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La retraite chez les personnes âgées...

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Gilles

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La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Lun 21 Mai 2018 - 16:20

21 mai 2018


Un vieillard joyeux

« Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants. » (Psaume 92.15)

Voici une déclaration qui va à l’encontre des discours pessimistes concernant les personnes âgées, que l’on prétend blasées, aigries, et fatiguées de la vie. La Bible déclare que la joie, fruit de l’Esprit, est toujours expérimentée par ceux qui, même âgés, se confient en Dieu. A ce sujet, j’aimerais vous faire part du témoignage suivant :

Alors que je me rendais à mon bureau, un matin, j’ai rencontré une personne âgée qui fredonnait joyeusement ce vieux cantique : « Tout joyeux bénissons le Seigneur, Chantons et célébrons ses louanges… ». Après l’avoir saluée, je lui dis : « Vous me semblez particulièrement joyeux ce matin, pouvez-vous m’en donner la raison ? »

Il me répondit :

– En effet, je suis joyeux car j’ai donné ma vie à Christ il y a longtemps, depuis lors, je l’ai servi fidèlement, il m’a tenu la main dans les moments difficiles, il m’a relevé quand je suis tombé, et il m’a rempli de sa joie, une joie profonde et véritable, qui a été toujours mon partage en toutes circonstances.

– Voulez-vous dire que si vous n’aviez pas été chrétien, vous ne seriez pas heureux aujourd’hui ? A quoi il me répondit avec un sourire radieux :

– Monsieur le pasteur, vous pouvez dire, partout où vous prêcherez, ceci : Le diable peut donner une forme de joie à certains jeunes, mais avec lui, il n’y a pas de vieux heureux ! J’ai bien aimé sa remarque.

Le fruit de la joie, est un fruit que le croyant peut expérimenter jusque dans sa blanche vieillesse.

Il m’est arrivé de rencontrer des croyants qui en vieillissant deviennent aigres, amers, plaintifs. Le fruit de l’Esprit s’est desséché. Or, Dieu ne veut pas qu’il en soit ainsi. Au contraire, Dieu veut que l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour, et que la joie, fruit de l’Esprit, subsiste et grandisse (2 Corinthiens 4.16). Combien j’aime ce témoignage de joie et de paix, de Siméon et d’Anne, rapporté par l’évangéliste Luc (Luc 2.25/38). Âgés mais heureux !

Peut-être, comme moi, êtes-vous entrés dans la catégorie dite des séniors. Et il se peut qu’avec l’âge, les douleurs se fassent plus fréquentes ; il se peut que les cicatrices des blessures de la vie deviennent plus sensibles, voilà aussi pourquoi il est important que le fruit de la joie se renouvelle jour après jour dans votre vie.

La promesse du Seigneur est là, sa volonté est que vous portiez ce fruit jusqu’à la fin. « Ils portent encore des fruits dans la vieillesse ».

Ma prière en ce jour :

Merci Seigneur pour cette promesse fantastique. Que la joie, ce merveilleux fruit de l’Esprit, remplisse ma vie aussi longtemps que je pourrai dire : aujourd’hui. Amen !

Paul Calzada

   
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Claire
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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Claire le Lun 21 Mai 2018 - 19:54

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Gilles

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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Mar 22 Mai 2018 - 17:08


Non, la retraite n'est pas le long fleuve tranquille qu'on croit...

Comment diminuer les risques de dépression durant votre retraite ?

La retraite. Quand on y pense, on se dit qu'on en profitera à fond: on aura enfin le temps de se préparer de bons petits plats accompagnés de vins délicieux, de passer des journées entières à rigoler avec nos chums ou nos petits-enfants, d'écrire le roman qu'on s'était juré d'écrire durant sa vie, de partir au soleil tous les trois mois, que sais-je encore? Et on croise les doits pour que la santé soit au rendez-vous.

Mais voilà, avez-vous pensé une seconde qu'une monstruosité pouvait vous attendre dans l'ombre et vous sauter dessus sans prévenir à l'instant-même où vous allez quitter à jamais votre travail? Je veux parler d'une véritable monstruosité : la dépression. Hum... Pas sûr que vous y ayez vraiment pensé.

C'est qu'un tel changement de routine, pour ne pas dire de vie, représente un véritable choc. Un choc qui peut aisément se traduire par un sentiment de déprime, lequel peut finir par prendre l'allure d'une dépression : fatigue, perte d'appétit, difficulté à se concentrer, etc. Et l'on sombre dans une spirale infernale, sans comprendre ce qui nous arrive.

