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Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

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Gilles

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Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Mar 22 Mai 2018 - 19:21



Pourquoi la peur de la mort ? Et comment en finir, se sentir libre et heureux ?

Avoir peur de la mort : quoi de plus normal. Cette peur a plusieurs «bonnes» raisons, comme le sentiment d’impuissance face à cette menace : vieillir, souffrir, perdre la vie… Ça fait beaucoup ! Et puis avant nous, la mort emporte des personnes que nous aimons et nous laisse peut-être avec des remords. Cette culpabilité n’est pas mauvaise ; c’est un avertissement de notre conscience face à une autre question angoissante : où va-t-on après ? Même si nous ne croyons pas en Dieu, nous craignons qu’il existe vraiment et que nous devions affronter son regard sur notre vie. Pourtant la foi en Jésus délivre de la peur de la mort et apporte espérance et même joie. Bref, n’élude pas la question de la mort : ta vie en sera différente !

Avoir peur de la mort est normal

La plupart du temps, nous n’avons pas conscience de cette crainte tapie en nous, parce que nous n’y pensons pas. Le philosophe chrétien Pascal a écrit : « Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser » (Pensées 133). Même si le croyant a une possibilité unique de transcender cette peur et de la changer en espérance, il connaît lui aussi ce sentiment, car la peur de la mort habite tous les êtres humains.

La peur de la mort se manifeste dès que l’on se sent en danger (menace d’accident, menace de rupture relationnelle…) et elle sous-tend en réalité bon nombre de nos comportements quotidiens. Rouler vite, courir dans le métro, « rattraper » le temps : toutes ces caractéristiques occidentales ont pour racine la peur de la mort, nous disent les psychologues. Le succès commercial des traitements « anti-âge » en est une autre démonstration.

La peur est engendrée par un sentiment d’impuissance face à une menace. Or la menace de la mort est plurielle. C’est d’abord celle de perdre ce que nous avons de plus précieux : la vie. Même si nos conditions de vie sont dures, nous ne souhaitons pas disparaître un jour. Et puis nous ne voulons pas vieillir, diminuer, voir nos capacités intellectuelles ou physiques s’en aller, devenir un malade insupportable, ou être une charge pour nos proches. En un mot, nous avons peur de perdre notre dignité, notre identité même. Nous craignons aussi de souffrir physiquement ou moralement. Qui sait ce qui va nous arriver ? Avoir peur de la mort, c’est tout cela à la fois… Et ça fait beaucoup !

D’autant qu’avant que ce soit notre tour, la mort emporte le plus souvent des personnes que nous aimons. Leur mort est une épreuve redoutable, une séparation définitive et totale, la perte d’un lien qui nous attachait à la vie. Et puis, parfois, des remords nous assaillent : pourquoi, du vivant de la personne, ai-je dit cela ou fait ceci ? Est-ce que je n’aurais pas pu mieux agir ? Lui dire plus souvent que je l’aimais ? Nous nous sentons coupables…

La culpabilité est une composante méconnue mais réelle de la peur de la mort. Nous nous sentons fautifs vis-à-vis des autres, car nous savons bien que nous n’avons pas toujours fait le bien qui aurait été souhaitable. Nous savons bien que certaines fois nous avons mal agi. Cette culpabilité n’est pas une vue de notre esprit ni un mauvais sentiment à bannir : elle est au contraire un sain avertissement de notre conscience. C’est elle qui nous pousse à rectifier le tir, à mieux nous comporter, à vivre dans l’amour. Alors n’attendons pas que ce soit trop tard : agissons pour le mieux tout de suite !

Une autre question angoissante survient quand on pense à la mort : où va-t-on après ? Est-ce que mon « moi » (ma personnalité) va disparaître à jamais ? Nous pouvons répondre à cette question de différentes manières (voir les religions et la mort). Cette question n’est pas des moindres : elle est même une composante essentielle de la peur de la mort.

Enfin, lorsque vient le moment de notre mort, nous nous sentons aussi fautifs vis-à-vis de Dieu. Même si nous ne croyons pas en Lui, nous craignons qu’il existe vraiment et que nous devions affronter son regard sur notre vie. Car Dieu est celui qui nous a donné la vie. Qu’en avons-nous fait ? Comment nous sommes nous comportés vis-à-vis des autres ? Quelle a été notre attitude vis-à-vis des plus faibles dans la société ou des plus démunis dans le monde ? Avons-nous pardonné à ceux qui nous blessaient ? Avons-nous demandé pardon pour nos fautes ?…

On le voit, il est important de ne pas éluder la question de la mort pour en refouler la peur. S’y pencher sérieusement et chercher à répondre honnêtement aux questions qu’elle pose va influer sur toute notre vie.

La foi permet-elle de ne plus avoir peur de la mort ?

