui voulait dire un châtiment brutal à la clé. La sortie de la rangée voulait dire la mort. Les nouveaux prisonniers qui arrivaient dans le camp, ne sachant rien de cette interdiction étaient battus jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus travailler. Cela équivalait à aller au bunker de la faim.
Nous étions certains qu’ils tueraient le Père Maximilien avant qu’il parvienne jusqu’au bout. Mais quelque chose d’extraordinaire se produisit qui ne fut jamais observé dans l’histoire des sept cents camps de concentration du Troisième Reich. Il n’est jamais arrivé qu’un prisonnier de camp puisse quitter la rangée sans être puni. C’était quelque chose de si inimaginable pour les SS qu’ils restèrent interloqués. Ils se regardèrent les uns les autres sans savoir ce qu’il se passait.
Que se passa-t-il ensuite ?
Le Père Maximilien marchait dans ses sabots et son uniforme rayé de prisonnier avec son bol sur le côté. Il ne marchait pas comme un mendiant, ni comme un héros. Il marchait comme un homme conscient de sa grande mission. Il se tenait calmement face aux officiers. Le commandant du camp retrouva finalement ses esprits. Furieux, il demande à son adjoint « Was will dieses Polnische Schwein?” (« Que veut ce porc de Polonais? »). Ils commencèrent à chercher le traducteur, mais il se trouva que le traducteur n’était pas nécessaire. Le Père Maximilien répondit calmement : « Ich will sterben für ihn » (« Je veux mourir a sa place »), montrant de sa main Gajowniczek qui se tenait à côté.
Les Allemands restèrent abasourdis, la bouche ouverte d’étonnement. Pour eux, les représentants de l’impiété du monde, il était incompréhensible que quelqu’un souhaite mourir pour un autre homme. Ils regardèrent le Père Maximilien d’un regard interrogateur : est-ce qu’il est devenu fou ? Peut-être n’avons-nous pas compris ce qu’il a dit ?
Finalement, la deuxième question arriva : « Wer bist du? » (« Qui es-tu ? »). Le Père Maximilien répondit : « Ich bin ein Polnischer Katolischer Priester » (« Je suis un prêtre catholique polonais »). Ici, le prisonnier confessa qu’il était polonais, donc qu’il venait de la nation qu’ils détestaient. De plus, il admettait qu’il était un homme du clergé. Pour les SS, le prêtre était une douleur de la conscience. Il est intéressant de noter que, dans ce dialogue, le Père Maximilien n’utilisa pas une seule fois le mot « s’il vous plait ».

En parlant comme il l’avait fait, il avait brisé le pouvoir que les allemands avaient usurpé de droit de vie ou de mort et il les forçait à parler autrement. Il se comportait comme un diplomate expérimenté. Seulement, au lieu d’une queue de pie, d’une écharpe ou de décorations, il se présentait lui-même dans un costume de prison rayé, un bol et des sabots. Le silence mortifère régnait et chaque seconde semblait durer des siècles.
Finalement, quelque chose arriva, que ni les Allemands ni les prisonniers n’ont compris jusqu’à ce jour. Le capitaine SS se tourna vers le Père Maximilien et s’adressa à lui avec le « Sie » (« vous ») de politesse et lui demanda : « Warum wollen Sie für ihn sterben ? » (« Pourquoi voulez-vous mourir à sa place ? »)
Toutes les normes établies des SS s’effondraient. Un moment auparavant, il l’avait appelé le « porc de Polonais » et maintenant il se tournait vers lui et le vouvoyait. Les SS et les officiers ordinaires qui se tenaient près de lui n’étaient pas sûrs d’avoir bien entendu. Une seule fois, dans l’histoire des camps de concentration, un officier de haut-rang, auteur de meurtres de milliers de personnes, s’est ainsi adressé à un prisonnier de cette manière.
Le Père Maximilien répondit : « Er hat eine Frau und Kinder » (« Il a une femme et des enfants »). Ce qui est le résumé de tout le catéchisme. Il montrait à tous ce que la paternité et la famille voulaient dire. Il avait deux doctorats soutenus à Rome « summa cum laude » (la meilleure note possible), et était éditeur, missionnaire, enseignant académique de deux universités à Cracovie et Nagasaki. Il pensait que sa vie valait moins que la vie d’un père de famille ! Quelle formidable leçon de catéchisme !

– Comment l’officier réagit-il aux paroles du Père Maximilien ?

Tout le monde attendait de voir ce qui allait se passer ensuite. Le SS se savait le maître de la vie et de la mort. Il pouvait donner l’ordre de le battre très violemment pour avoir enfreint la règle strictement observée concernant le fait de sortir du rang. Et plus important encore, comment est-ce qu’un prisonnier osait prêcher la morale ?! L’officier pouvait faire condamner les deux à la mort par la faim. Après quelques secondes, le SS dit : « Gut » (« Bon« ). Il était d’accord avec le Père Maximilien et admettait qu’il avait raison. Cela voulait dire que le bien avait gagné contre le mal, le mal absolu.
Il n’y a pas de plus grand mal que, par haine, de condamner un homme à périr de faim. Mais il n’y a pas non plus de plus grand bien que de donner sa propre vie pour un autre homme. Le bien absolu gagne. Je voudrais insister sur les réponses du Père Maximilien : on le questionne à trois reprises et par trois fois il répond avec concision et brièveté, usant de quatre mots. Le chiffre quatre dans la Bible signifie symboliquement l’homme tout entier.