Alors, un affreux cauchemar vous attend-il au tournant, tapi dans l'obscurité? Et si tel est le cas, y a-t-il moyen de l'empêcher de vous sauter dessus? Eh bien, la bonne nouvelle du jour, c'est que j'ai mis la main sur une étude qui traite justement de ce sujet sensible. Intitulée Retirement blues, elle est signée par Gabriel Heller-Sahlgren, chercheur à la London School of Economics (Grande-Bretagne). Et elle lui apporte un éclairage intéressant...

Ainsi, le chercheur s'est penché sur une base de données dénommée Survey of health, ageing, and retirement in Europe (Share), qui combine une foule d'informations sur la santé physique et psychique des pré-retraités et des retraités de dix pays européens, dont la Belgique, la France et la Suisse. Il s'est intéressé à un échantillon représentatif de 4.697 personnes de plus de 50 ans, donc de personnes commençant à préparer leur retraite et de personnes effectivement à la retraite, depuis plus ou moins longtemps.

Qu'a-t-il regardé, au juste? Tout simplement si le fait d'être à la retraite avait de nos jours un impact, ou pas, sur la santé mentale des gens, voire sur certaines catégories de gens.

Résultats ? Je vous les donne de ce pas :

> Aucun impact à court-terme. Au moment où l'on prend sa retraite, rien ne se produit de particulier, en général, sur le plan psychologique : on ne connaît ni joie immense ni déprime prononcée. Et ce, durant les premiers mois de la retraite, peu importe que l'on soit un homme ou une femme, ou encore que l'on ait un niveau d'éducation élevé ou modeste.

> Un impact franchement négatif à long terme. Si rien de particulier ne se produit généralement dans les premiers temps de la retraite, cela n'est plus le cas par la suite. Un phénomène étrange semble se produire très exactement quatre années après le départ à la retraite : la dépression surgit, sans avertissement particulier. Et ce, alors même qu'on pensait que tout allait bien, qu'on commençait à prendre goût à la vie de retraité. Une fois de plus, peu importe que l'on soit un homme ou une femme, ou encore que l'on ait un niveau d'éducation élevé ou modeste.

M. Heller-Sahlgren n'a pas d'explication à cet étrange phénomène. Mais cela ne l'empêche pas de le constater. Et de souligner que, contrairement à la croyance populaire, la retraite n'est pas un long fleuve tranquille...

Bien entendu, tout le monde ne va pas souffrir de dépression, pile quatre années après le jour de son départ à la retraite. Il ne s'agit là que d'un constat statistique, mais d'un constat qu'il convient de ne surtout pas rejeter du revers de la main : la dépression nous guette et aime passer à l'attaque, de manière sournoise, à cet instant précis.

La question saute aux yeux : que faire pour parer au mieux cette attaque? Le chercheur de la London School of Economics a une suggestion que je trouve pertinente à plus d'un titre :

> Une parade peut consister à reculer l'âge normal de la retraite. En effet, plus on repousse dans le temps le jour de notre retraite, plus l'attaque, si elle doit avoir lieu, sera retardée dans le temps. Logique. Par ailleurs, une telle décision a un autre impact positif, cette fois-ci sur le plan économique national : plus on repousse dans le temps le jour de la retraite des gens, plus on soulage le système de retraite de la société (on sait à quel point les fonds de pension connaissent des difficultés financières, ces temps-ci...). Autrement dit, une telle mesure a des impacts positifs microéconomique (à l'échelle de l'individu) et macroéconomique (à l'échelle de la société).

De surcroît, il peut être bon de profiter de la poignée d'années dont on dispose avant que la dépression ne frappe - si jamais elle doit frapper - pour s'y préparer. C'est-à-dire pour réaliser que la retraite qui nous attend va connaître des hauts et des bas, puis pour réagir en conséquence. Comment ça? Par exemple, en prenant la ferme résolution de nous lancer dans un projet qui nous tient vraiment à coeur, ou encore, en se vouant à une cause que nous chérissons. Car, c'est bien connu, lorsqu'on fait du bien à autrui, on se fait soi-même du bien. Toujours.