La foi chrétienne en une vie après la mort n’est pas un «bouche trou» sécuritaire destiné à calmer les croyants par une illusion. Car fait unique parmi toutes les religions, Jésus est ressuscité. Lui seul a traversé la mort et est revenu à la vie. Il a ouvert ainsi pour ceux qui deviennent chrétiens un chemin vers une autre vie, dont il est la preuve vivante de la réalité. Le Chrétien a confiance que Dieu lui dit vrai, car les premiers chrétiens ont été les témoins de la résurrection du Christ. Ils ont mangé avec lui après sa mort, touché ses plaies (voir: résurrection de Jésus, mythe ou réalité)

De plus, celui/celle qui a confié sa vie à Jésus reçoit de Dieu la confirmation d’aller avec Lui après sa mort. Cela n’a rien de subjectif. C’est une conviction d’ordre spirituel que Dieu donne et cette conviction chasse toute peur qui aurait pu être là. La mort n’est plus qu’un mauvais passage et non un saut dans l’inconnu.

La peur d’un dieu gendarme disparaît aussi comme neige au soleil, car Dieu accueille dans sa grâce celui/celle qui vient vers lui avec simplicité, humilité et honnêteté.

C’est pourquoi la foi donne de l’espérance et de la joie. C’est la certitude d’un monde meilleur où justice sera faite ; c’est savoir où je vais (ce qui éclaire et change ma vie présente) ; c’est aussi un espoir déjà sur terre : confiance que le Dieu de la résurrection peut changer les temps et les circonstances déjà ici maintenant, quand bien même tout semble fini. C’est cela la force de la foi : Dieu a le dernier mot sur le mal, ici ou plus tard, mais il sera toujours vainqueur, et le chrétien avec lui.

Source : Peur de la mort, peur de mourir • atoi2voir



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Gilles

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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Mar 22 Mai 2018 - 19:24



Avoir peur de la mort, est-ce normal ?


Avoir peur de la mort, est-ce une simple question de foi ?

Dans le film Apollo 13 qui relate l’une des missions Apollo de la Nasa, l’angoisse est maximale. Perdus dans les astres, loin de la terre, avec comme seul contact les liaisons radios, trois astronautes, suite à un incident technique, vont lutter contre la mort qui semble inéluctable. Après plusieurs jours d’angoisse, quelle joie, quel soulagement de voir ces trois hommes sortir indemne de cette épreuve.

Rien de plus normal que d’avoir peur de la mort !

L’expression de ces peurs peut emprunter différentes voies : la peur de l’inconnu, la peur de quitter les siens, la peur de souffrir... Si nous avons peur de la mort, c’est parce que tout en nous aspire à la vie. D’ailleurs, il est frappant de voir avec quelle énergie, l’homme se défend contre la mort, jusque dans les derniers instants.

Il y a une autre peur de la mort, plus pernicieuse, ennemie de l’espérance.

Aujourd’hui, par exemple, il est devenu difficile de parler de la mort car la société du bien-être a tendance à occulter cette réalité dont la seule pensée procure de l’angoisse. Plus une société construit un monde sans Dieu, plus est forte l’angoisse de la mort qu’on essaie, sans résultat, d’aseptiser. Sur le plan personnel, cela peut se traduire soit par la fuite en avant vers des paradis artificiels (argent, drogue, vie mondaine, etc.), soit par le désespoir à tel point qu’on arrive parfois à croire que maîtriser sa mort en en choisissant soi-même le moment est un acte de liberté humaine.

Faut-il rappeler ici que le suicide est la première cause de décès chez les jeunes de 25 à 34 ans en France.

" Qui peut, en s’en inquiétant, nous dit Jésus, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? " La peur de la mort, si elle est normale, ne doit pas conduire à la peur de la vie qui manifeste aussi de manière paradoxale l’importance du sens de notre vie.

Jésus nous a donné une assurance : celle d’accéder à l’éternité. Quelques jours avant sa mort, la petite sainte de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus, disait à ses sœurs : " Comment voulez-vous qu’on sache, un jour, tout quitter pour entrer dans la lumière de Dieu si l’on n’a pas été capable de quitter, chaque jour, une petite chose de rien du tout - fermer son livre ou lâcher son tricot - pour entrer dans la présence de Dieu ? "

" Lorsqu’une personne meurt, elle ne fait que retourner à la maison de Dieu, là où nous devons tous aller. C’est beau la mort quand on sait que c’est un retour à la maison. "
Mère Teresa


Ce que nous dit la Bible

" Frères, nous ne voulons pas que vous restiez dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis ; vous ne pouvez pas vous affliger comme font les autres qui n’ont pas d’espérance. Ne croyez-vous pas que Jésus est mort et ressuscité ? De même, Dieu fera que Jésus prenne avec lui ceux qui se sont endormis. "
Lettre de saint Paul aux Thessalonissiens, ch 4, v.13.14.