– Quelle importance pour vous et les autres prisonniers restants d’avoir été témoins de tout ceci ?

Les Allemands laissèrent Gajowniczek retourner dans le rang et le Père Maximilien prendre sa place. Les condamnés devaient retirer leurs sabots parce qu’ils ne leur étaient plus d’aucune utilité. La porte du bunker de la faim était ouverte seulement pour en sortir les cadavres. Le Père Maximilien entra en dernier avec son binôme et il l’aida même à marcher. C’était comme ses propres obsèques avant sa mort. Devant le bloc, on leur dit de retirer leurs uniformes rayés et on jeta les prisonniers dans une cellule de huit mètres carrés. La lumière du jour filtrait à travers les trois barreaux de la fenêtre sur le sol froid, dur et humide et les murs noirs.
Un autre miracle arriva là-bas. Le Père Maximilien, bien qu’il respirait à l’aide d’un seul poumon, survécut aux autres prisonniers. Il demeura vivant dans la chambre de la mort pendant 386 heures. Tous les médecins reconnaîtront que c’est incroyable. Après cette agonie horrible, le bourreau dans un uniforme médical lui donna une injection mortelle. Mais il ne succomba pas non plus… Il durent le finir avec une deuxième injection. Il mourut la veille de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie, Son Commandant-en-Chef. Il voulait travailler et mourir pour Marie l’Immaculée toute sa vie. Ce fut sa plus grande joie.
– En référence à la première question, pouvez-vous s’il vous plaît développer : qu’est-ce que cette attitude extraordinaire du Père Maximilien (être délivré de la mort par la faim) signifia pour vous?

Le sacrifice du Père Maximilien inspira de nombreux travaux. Il renforça l’activité du groupe de résistance du camp, l’organisation souterraine des prisonniers et cela divisa le temps entre « l’avant » et « l’après » du sacrifice du Père Maximilien. De nombreux prisonniers ont survécu à leur passage au camp, grâce à l’existence et aux opérations de cette organisation. Quelques-uns d’entre nous reçurent de l’aide, deux sur cent. J’ai reçu cette grâce, vu que je suis l’un de ces deux. Franciszek Gajowniczek fut non seulement secouru mais vécut encore 54 ans.
Notre saint compagnon-prisonnier secourut, par-dessus tout, l’humanité en nous. Il était un guide spirituel dans le bunker de la faim, donna du soutien, dirigea les prières, pardonna les péchés et mena les mourants vers l’autre monde avec le signe de la Croix.
Il renforça la foi et l’espoir en nous qui avons survécu à la sélection. Au milieu de cette destruction, cette terreur et le mal, il redonna l’espoir.



source: http://laportelatine.org/international/activiteint/confrer/militia_immaculatae/militia_immaculatae_lettre_02_160726.php

Aussi : Une interview avec Michael Micherdzinski, *l’un des derniers témoins du sacrifice héroïque de Saint Maximilien Maria Kolbe au camp de concentration d’Auschwitz*


L'Immaculée conception vient chercher son fidèle disciple, le père Maximilien Kolbe

Le fou de Notre-Dame : Le Père Kolbe, martyr de la charité

C'était au camp de concentration d'Oswiecim, en Pologne, durant l'occupation allemande. Parmi les prisonniers de ce « Camp de la mort » se trouvait le Père Maximilien Kolbe, franciscain, bien connu pour son merveilleux apostolat par la presse. Son ardent amour envers la Vierge Immaculée l'avait fait surnommer le fou de Notre-Dame.



Le 17 février 1941 une auto noire avait stoppé devant la porte de son couvent. Des membres de la fameuse Gestapo en étaient descendus et avaient demandé à voir le Père. « Loué soit Jésus-Christ », leur avait-il dit sans se troubler.

« C'est toi Maximilien Kolbe ? » glapit l'un des bourreaux.
« Oui, c'est moi. »
« Alors, suis-nous ! »

Et le bon Père n'était plus revenu.

Suite de ce très beau texte en entier : Le fou de Notre-​Dame : Le Père Kolbe, martyr de la charité | Et ...
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Claire
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Re: Saint Maximilien Kolbe

Message par Claire le Mar 15 Aoû 2017 - 0:22

Quelle vie exemplaire ! toute consacrée à Jésus et Marie.

Merci Gilles pour cet article qui complète bien celui d'Azur.

J'aime beaucoup la phrase :

« Celui qui aime Dieu quand tout va très bien ne peut affirmer avec certitude qu’il aime Dieu »


soisloué
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M-Odile

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Re: Saint Maximilien Kolbe

Message par M-Odile le Mer 16 Aoû 2017 - 21:48

Je pensais bien connaître la vie de ce fou de Notre-Dame mais je découvre ce témoignage tellement poignant et réaliste… Ça me bouleverse et je pleure. Quelle grandeur d'âme ! Quel bel exemple ! Merci à vs Gilles & Azur !
Moi non plus, Claire, la phrase « Celui qui aime Dieu quand tout va très bien ne peut affirmer avec certitude qu’il aime Dieu » ne me laisse pas indifférente...

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Re: Saint Maximilien Kolbe

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