Que retenir de tout ça ? Ceci, à mon avis :

> Qui entend éviter la dépression quatre années après le jour de son départ à la retraite se doit... de repousser le plus possible le moment du départ. Mais attention à ne pas transformer ces dernières années de travail en une souffrance quotidienne. Car cela n'arrangerait rien, bien au contraire. L'idéal serait d'adapter son travail au fait qu'il s'agit là des dernières années, d'assurer une transition la plus douce possible. Puis, de veiller au grain quatre ou cinq années après le jour du départ.

Olivier Schmouker

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Claire
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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Claire le Mar 22 Mai 2018 - 19:59

Je ne comprends absolument pas. Quand on est en bonne santé, comment peut-on faire de la dépression alors qu'il y a tellement de choses à faire de son temps libre...
Ou on n'a jamais eu d'activités ou on est centré sur soi-même !

Les malades et handicapés aimeraient tellement faire de choses et ne le peuvent pas...mais on en voit pourtant qui malgré leur handicap ne s'ennuient pas et se bougent et arrivent à être positifs. J'en connais.

Je pense que c'est une question de caractère et que ces gens devaient aussi déprimer au boulot...

C'est mon humble avis ! Je trouve d'ailleurs cet article terriblement  pessimiste !

Je côtoie beaucoup de personnes qui ont quitté le travail comme moi il y a 8 ans et qui ne regrettent absolument pas de l'avoir quitté !
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Gilles

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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Mar 22 Mai 2018 - 20:09

Claire a écrit:Je ne comprends absolument pas. Quand on est en bonne santé, comment peut-on faire de la dépression alors qu'il y a tellement de choses à faire de son temps libre...
Ou on n'a jamais eu d'activités ou on est centré sur soi-même !

Les malades et handicapés aimeraient tellement faire de choses et ne le peuvent pas...mais on en voit pourtant qui malgré leur handicap ne s'ennuient pas et se bougent et arrivent à être positifs. J'en connais.

Je pense que c'est une question de caractère et que ces gens devaient aussi déprimer au boulot...

C'est mon humble avis ! Je trouve d'ailleurs cet article terriblement  pessimiste !


Je côtoie beaucoup de personnes qui ont quitté le travail comme moi il y a 8 ans et qui ne regrettent absolument pas de l'avoir quitté !
bonsoir chère "Claire" ! coucou

Je ne peux profiter pleinement de ma retraite à cause de ma santé. Sad

Bénis(es) soient ceux et celles qui peuvent faire de belles activités. super

  abientot
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Claire
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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Claire le Mar 22 Mai 2018 - 20:33

20 JANVIER 2016


Le secret d'une retraite heureuse
Par Simon Diotte

On a l'impression qu'une retraite heureuse se fonde uniquement sur une bonne planification financière. Erreur…  la clé de la réussite, c’est de donner un nouveau sens à sa vie.



iStockphoto.com


Paul et Lise ont beau être à la retraite, leur agenda est rempli. C’est que ces deux retraités de la banlieue de Montréal vivent à fond de train. Chacun dans son bureau, ils sont parfois si occupés qu’ils n’ont même pas le temps de se parler.

Ancien professeur, Paul, 63 ans, consacre une à deux journées par semaine à une association dans le domaine culturel à titre de membre du conseil d’administration et d’animateur d’un club de lecture. Il se livre aussi à sa grande passion: l’écriture. «Si mon roman paraît un jour, ce sera la cerise sur le gâteau» dit cet intellectuel à la voix douce.

Quant à Lise, 62 ans, ancienne gestionnaire dans le réseau de la santé, elle s’investit dans une association dont la mission est de donner le goût de la lecture aux écoliers. Elle se rend régulièrement dans une école primaire de Montréal pour lire et échanger avec un petit groupe d’élèves. «Le contact avec ces enfants d’origines diverses est extrêmement stimulant», raconte cette adepte de tennis aux cheveux poivre et sel, retraitée depuis trois ans. Elle ne s’arrête pas là. Quand vient le moment de relaxer, elle tricote des bas, des tuques et des mitaines pour les sans-abri.

Ces baby-boomers sont certes des retraités très actifs, mais des ergomanes? Jamais ! 

Ils n’éprouvent aucune nostalgie pour les horaires et le stress de leur ancienne vie; ils considèrent seulement qu’il est interdit de se retirer du monde une fois à la retraite. 


«La retraite n’a aucun sens si elle ne sert qu’à s’amuser. Il faut continuer à apprendre, à se réaliser et à être utile à la société», affirme Paul.