 

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Gilles

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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Mar 22 Mai 2018 - 19:25



Et si j’avais peur de mourir ?

Peur de la mort : choses entendues

« Pour ne pas avoir peur de la mort, la réponse est ultra simple : n’y pensez pas ! »

« Le fait de penser à la mort me terrifie. Ça me hante depuis tout petit. Comment me débarrasser de ces crises d’angoisse ? Si vous le savez, donnez-moi la recette ! »

« Je te comprends. Moi, j’essaie de ne pas y penser en me distrayant par un film, par exemple. Mais le problème est toujours là. »

De la crainte à la servitude

La crainte est une peur instinctive face à une personne ou à un élément plus fort que soi1. De toutes les craintes, celle de la mort est la plus angoissante. D’ailleurs, elle est appelée « le roi des terreurs » (Job 18.14).

En réalité, cette épouvante en cache une autre, consciente ou non : celle du jugement à cause du péché. Dieu révèle en effet que la mort définitive du corps est l’épreuve symbolique d’une « seconde mort » : la mort éternelle que nous méritons de souffrir en enfer. Ceux qui osent affronter leur conscience morale entendent alors ces vérités :

– « Tous ont péché » (Rom 3.23a), et « le salaire du péché, c’est la mort » (Rom 6.23a).

– « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Héb 9.27).

L’idée du jugement les terrifie. Ils cherchent à l’éviter en oubliant leur mortalité. Mais les diversions qu’ils inventent échouent. Alors, ils se créent des vertus : ils se rendent esclaves de cette crainte par toutes sortes de règles morales ou religieuses. Ils tentent d’obtenir par leurs efforts la justification qui ne s’obtient que par grâce. Vainement, ils essaient et essaient encore, se plaçant ainsi « sous le joug de la servitude ». Alors que Dieu leur propose de les gracier par le sacrifice de Christ, ils cherchent à se sauver eux-mêmes.

Victoire sur la mort : délivrance de la servitude

Satan use et abuse de sa « puissance de mort » : terrible procureur, il réclame la peine capitale et le jugement éternel sur le pécheur. Mais la grâce de Dieu innocente celui qui l’accepte par la foi. Elle s’est manifestée par Jésus-Christ qui « a détruit [les conséquences spirituelles de] la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Tim 1.10). « La mort a été engloutie dans la victoire. » (1 Cor 15.54) Cette victoire, c’est la résurrection du « prince de la vie ». Par elle, il nous délivre de notre servitude pour que nous vivions la liberté chrétienne (Gal 5.1).

« Ainsi donc, puisque les [hommes] participent au sang et à la chair, [Christ] y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. » (Héb 2.14-15)

Le chrétien ne craint donc pas la réalité spirituelle de la mort, car il est en règle avec Dieu pour toujours, car il est passé de la mort à la vie. Il ne perd plus son temps à mériter sa justification, puisque celle-ci lui a été gratuitement donnée grâce à l’ouvre de Christ. Par la foi, il sait qu’il est désormais divinement aimé par celui qui a l’autorité finale sur la mort (Apoc 1.18). Il ne vit plus sous la crainte du jugement, puisque l’amour de Dieu, prouvé à la Croix, l’assure de son éternité : « L’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment » (1 Jean 4.18).

Mais. en pratique ?

Ne plus craindre la mort n’empêche pas la peur de mourir. Peur, non des implications éternelles du jugement, mais de la souffrance temporaire liée à notre disparition physique. Jésus nous laisse un précieux exemple à ce sujet :

– Pleinement Dieu, le maître de la vie ne craignait pas le redoutable mystère de la mort (Jean 10.18 ; 11.25a ; Act 2.31). Il connaissait sa gloire à venir. Christ n’est pas un « sous-dieu ».

– Pleinement homme, il a connu « l’angoisse », sachant qu’il devait mourir pour les hommes (Luc 22.44). Cette terrible épreuve couronnait son ouvre expiatoire en vue du salut des hommes (2 Cor 5.21). C’est précisément cette épreuve qu’il a demandé à son Père d’éloigner, si possible (Mat 26.39). Jésus n’était pas un « surhomme ».

Nous de même, nous ne craignons plus la mort, car nous suivons Jésus, le vrai chemin de la vie éternelle (Jean 14.6). Mais nous n’en restons pas moins hommes. C’est pourquoi nous ne péchons pas contre Dieu lorsque nous ressentons de l’appréhension à l’idée de mourir !

