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Selon vous, Ponce Pilate a-t-il pu être sauvé même s'il a livré Jésus ?

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Gilles

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Selon vous, Ponce Pilate a-t-il pu être sauvé même s'il a livré Jésus ?

Message par Gilles le Sam 3 Fév 2018 - 19:10


Jésus répondit à Ponce Pilate : "Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t’avait été donné d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché." (Jean 19: 11)



Lettre de Ponce Pilate à son empereur Tiberius en l'an 32 (l'original du document se trouve dans les archives du Vatican):

A Tiberius Caesar.

Un jeune homme arriva en Galilée et, au nom de Dieu qui l’avait envoyé, prêcha une loi nouvelle: l’humilité. Au début, je pensais qu’il avait l’intention de fomenter une révolte parmi le peuple contre les Romains. Mes soupçons furent vite dis­sipés. Jésus de Nazareth parlait plus en ami des Romains qu’en ami des Juifs.

Un jour j’observai un jeune homme, parmi un groupe de gens, appuyé à un tronc d’arbre et qui parlait calmement à la foule qui l’entourait. On me dit que c’était Jésus. Il y avait une différence évidente entre lui et les gens qui étaient autour de lui. Ses cheveux clairs et sa barbe lui donnaient une appa­rence divine. Il avait environ trente ans et jamais auparavant je n’avais vu un visage aussi agréable et bienveillant. Quelle différence entre lui, avec son teint clair et ceux à la barbe noire qui l’écoutaient. Comme je ne voulais pas le déranger Je poursuivis mon chemin et demandai pourtant â mon secrétaire de se joindre au groupe et de l’écouter.

Plus tard, mon secrétaire me dit qu’il n’avait jamais lu, dans les oeuvres des philosophes, rien qui se puisse comparer aux enseignements de Jésus et qu’il ne voulait ni dévoyer le peuple, ni être un agitateur. Cette liberté sans limite provoqua les Juifs, qui étaient indignés; cela ne dérangeait pas les pauvres niais les riches et les puissants étaient irrités.

Plus tard, j’écrivis une lettre à Jésus, le convoquant pour une entrevue au Forum. Quand le Nazaréen parut, je faisais ma promenade matinale et, le regardant, je me sentis comme transpercé. Ses pieds semblaient liés au sol de marbre avec des chaînes de fer; je tremblais de la tête aux pieds comme un coupable, et pourtant Jésus était très calme.

Sans bouger, je restai quelques instants à regarder cet homme exceptionnel. Il n’y avait rien de déplaisant dans son apparence ni dans son caractère. En sa présence, j’éprouvais pour lui un profond respect. Je lui dis qu’il avait une aura autour de lui, et que sa personnalité avait une simplicité contagieuse qui le plaçait au-dessus de nos philosophes et de nos maîtres actuels. Il fit une grande impression sur nous tous, avec sa façon d’être plaisante, simple, humble et aimante.

Tels sont les faits, Digne Souverain, qui concernent Jésus de Nazareth et j’ai pris le temps de vous informer de cette affaire en détail. Mon opinion est que cet homme qui est capable de changer l’eau en vin, de guérir les malades, de ressusciter les morts, de calmer les mers, n’est pas coupable d’actes criminels. Comme d’autres déjà l’on dit, nous devons admettre qu’il est vraiment le fils de Dieu.

Votre obéissant serviteur, Ponce Pilate

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Jésus aurait partagé son dernier repas avec Ponce Pilate !

C'est une version passablement chamboulée et inédite de la Semaine Sainte que livre un manuscrit égyptien vieux de 1200 ans. Écrit en langue copte, il révèle en effet que le préfet romain de Judée Ponce Pilate, connu pour avoir ordonné la mort de Jésus, aurait partagé un repas avec lui le vendredi Saint, soit juste avant sa crucifixion. Mieux encore: il aurait carrément offert de sacrifier son fils unique à la place du Christ, révèle le site LiveSciences.

Le manuscrit copte place en outre l'arrestation de Jésus un mardi, et non pas le jeudi soir, un événement commémoré aujourd'hui par le Jeudi saint. Cette chronologie revisitée fait donc que Jésus aurait partagé son dernier repas avec Ponce Pilate et non pas avec ses disciples, comme l'affirme la Bible aujourd'hui.

Le baiser de Judas également expliqué

Le texte, attribué à Saint Cyrille de Jérusalem qui vécut au IVe siècle, explique aussi le célèbre baiser de Judas qui a permis l'arrestation de Jésus. Le disciple l'aurait embrassé pour l’identifier car ce dernier avait la capacité de changer d’apparence. Une simple description du Christ aux soldats romains n'aurait donc servi à rien.

«La découverte de ce texte ne signifie pas que ces événements se sont produits, mais plutôt que certaines personnes de l'époque semblent avoir cru en eux», a déclaré Roelof van den Broek, de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas, qui a publié la traduction dans le récent livre «Pseudo-Cyril of Jerusalem on the Life and the Passion of Christ».

Ponce Pilate, un saint pour certains

Pour le chercheur néerlandais, bien des récits apocryphes sur Ponce Pilate sont connus depuis l'Antiquité mais c'est la première fois qu'un texte évoque que celui-ci aurait proposé de sacrifier son fils. «Dans les églises coptes et éthiopiennes, Ponce Pilate est considéré comme un saint, ce qui explique le portrait sympathique du manuscrit», a rappelé Roelof van den Broek à LiveSciences.

En effet, pour beaucoup, Ponce Pilate était un homme droit, humain et excellent fonctionnaire de Rome. Il aurait fait tout ce qu'il pouvait pour épargner Jésus, proposant le pire criminel qu'il avait sous la main, Barabbas, pour que la foule réclame la libération du Christ, innocent, à la place. Mais rien n'y a fait. En outre, il se serait converti en secret au christianisme, sous l'influence de sa femme Claudia Procula.

Le manuscrit copte, acheté en 1911 par le financier américain J.P. Morgan, a été découvert en 1910 au monastère Saint-Michael dans le désert égyptien. Il est aujourd’hui visible au Morgan Library and Museum à New York.

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Pilate lui-même est rangé parmi les saints de l’Église éthiopienne et et de l'Église copte. Cependant, par-delà ces traditions qui, à l’origine, reflètent la volonté d’atténuer la culpabilité du gouverneur romain au temps où le christianisme éprouvait des difficultés à se frayer la voie dans l’empire, la figure de Pilate que nous connaissons par les Évangiles est celle d’un personnage indolent, qui n’ose pas faire face à la vérité et préfère contenter la foule.

Sa mention dans le Credo, malgré tout, est d’une grande importance parce qu’elle nous rappelle que la foi chrétienne est une religion historique et non un programme éthique ou une philosophie.


La rédemption s’est réalisée en un lieu concret du monde, la Palestine, à un temps précis de l’histoire, c’est-à-dire lorsque Pilate était préfet de Judée.


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