On ne tourne pas le dos à 30 ans de vie active en criant ciseau. Même s’il nous exaspère souvent, le travail comble chez l’être humain des besoins essentiels, comme le sentiment d’accomplissement et d’appartenance, l’estime de soi, sans oublier la sécurité financière. Après la vie active, il faut trouver de nouveaux moyens de répondre à ces besoins, à défaut de quoi on risque de connaître un sentiment de vide.

«Les gens idéalisent la retraite. Comme si c’était l’aboutissement heureux d’une vie professionnelle qui n’est plus», constate Marie-Paule Dessaint, coach de vie et spécialiste de la retraite. On nous rappelle constamment l’importance de l’épargne pour jouir de nos vieux jours, discours martelé à grand renfort de publicité qui nous vend l’idéal d’une retraite oisive, les pieds dans le sable. 

«L’erreur, c’est que les préretraités passent énormément de temps à planifier financièrement leur retraite, mais ne consacrent qu’une fraction de ce temps à la préparer», remarque Martine Lacharité, directrice générale et secrétaire à l'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec.



Donner un nouveau sens à sa vie


Comment meubler 20, 30 ou même 40 ans de son existence sans les diktats de la productivité? Les spécialistes en planification de la retraite sont unanimes: la clé de la réussite, c’est de donner un nouveau sens à sa vie. Eh bien, cela ne va pas de soi ! 



«Toute notre vie active, nous sommes sur un pilote automatique. La réussite professionnelle, l’achat d’une maison, la fondation d’une famille, tout cela donne un sens à la vie. Mais à la retraite, une remise en question profonde s’impose pour prendre un nouveau départ», affirme Marie-Paule Dessaint.

Faute de quoi, on risque de rater cette étape. C’est ce qui est arrivé à Carole. Lorsqu’elle a quitté son poste de professeure d’histoire au secondaire, à 50 ans, elle était ivre de joie. «Je me sentais privilégiée de quitter cet emploi super stressant», raconte cette femme de 61ans. Son premier été de retraitée, elle l’a vécu sur un nuage. Toutefois, à la rentrée, tout a basculé.

«Soudainement, je me suis retrouvée devant rien. Ma fille volait de ses propres ailes, je n’avais plus de travail et je vivais seule. J’avais perdu tous mes repères d’un coup», se rappelle-t-elle. Elle sombre dans des états dépressifs. Pendant cinq ans, elle tentera de redonner un sens à sa vie par le truchement de divers emplois et activités. Sans des amies fidèles, elle jure qu’elle n’aurait pas traversé cette période.

Après de multiples thérapies, la participation à un groupe d’entraide et l’arrivée d’un petit-fils, Carole a fini par retomber sur ses pieds. «Le problème, c’est que je n’ai pas eu le temps de planifier quoi que ce soit avant la retraite. C’est arrivé si vite! J’ai été prise au dépourvu.»

Selon une étude de Statistique Canada réalisée en 2005, 20% des personnes de 65 ans et plus souffrent de dépression à divers degrés, mais les chercheurs estiment que l’état dépressif est probablement sous-déclaré dans les enquêtes. 

«Il est fréquent qu’après un, deux ou cinq ans à la retraite, les gens se sentent déprimés, faute d’avoir réussi à concrétiser leur projet de retraite», souligne Sylvie Lapierre, directrice du Laboratoire de gérontologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières.


Prendre sa retraite en main


«Il importe de faire le bilan de notre vie, de redéfinir notre mission le plus tôt possible, en nous questionnant sur nos valeurs et notre place dans la société. 

Qu’est-ce qui me fait vivre? Comment puis-je me rendre utile?», explique le psychologue Jean-Claude Tremblay. Il ne faut pas quitter sa vie professionnelle avec des remords et des regrets. «La retraite doit s’inscrire dans la continuité, et non comme une fuite en avant», ajoute-t-il.

La recette du bonheur n’existe pas, mais les études démontrent que les personnes qui réussissent le mieux la transition travail-retraite sont celles qui poursuivent des activités entreprises durant leur vie professionnelle. Toutefois, beaucoup de préretraités portent des lunettes roses et voient la retraite comme des vacances éternelles. 

La gérontologue Catherine Geoffroy se charge de les rappeler à l’ordre. 
«Les voyages, comme faire le tour de l’Amérique en véhicule récréatif (VR), ce sont des projets à court terme. Que ferez-vous au retour?» 
Penser à long terme est primordial pour une retraite réussie.