Toutefois, comme Jésus a triomphé des plus terribles angoisses, nous sommes conviés à ne pas demeurer dans l’anxiété. Face à la mort et à ce qu’elle représente, le chrétien s’appuie sur sa foi en Christ : je vis en paix. non parce que je n’ai peur de rien ou que rien ne m’arrive, mais parce que, malgré mes appréhensions et mes épreuves, j’ai l’assurance de la présence de Dieu en moi, grâce à Jésus : « Parce qu’il a lui-même souffert dans l’adversité, il peut aider ceux qui traversent une épreuve. » (Héb 2.18, traduction libre)

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Ps 23.4)

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Gilles

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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Mar 12 Juin 2018 - 18:20



Faut-il avoir peur de mourir ?

Débat entre Lili Sans-Gêne et Ange Rodriguez.

La mort est le grand point final de toute vie sur cette terre, suivi d’un grand point d’interrogation : qu’y a-t-il après ce point de non-retour ? Pour les non-croyants, elle est la fin de tout, tandis que pour les chrétiens, elle est le début d’une vie nouvelle en Dieu.

La mort c’est le néant, l’anéantissement, toute une vie réduite à rien. C’est l’échec final annoncé…

Il faut apprivoiser la mort avec une sorte de réalisme. Mais pour nous chrétiens, c’est plus facile à accepter dans la mesure où nous savons que quelqu’un est revenu de la mort pour nous dire qu’il ne fallait pas en avoir peur parce qu’il y était passé. J’ai connu une vieille dame qui disait : « Par où Jésus est passé, je peux aussi passer avec lui. » Pour les chrétiens, la perspective de la résurrection est indispensable et vitale. Le passage à travers la mort est un événement, un processus que nous ne pouvons pas connaître avant de l’éprouver nous-mêmes, une fois pour toutes.

Si c’est vrai qu’il y a « quelque chose » après la mort, on ne sait pas du tout vers quoi on va, ou vers qui…

Passer à travers la mort, c’est un passage, une Pâque. Toute Pâque est une rencontre avec Dieu, comme Marie-Madeleine qui rencontre le Christ ressuscité, au jardin du tombeau vide le matin de Pâques. Passer à travers la mort, c’est aller vers Dieu lui-même.

Pour un couple, c’est affreux de penser que leur relation va s’arrêter brutalement à la mort…

Ce que des époux vivent comme illuminé de l’intérieur par leur amour et leur foi en Jésus Christ et par l’Esprit de Dieu, ce don absolu de sa vie à l’autre – « Je vis, je respire pour toi », « Je te serai toujours fidèle », « Je ne t’abandonnerai jamais » –, c’est ce que l’Esprit de Dieu nous a appris par Jésus Christ et que l’on devrait vivre. Tout cela crée dans le couple des liens éternels. Il n’y aura plus de mariage, comme a dit Jésus, et nous n’aurons plus besoin de nous dire l’amour par la sexualité, car nous aurons un moyen infiniment plus sublime pour dire « Je t’aime ». Nous serons en communion avec Dieu qui est tout amour. C’est l’Esprit Saint qui va transformer tout ce qui est mortel en quelque chose de divin. Seul un amour qui, en n’excluant pas la chair, est illuminé par le désir de vivre la volonté de Dieu selon le Christ, est digne de vivre pour l’éternité. Dans ce désir, c’est déjà l’Esprit Saint qui est à l’œuvre. Et cela le rend immortel. Tout cela établit une hiérarchie de valeurs qui fait que ceux qui dans la vie éternelle nous auront aidés à vivre selon l’Esprit Saint, nous les aimerons plus que ceux que l’on a aimés selon la chair. Plus qu’un frère, une mère, une sœur… Comme Jésus a dit : « Qui est ma mère, mon frère, sinon celui qui fait la volonté de Dieu ? » Jésus annonce une volonté de vie autre que celle que nous avons ici.

Les chrétiens parlent de la « victoire » du Christ sur la mort : pourtant malgré tout nous allons tous mourir !

Le fait de dire : « Christ a vaincu la mort » veut déjà dire que le Seigneur a vaincu la peur que nous avions de la mort en croyant qu’elle était un simple anéantissement. C’est énorme de connaître quelqu’un qui est revenu de la mort pour nous dire : « Vous n’êtes pas faits pour le néant, ni pour être bouffés par les vers ! Vous êtes faits pour vivre par Dieu, en Dieu, divinement, pleinement, avec tout ce que vous avez vécu ici-bas et qui est déjà selon l’Esprit de Dieu. » Le salut n’est pas une question de justice, c’est une question de grâce. Aller au paradis, c’est une question de grâce, ce n’est pas un dû.

Avec le christianisme, c’est facile : vous promettez le pardon à tout le monde, donc on est libre de faire n’importe quoi : « Si l’enfer n’existe pas, tout est permis », disait Dostoïevski.

Certes on sait qu’on sera toujours pardonné, toujours, jusqu’au dernier moment. Mais à la condition d’accepter le pardon. Le plus impie, le plus dépravé est sauvé si à la fin de sa vie il peut dire : « Jésus, je m’en remets à toi ! » L’éternité de Dieu est une question d’être. C’est-à-dire que je me construis pour cette éternité. Je me construis de telle manière qu’avec ce passage je puisse entrer en communion avec Dieu. La destinée éternelle n’est pas un jeu de loterie, ni une décision de Dieu comme pourrait la prendre un simple juge. Du côté de Dieu, il n’y a pas de problème, il a toujours les bras ouverts. Est-ce que de mon côté je me construis pour me jeter dans ses bras ? C’est aussi simple que ça. Et pour me jeter dans ses bras et me construire j’ai la voie tracée par Jésus de Nazareth.

Alors si on n’a pas préparé sa vie à se jeter dans les bras de Dieu, c’est l’enfer après la mort ?

Je pense, comme Thérèse de Lisieux, que l’enfer existe, mais qu’il y a peu de gens dedans. Ce qui me pousse à accepter cette possibilité de l’enfer, c’est le souci de la justice. J’ai du mal à accepter que la destinée soit la même pour Adolf Hitler et pour les millions de Juifs qu’il a fait assassiner. Un homme qui se construit dans la haine, il se construit de telle manière qu’il est dans l’incapacité de s’unir à Dieu après la mort. Mais Dieu n’y est pour rien. Il y a le terrible problème de la liberté. N’oubliez pas que Dieu nous a donné sa propre liberté. Quand Dieu parle à Moïse, on dit qu’il parle avec lui face à face. Il y a des hommes qui choisissent de ne pas aimer Dieu. S’ils passent de l’autre côté dans cet état d’esprit, ils se trouvent dans une nouvelle existence où il n’y a pas d’amour. L’enfer. N’imaginez pas le diable, les démons, avec des fourches et des brasiers, ce ne sont que des représentations. Quelqu’un qui se construit en cette vie avec la haine, l’injustice, la jalousie ou l’obsession de l’argent est dans une situation gravissime : comment peut-on se jeter dans les bras de Dieu quand, librement, on a soumis son frère à la torture ou au viol ? Quand on l’a exploité ? De tout cela, Dieu n’y est pour rien. Dieu, lui, nous donnera tout, y compris jusqu’au dernier moment.

Et cette vieille doctrine du purgatoire, vous n’y croyez plus, quand même ?

Le purgatoire est une réalité très consolante. Parce qu’il est évident qu’aucun de nous – sauf les saints – ne sera vraiment prêt pour se jeter dans le cœur de Dieu. On est tous de pauvres pécheurs et on a tous des faiblesses. Or l’Église catholique affirme qu’il y a un état intermédiaire de purification. Cet enseignement a un fondement biblique. Il y a ce passage où Jésus parle du péché contre l’Esprit Saint et dit : « Tous les péchés seront pardonnés. Il y en a un qui ne sera jamais pardonné, ni dans cette vie, ni dans l’autre. » Ce qui veut dire qu’il y a des péchés qui seront pardonnés dans l’autre vie. Et c’est pourquoi l’Église parle du purgatoire. Saint Paul ajoute que ce que nous vivons en cette vie doit passer par le feu et ce qui est de la paille brûlera comme de la paille. Il y a donc une idée de purification. C’est consolateur de penser qu’après la mort il y a encore une possibilité de progrès spirituel. Mais évidemment, il faut avoir en soi au moins une toute petite étincelle d’amour, un tout petit peu de charité.

La résurrection de la chair, des corps, on aimerait y croire, mais c’est difficile à imaginer…

Il ne s’agit pas d’une simple réanimation, d’un retour à la vie telle qu’elle était ici-bas ! C’est une création nouvelle, mais pas à partir de rien. Nous ressusciterons avec un corps que saint Paul appelle « corps spirituel ». Cela paraît un peu contradictoire, or je pense que cela ne l’est pas. Déjà dans notre vie ici-bas, il y a une grande interdépendance entre la chair et l’esprit. Quelqu’un en dépression va se sentir fatigué dans son corps, voir le mal partout. En réalité, ce qui nous est promis, c’est un être humain dans lequel l’esprit aura spiritualisé la chair. C’est pourquoi Jésus pouvait dire à ses apôtres, après la Résurrection : « Touchez-moi, c’est bien moi. J’ai de la chair et des os. Donnez-moi à manger ! » Et à côté de ça, il traversait les murs, il apparaissait et disparaissait.

Ange Rodriguez -  Dominicain vivant au couvent de Lyon. Il est exorciste pour le diocèse de Lyon depuis de longues années.

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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Ven 15 Juin 2018 - 16:47



Faut-il avoir peur de la mort ?

Dans notre société “post chrétienne”, la mort est devenue un véritable tabou. D’ailleurs écrire un billet sur ce sujet n’est pas toujours bien vu, car rappeler aux gens les malheurs de la vie, c’est comme être un oiseau de mauvais augure.