À ceux qui entament la retraite sans projet, Marie-Paule Dessaint suggère de prendre un temps de réflexion de quelques mois, histoire de se remettre les idées en place. 

«Il faut cependant prendre garde de ne pas trop s’installer dans une zone de confort, où il y a danger de se scléroser», prévient cette coach de vie. Cette période permet d’éviter la prise de décisions précipitées, l’erreur par excellence des nouveaux retraités, comme de déménager à la campagne, dans un lieu où on ne connaît personne.

Le psychologue Jean-Claude Tremblay insiste sur l’importance de l’engagement social

«On ne peut pas se retirer du monde et passer le reste de ses jours à s’amuser. L’être humain ne peut s’infantiliser ainsi. Il a besoin de se sentir utile et doit continuer à se développer.» Le travail à temps partiel, le travail autonome, le bénévolat, le transfert de connaissances, la famille, il existe autant de façons de redonner un sens à sa vie qu’il y a de retraités. 
Pour occuper leurs premières années de retraite, Monique, 59 ans, et Louis-Philippe, 70 ans, se sont lancés dans la coopération internationale. L’hiver dernier, ils sont partis trois mois au Guatemala. Ils entreprennent cet hiver leur second séjour là-bas, travaillant sans relâche pour obtenir le financement nécessaire. Cette aventure, à laquelle ils songent depuis 30 ans, les anime comme des adolescents.

Pour ceux qui ne s’y prennent pas autant d’avance, il existe des ressources pour aider à définir des projets de retraite, comme du coaching, des cours de planification de la retraite et des conseillers d’orientation. «Malheureusement, les retraités pensent rarement à consulter, comme si, à cette étape de leur vie, ils n’avaient plus besoin d’aide», déplore Martine Lacharité.

Paul et Lise, eux, sont aux anges. «Le grand avantage de la retraite, c’est que notre rapport au temps a complètement changé. Nous faisons les choses à notre rythme, quand cela nous tente.»



Des pièges à éviter dans la planification de la retraite



  • Prendre des décisions radicales: déménager illico à la campagne, où on ne connaît personne, ou tout vendre pour s’acheter un VR et partir à la conquête de l’Amérique.

  • Avoir une vision à court terme: à la retraite, je rénoverai ma maison de fond en comble. Bravo! Et après ?

  • Tout miser sur une seule activité: je jouerai au golf le plus souvent possible. En plus des risques de lassitude, que ferez-vous en cas de blessure?

  • Se remettre en forme: très bien, mais faire de l’exercice trois fois par semaine ne constitue pas un plan de retraite.

  • S’occuper de ses petits-enfants: si vous êtes trop accaparant, vos enfants commenceront à trouver votre aide plutôt lourde.

  • Tomber dans la consommation maladive: un écran plasma, une cuisinière en inox, une motoneige neuve… on s’en lasse.




https://www.lebelage.ca/sante-et-mieux-etre/mieux-etre/le-secret-dune-retraite-heureuse?page=all
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Gilles

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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Mer 23 Mai 2018 - 1:41

Claire a écrit:Je ne comprends absolument pas. Quand on est en bonne santé, comment peut-on faire de la dépression alors qu'il y a tellement de choses à faire de son temps libre...
Ou on n'a jamais eu d'activités ou on est centré sur soi-même !

Les malades et handicapés aimeraient tellement faire de choses et ne le peuvent pas...mais on en voit pourtant qui malgré leur handicap ne s'ennuient pas et se bougent et arrivent à être positifs. J'en connais.

Je pense que c'est une question de caractère et que ces gens devaient aussi déprimer au boulot...

C'est mon humble avis ! Je trouve d'ailleurs cet article terriblement  pessimiste !


Je côtoie beaucoup de personnes qui ont quitté le travail comme moi il y a 8 ans et qui ne regrettent absolument pas de l'avoir quitté !
bonsoir chère "Claire" ! coucou

Je ne peux profiter pleinement de ma retraite à cause de ma santé. Sad

Bénis(es) soient ceux et celles qui peuvent faire de belles activités. super

  abientot
mercifleurchère Amie pour cet excellent article que tu as posté précédemment.  super

J'aimerais bien profiter de ces quelques années qu'il me reste à vivre (Question), mais si tu savais à quel point je ne possède plus cette belle énergie qui m'habitait avant ma maladie. Rolling Eyes

Mais je ne plains pas, car d'autres souffrent plus que moi.

Et comme je le disais : "Bénis(es) soient ceux et celles qui peuvent faire de belles activités."

MerciSeigneur
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Claire
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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Claire le Mer 23 Mai 2018 - 11:21

bonjour Gilles,


Il faut réorganiser sa vie en fonction de ses capacités. C'est ce que fait mon mari et ma soeur qui ont de gros problèmes de santé. Mais ne surtout pas se renfermer, il faut sortir ! garder le contact avec l'extérieur.


Voici ce que suggère le Monsieur de l'article précédent :

Que faire à la retraite?



Vous cherchez à vous engager socialement ou à faire de belles rencontres? Voici quelques ressources à votre disposition.



  • S’engager socialement. Que vous ayez trois heures par semaine, par mois ou par année à donner, les centres d’action bénévole vous aideront à trouver un endroit où vous rendre utile. Pour le centre de votre région, visitez le site de la Fédération des centres d’action bénévole du Québec (FCABQ)


  • bellejournee

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Gilles

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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Mer 23 Mai 2018 - 18:06



Quelle est la position chrétienne sur la retraite ?

Les chrétiens qui approchent de l’âge de la retraite se demandent souvent ce qu’ils doivent faire des années qui leur restent. Doivent-ils prendre leur retraite du service chrétien en même temps que de leur emploi ? Comment les chrétiens doivent-ils envisager la retraite ?

1) Bien qu’aucun précepte biblique ne nous enseigne qu’on doive prendre sa retraite à un certain âge, nous avons l’exemple du service des Lévites dans le tabernacle. En Nombres 4, les Lévites de sexe masculin âgés de 25 à 50 ans sont recensés afin qu’ils servent dans le tabernacle. Après 50 ans, ils prenaient leur retraite du service régulier et cessaient de travailler tout en continuant à « aide[r leur]s frères » (Nombres 8.24-26).

2) Si nous pouvons prendre notre retraite professionnelle (même en tant que ministres chrétiens à temps plein), nous ne devons jamais prendre notre retraite en tant que serviteurs du Seigneur, même si notre manière de le servir peut changer. En Luc 2.25-38, on trouve l’exemple de deux personnes très âgées (Siméon et Anne) qui ont continué à servir le Seigneur fidèlement. Anne était une veuve d’un âge avancé qui servait dans le Temple quotidiennement par le jeûne et la prière. Tite 2.1dit que les hommes et femmes âgés doivent enseigner la vie chrétienne aux plus jeunes, par leur exemple.

3) Nos années de vieillesse ne doivent pas être consacrées à la seule recherche du plaisir. Paul dit que la veuve qui vit pour les plaisirs est morte, bien qu’encore vivante (1 Timothée 5.6). Il en est beaucoup qui assimilent la retraite à une recherche du plaisir, dans toute la mesure du possible, or c’est contraire aux instructions bibliques. Cela ne veut pas dire que les retraités ne peuvent pas jouer au golf, avoir une vie sociale ou se faire plaisir, mais que ces choses ne doivent pas être notre première priorité, quel que soit notre âge.

4) 2 Corinthiens 12.14 dit que les parents doivent faire des économies pour leurs enfants, mais la chose de loin la plus importante à « capitaliser » est notre héritage spirituel, qui peut être transmis à nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Des générations de descendants ont été ainsi touchées et bénies par les prières ferventes d’un aïeul. La prière est peut-être le ministère le plus fructueux pour les personnes retraitées.

Le chrétien ne prend jamais sa retraite du service de Christ : il change seulement de lieu de travail. Pour résumer, quand on atteint « l’âge de la retraite » (quel qu’il soit), notre profession va peut-être changer, mais notre vie au service du Seigneur ne change pas. Ce sont souvent les « saints âgés » qui, après une vie entière de marche avec Dieu, ont acquis la capacité de transmettre les vérités de la Parole de Dieu en témoignant de la manière dont Dieu a agi dans leurs vies. La prière du psalmiste devrait devenir la nôtre alors que nous vieillissons : « Ne m’abandonne pas, ô Dieu, malgré ma vieillesse et mes cheveux blancs, afin que j’annonce ta force à la génération présente, ta puissance à tous ceux qui viendront ! » (Psaume 71.18)

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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Mer 23 Mai 2018 - 21:02

C'est mon cas !