Pourtant, si nous n’avons qu’une certitude en ce bas monde, c’est bien celle-là ; nous allons mourir. Tous, sans exception.

La mort est cachée car nous vivons dans une société du plaisir, de l’instant, qui n’a pas réussi à éradiquer la mort (évidemment) et l’a donc cachée.

Une petite anecdote vécue illustre cette réalité : des arrières grands parents perdant un peu leur autonomie rentrent dans une maison de retraite.  Oh, une maison moderne avec tout confort, des activités, des pensionnaires pour la plupart bien valides, un restaurant, etc.. pas un mouroir des anciens temps. Cependant, en arpentant les couloirs, la famille découvre bien en évidence, en fait dans l’ascenseur, une coin de tableau réservée aux derniers décès. “C’est gore d’avoir ça là où tout le monde passe” résume un des membres.

C’est vrai, la mort est tellement évacuée de nos jours, que sa simple évocation sur papier nous trouble.

Pourquoi peur ?


Pourquoi donc le monde moderne a peur ? Parce qu’il ne contrôle pas, parce qu’il y a de l’incertitude. Dans ce monde où l’on nous vend la science comme l’arme ultime qui nous permet de choisir notre vie, la mort reste incertaines par plusieurs aspects :

  • Par sa date tout d’abord. Comme le dit la Bible, “vous ne saurez ni le jour ni l’heure”.

  • Par ses conséquences ensuite. La mort n’est qu’un passage vers autre chose, mais quoi ? Cette question est proprement effrayante si l’on ne croit pas à une vie après la mort

  • Par sa douleur enfin, car qu’elle soit dans un accident, sur un lit d’hôpital ou de maladie, la mort n’est jamais de tout repos…


Un monde en déni


Les dernières décennies de la société occidentale ont été marquées par une déchristianisation, mais aussi par ce refus de la mort, qui se manifeste sous différents aspects :

  • D’abord les grands-parents qui ne veulent plus vieillir. Botox, cures en tous genres, chirurgies… La génération de mai 68 ne s’accepte pas telle qu’elle est et ne veut pas vieillir. Contradiction étonnante avec son prêche pour l’euthanasie, elle refuse de vieillir et s’accroche à la vie !

  • Ensuite la judiciarisation de la société face à tout incident médical. Accouchement qui se passe mal, opération.. tout acte médical qui se passe mal est prétexte à trouver un coupable, comme si la société n’acceptait plus la fatalité, la “malchance”, comme si la science devait pouvoir tout contrôler



Vous aussi


Vous aussi vous avez des angoisses, surement. Devenir parent par exemple, fait naitre des peurs jusqu’alors inconnues. Et s’il arrivait malheur à mon enfant ? Et mes parents, qui sont devenus vieux, que vont-ils devenir ?

Une deuxième étape est franchie vers les 60 ans, lorsque la faucheuse commence à frapper dans les connaissances ou anciens collègues. Lorsque le miroir ne nous renvoie plus de nous l’image que nous voudrions.

Alors faut-il céder à la peur ? Non ! N’ayez pas peur ! Le Christ a vaincu la mort et la souffrance, et il nous apporte les solutions. C’est bien un paradoxe, mais une souffrance comprise et assumée sera plus facile à supporter : la religion catholique apporte cette explication.

Et la vraie paix vient de la connaissance de ce qui se passe après la mort : pour cela, il faut d’abord comprendre pourquoi nous sommes sur cette terre. Ce sera l’objet d’une prochaine réflexion.

Source : Faut-il avoir peur de la mort ? - Existence de Dieu
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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Ven 15 Juin 2018 - 17:05



Je ne veux plus vivre avec la peur de la mort

Face à la mort nous sommes tous égaux. Et elle est inévitable pour chaque être humain. Personne n’est préparé à la mort, c’est l’inconnu et ça peut faire peur. Demandons au Seigneur de nous rendre libre de toutes inquiétudes et de toutes angoisses pour que nous puissions vivre sereinement et accomplir Sa Volonté dans notre vie.



Je prie dans le nom de Jésus-Christ parce que j’ai une grande  peur de mourir et aujourd’hui je décide m’en débarrasser. J’ai de plus en plus de crises d’angoisses, parce que je ne veux pas me rendre à l’évidence qu’un jour moi et tout ce qui m’entoure ne serons plus là. Ça me trouble, je ne peux pas l’accepter. J’ai des pensées de mort, de décès et de deuil. Je reste dans une atmosphère de tragédie et à cause de cela je me rends compte que je ne profite pas entièrement de ma vie.  Parfois je suis pris(e) de panique rien qu’en pensant que la mort peut venir dans ma vie et à n’importe quel moment et sur chaque membre de ma famille et de mon entourage. Je me refuse de me projeter dans le futur car dans mon cœur, je crois que je ne verrais peut-être pas le lendemain. C’est épuisant et  ça me fait perdre un temps considérable, du temps que je pourrais mettre à profit,  pour jouir de la vie. Mais c’est plus fort que moi,  la pensée de ma mort m’accompagne au quotidien. Je t’en prie, Père de me libérer de cette emprise qui est sur moi. Je voudrais être une personne qui sait saisir la grâce d’être en vie et les opportunités que tout cela offre. Je ne peux pas tout contrôler car tout est entre Tes Mains. Ma part est de suivre Tes commandements sans me soucier et m’inquiéter du lendemain. Tu m’as apporté la liberté et ce n’est pas à moi de m’enfermer dans une prison de peur. J’ai essayé d’en parler autour de moi. J’ai vu les réactions que cela a provoquées. Je passe pour une personne pas normale. Comment comprendre ce genre de pensées ? Moi je ne peux que m’en remettre à Toi pour m’en sortir. Renouvelle en moi de nouvelles pensées.

Père, je ne parviens pas à m’en débarrasser seul, mais avec Toi je sais que tout est possible. Je prie pour que Tu me délivres de cette peur aujourd’hui et que Tu puisses entrer dans mon cœur pour toujours. Remplis moi du Saint-Esprit, fais déborder la vie en moi, afin que mon âme puisse être en paix. Cette paix que l’on ne trouve qu’auprès de Toi. Amen !



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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Sam 16 Juin 2018 - 19:47



Le chrétien face à la mort

Nous abordons ici un sujet grave, mais qui occupe une place importante dans la Bible. Il s'agit de la mort. Le mot mort et le verbe mourir sont cités 179 fois dans la bible. Ce thème m'a été inspiré par le témoignage d'une sœur ayant perdu son mari. C'était un témoignage émouvant, fort et encourageant. Mais au-delà de ce témoignage, ce que j'en ai retenu c'est l'attitude du chrétien face à la mort. Ceci, à la fois du côté de notre frère bien aimé qui nous quittait, mais également de la famille qui est restée.

Le mot mort, nous l'entendons pratiquement tous les dimanches à propos de Jésus et nous mesurons l'importance que cela a pris dans nos cœurs. Nous nous réjouissons que cette mort physique a été vaincue par Jésus. Mais quelle résonance particulière ce mot a-t-il pour nous, s'agissant de notre propre mort physique, du moins tel que nous l'envisageons ?

Devons-nous en parler ? Est-elle différente pour nous les chrétiens ? Je vais tenter d'apporter ce matin quelques éléments de réponse à ces interrogations.

Suite de ce texte édifiant : le chrétien face à la mort - Lueur.org


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Gilles

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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Lun 18 Juin 2018 - 20:05



Des rites pour faire son deuil

Après un décès. Face au drame de la mort d’un être cher, les rites funéraires sont là pour aider à avancer sur le chemin du deuil. Vers la vie.

Les obsèques sont un véritable parcours qui conduit le défunt du lieu de son décès vers celui de sa dernière demeure. Chaque étape des funérailles est très importante : elle symbolise celles du deuil à venir pour les proches. Et les aide à se séparer progressivement du défunt.

La veillée

La première étape du parcours se passe autour du corps de l’être cher, juste après la mort, dans l’intimité : elle a lieu parfois dans la chambre (malheureusement de moins en moins souvent) mais le plus souvent au funérarium ou à l’hôpital. C’est le lieu d’un « entre-deux ». Le statut du corps est encore intermédiaire : il est entre les êtres vivants et morts. C’est le temps des sens : on peut encore le toucher, le regarder. C’est aussi celui de la veillée autour du corps, si importante. Elle permet de prendre conscience de la réalité de la perte et empêche le déni. L’être humain a besoin de voir le mort, le toucher, l’embrasser, pour prendre conscience qu’il n’est plus dans cette enveloppe charnelle. La relation charnelle se termine devant le corps mort. Il est nécessaire de prendre conscience de la réalité de la perte. Pour cela, le moment de l’adieu au visage est très important. Dans ce temps de la veillée, la parole de la mort s’exprime avec intensité, pour ceux qui acceptent de s’en approcher. Dans cette étape, chacun est interpellé aussi sur son propre destin, son devenir mortel, sur la question du « pourquoi » de sa vie…

Le cadre collectif

À partir de la fermeture du cercueil, la deuxième étape des obsèques commence. On passe d’un cadre intimiste – la veille du défunt – à un cadre collectif. Dans la tradition catholique française, c’est l’Église, une communauté, un lieu ouvert, qui accueille le cercueil. Les proches remettent alors le défunt à quelque chose qui les dépasse. Le mort n’est la propriété de personne. Toute vie va au-delà du cercle intime : avec l’annonce de l’enterrement, la famille ouvre le cercle. Il est bon d’associer largement au-delà du cercle intime, pour faire mémoire, célébrer la vie de la personne, qui a eu une vie professionnelle, des engagements dans la société, la vie de quartier, etc. Tout cela a sa place dans la vie d’une personne. Et à sa mort aussi. Même s’il n’y a pas de cérémonie à l’Église, il est très important d’avoir cette ouverture. Les célébrations civiles sont d’ailleurs construites sur le modèle des célébrations religieuses.