9 mai 2018
 


Retraite au Québec : la précarité touche plus d'aînés

MONTRÉAL - Les aînés du Québec sont de plus en plus vulnérables à la précarité, indique l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) dans une nouvelle note publiée mercredi.

L'IRIS est arrivé à la conclusion que les prestations universelles ne permettent pas d'atteindre un revenu viable. À titre d'exemple, à Montréal, le déficit serait de 5000 $, souligne l'Institut qui constate que près de la moitié des aînés québécois vivant seuls ont «un revenu insuffisant».

«Le portrait actuel montre l'échec du système à responsabiliser les employeurs en termes de régime de retraite pour leurs employés», a affirmé Eve-Lyne Couturier, chercheure à l'IRIS, auteure de l'étude.

Cette dernière constate que «les réformes récentes ne parviennent pas à améliorer la condition des personnes qui en ont vraiment besoin».

«La réforme du RRQ en vue de remplacer 33 % de la rémunération est un pas dans la bonne direction, mais un pas tout de même timide qui n'aura que très peu d'effets pour la population active d'aujourd'hui», lit-on dans le rapport de l'IRIS.

En outre la réforme de la Régie des rentes du Québec (RRQ) «n'entrera en vigueur qu'après 2060», déplore l'Institut.

Mme Couturier plaide pour une refonte du système de retraite du Québec. «Si on veut que les personnes âgées de demain aient assez d'argent pour vivre décemment, c'est une solution publique et obligatoire, avec la participation des employeurs, qu'il faut viser», a-t-elle dit.

L'IRIS appelle à la mise en place de politiques publiques qui garantissent «une vie digne pour tous ceux et celles qui ont travaillé toute leur vie».

  
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Re: La retraite chez les personnes âgées...

Message par Gilles le Ven 25 Mai 2018 - 15:55



Bien vieillir, c’est possible ?

La vie est ainsi faite, nous sommes amenés à vieillir inexorablement avant de nous éteindre. Les soins de toutes sortes n’y peuvent rien : vieillir ne nous appartient pas, nous n’y pouvons rien.

Vieillir n’est pas toujours facile


L’expression « bien vieillir » laisse entendre que nous pouvons aussi « mal vieillir ». Mais bien vieillir est entre nos mains. C’est notre affaire, même si ce n’est pas facile.

Ne nous illusionnons pas, à tout âge la vie est difficile :

  • L’enfant est petit et a peur d’être abandonné.
  • L’adolescent a du mal à habiter son corps et sa relation aux autres peut être très compliquée.
  • L’adulte quant à lui est écrasé par les soucis du quotidien et par la responsabilité de faire vivre sa famille.


Au final nous sommes un peu comme le vin. Soit il tourne en piquette, soit il mûrit et se bonifie avec le temps. A nous de faire le bon choix entre les chemins qui s’offrent à nous.

Vieillir implique une croissance…


…alors qu’être vieux est synonyme de décadence. Vieillir c’est mordre encore la vie à pleines dents, être au courant de l’actualité, s’ouvrir à d’autres horizons et s’intéresser aux autres. Combien de personnes âgées ne parlent que d’elles-mêmes, s’installant peu à peu dans un cercueil de verre.

La vie est un peu à l’image d’un marathon : au 35e kilomètre, vous avez brûlé toutes vos forces physiques et vous terminez la course avec la tête. La vie, c’est pareil : « au début c’est l’âme qui dépend du corps et, à la fin, c’est le corps qui dépend de l’âme ».

Savoir rebondir, garder de l’humour, rire, être joyeux…


…prendre conscience de cette part en soi qui est vivante, créatrice et ouverte. Les médias ont une fâcheuse tendance à nous montrer tout ce qui va mal alors que chaque jour est neuf et nous apporte des merveilles si nous savons bien les regarder.

L’Évangile peut-il nous aider à bien vieillir ?


Oui, bien sûr. C’est même la meilleure cure de jouvence que nous puissions faire. Écouter la parole de Jésus-Christ et tenter de vivre comme il nous l’enseigne, c’est rajeunir en permanence, se renouveler sans cesse, regarder en avant.

Et pour les chrétiens, la vieillesse c’est le temps qui permet de se préparer à la grande rencontre de notre vie : celle qui interviendra avec Dieu. Comme le dit Gisèle Casadessus dans le film « Sous le figuier », juste avant de mourir : « Enfin je vais savoir… ».


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