Le temps de l’adieu

Le troisième temps est celui de la mise en terre. C’est le temps de la séparation, où les vivants, ayant déposé ce corps, et lui ayant affecté un lieu de repos, de mémoire, d’ancrage dans la continuité familiale au cimetière, commencent à se poser la question de « l’après », qui est fondamentale. C’est d’ailleurs tout le sens de ce parcours de funérailles : manifester quelque chose sur ce qu’on croit être le devenir du mort. En effet, toute personne qui vit un deuil a envie d’entendre que la relation continue.

Vers la vie

Ces rites symbolisent le parcours psychologique du deuil, qui va prendre des mois, des années… Pour les vivants, il s’agit d’aller de la perte de la vie charnelle vers l’expérience d’une relation spirituelle, une ouverture vers la vie après la mort. Ce parcours va permettre aux vivants de retrouver la paix, retourner vers la vie, pour ne pas rester enfermés dans la mort, ne pas se laisser « tuer par la mort »… Par ailleurs, il met en scène la dimension collective du deuil qui n’est pas qu’un travail personnel : dans ce « travail » du deuil, toutes les personnes autour de la personne endeuillée sont concernées. Ce sont les relations qui permettent d’avancer vers la vie. Le deuil est une œuvre collective.

Propos recueillis par Christian de Cacqueray
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Gilles

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Re: Un chrétien peut-il avoir peur de la mort ?

Message par Gilles le Jeu 21 Juin 2018 - 21:10



Qu’est-ce qui se passe à la fin de notre vie ?

Voilà une très bonne question que de moins en moins de personnes se posent aujourd’hui. Pourtant, c’est une question extrêmement importante. Car savoir quaprès notre mort nous serons jugés selon l’amour de Dieu et du prochain que nous aurons vécu tout au long de notre vie sur la terre peut nous stimuler grandement à vivre dans l’amour à chaque jour. Voici une petite vidéo qui nous aide à mieux comprendre ce qui se passera à la fin de notre vie sur la terre.

« A notre mort, notre âme se séparera de notre corps. Et parce que l’âme est le principe de vie et d’unité dans un être vivant, le corps commence à se désagréger dès que l’âme est séparée du corps. Or, l’âme humaine est immortelle. Elle est spirituelle et c’est pourquoi elle ne peut pas se désagréger ou se casser. Après la mort, l’âme apparaît devant Dieu. Il lui sera rendu le bien et le mal que cet homme a fait. Ce processus, on l’appelle le jugement personnel: un sort est attribué à chacun. Cette assignation est définitive. Pour l’âme séparée, il n’y a plus de possibilité de changement. L’âme se tient devant Dieu comme elle est partie du monde.


Les théologiens ont décrit cette fixité de l’état de l’âme avec l’image suivante: l’arbre qui tombe demeure étendu dans la direction dans laquelle il est tombé. C’est pareil pour l’âme et c’est pourquoi cela joue un rôle si une âme est partie de ce monde dans l’amour et l’amitié avec Dieu ou non. Après le jugement personnel, tout de suite après la mort, il y a le jugement dernier qui se situe à la fin des temps. Quand le monde et le cosmos périssent et tout ce qui est terrestre prend fin. Au jugement dernier, notre corps d’une façon transfigurée, aura part à notre destinée éternelle. Notre corps ressuscitera. Comment notre corps sera, cela est difficile à imaginer. Saint Paul compare notre corps terrestre et notre corps transfiguré avec un grain et la plante qui en résulte. Les deux sont d’une certaine façon la même chose, mais tout de même tout à fait différentes. Notre corps transfiguré sera donc tout autre, mais ce sera notre corps.

Pourquoi notre corps devrait-il ressuscité puisqu’il est si terrestre? Mais il convient que le corps ressuscite, car nous ne sommes pas que des âmes. Mais nous sommes des êtres avec une âme et un corps. Le corps fait partie de ce que c’est être un homme. Voici un exemple parlant: quand je gifle quelqu’un, je ne peux pas dire: tiens, c’est mon corps qui a donné une taloche à ton corps. Non la gifle est donnée par une personne et elle est reçue par une personne. Le corps fait partie de la personne humaine. C’est pourquoi il est convenable que le corps qui avait part au bien et au mal de cette vie, est part aussi au sort éternel de l’homme. »


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