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Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...

Gilles
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Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  Empty L'Ennui ou la dépression spirituelle (l'acédie)...

Message par Gilles le Mar 4 Mai 2010 - 15:26

L'Ennui ou la dépression spirituelle (l'acédie)



1. Sa nature

Il y a bien des formes d'ennui. Il y a l'ennui ressenti comme une mélancolie vague, passagère, sans cause apparente et caractérisée par le dégoût de toute chose. Ce sentiment d'ennui qui s'empare soudainement de l'âme et la plonge brusquement dans une tristesse accablante a été souvent décrit par les poètes romantiques comme Châteaubriand, Alfred de Vigny, et surtout par Baudelaire dans "Les fleurs du mal". En fait, une telle langueur morale ne peut être sans cause, mais elle n'est pas une maladie de l'âme dans la mesure où elle n'est que passagère. Il y a aussi l'ennui de personnes aimées dont l'absence nous fait souffrir. Le deuil d'êtres chers engendre cet ennui : on s'ennuie de nos parents, d'un époux, d'une épouse, d'amis intimes dont le souvenir hante notre mémoire. Cet ennui, qui est la tristesse d'un amour privé de son objet n'est pas, de soi, une maladie de l'âme. Si l'on considère le travail, les occupations, les activités culturelles, il s'y trouve de l'ennui, dans la mesure où il y a perte de goût ou d'intérêt. Parce que nous ne sommes pas faits pour rien faire, l'oisiveté est par-dessus tout une source d'ennui. C'est ainsi que beaucoup de personnes âgées, vivant repliées sur elles-mêmes, soit par incapacité de se livrer à des activités valorisantes, soit par ce qu'elles ne savent que faire, n'ayant plus de but ou d'intérêt particulier, s'enlisent dans l'ennui. À plus forte raison, les personnes plus jeunes qui voudraient travailler mais ne peuvent trouver de travail seront éprouvées par l'ennui. Toutes ces formes d'ennui ne sont pas, de soi, des maladies de l'âme; cependant elles peuvent conduire à la maladie spirituelle de l'ennui, si l'âme en prend occasion pour s'éloigner de Dieu.

L'ennui, maladie de l'âme, se rattachant au mal général de la tristesse, est en effet une sorte de dépression d'ordre spirituel, s'exprimant par le dégoût, l'abattement, le découragement, qui enlève à l'âme qui en souffre son élan, son enthousiasme et même son intérêt pour les choses spirituelles, c'est-à-dire pour les actes de la vertu de religion : la prière, la pénitence, la lecture spirituelle, l'étude des vérités religieuses, le culte divin en général. Les Anciens appelaient cette dépression spirituelle "acédie".

La personne déprimée spirituellement peut ne l'être en aucune manière aux plans physique et psychique. Car elle cherche ordinairement à compenser le vide spirituel qu'elle éprouve par de multiples occupations et distractions. Le travail, manuel ou autre avec, selon les personnes, un intérêt croissant pour les arts, les sciences, les loisirs, en viennent à canaliser toute l'attention et à réclamer toutes les énergies. Il n'y a plus de place pour Dieu. L'âme décentrée de son vrai centre, qui est Dieu, - puisqu'elle est faite à son image et ne peut trouver son repos qu'en Lui - ne peut en ressentir qu'un profond malaise, une tristesse, une morosité qui lui collent à la peau et qu'elle essaie d'oublier en fuyant dans les activités extérieures qu'elle se donne.

2. Les espèces d'ennui ou dégoût spirituel

L'ennui ou dégoût spirituel, qui prive l'âme de la joie de Dieu peut être soit une épreuve, habituellement passagère, soit une maladie spirituelle extrêmement dangereuse. Comme ces deux sortes d'ennui produisent les mêmes effets négatifs dans l'âme, les remèdes à l'un et à l'autre seront substantiellement les mêmes.
A) Comme épreuve, le dégoût des choses spirituelles correspond à ce que les maîtres spirituels appellent la désolation. Lorsqu'il définit la désolation, saint Ignace de Loyola décrit en fait ce qu'est l'épreuve de l'ennui ou acédie dans une âme qui tend à progresser dans l'union avec Dieu. L'âme désolée n'éprouve plus la consolation de Dieu, qui l'enflammait dans l'amour de son Créateur : elle ne sent plus l'allégresse intérieure qui l'appelait et l'attirait aux choses célestes et à son bien propre et qui la remplissait de paix. Au contraire, elle est envahie de ténèbres et de trouble intérieur. Elle se sent attirée vers ce qui est bas et terrestre, inquiète devant les diverses agitations et tentations. Elle est poussée à perdre confiance, à être sans espérance, sans amour. Elle se trouve alors toute paresseuse, tiède, triste et comme séparée de son Créateur et Seigneur. (E.S. nn. 316-317).


"L'épreuve du dégoût des exercices spirituels n'est pas une épreuve légère, affirme saint Augustin; si elle t'afflige, reconnais ta misère et crie vers le Seigneur pour qu'il t'en libère. Et lorsque tu en auras été délivré, chante vite ses miséricordes". Sur l'éventualité et même la nécessité de cette épreuve purificatrice, saint Bernard enseigne à ses disciples : "Sans doute, dans le commencement (de votre combat spirituel contre les affections charnelles) votre coeur sera rempli de tristesse ; mais cette tristesse fera bientôt place à la joie. En effet, vos affections seront purifiées, votre volonté sera renouvelée, ou plutôt il en sera créé une nouvelle en vous, en sorte que tout ce qui vous avait paru difficile, impossible même, vous paraîtra plein de douceur et vous l'embrasserez avec une sorte d'avidité". Ces paroles font écho à celles mêmes que Jésus donnait à ses apôtres après la dernière Cène, une heure avant d'entrer dans son affreuse agonie : "En vérité, en vérité, je vous dis que vous pleurerez et que vous vous lamenterez et le monde se réjouira. Vous serez, vous, attristés, mais votre tristesse se changera en joie" (Jean 16, 20).

Saint Augustin rappelle que dans son agonie, Notre-Seigneur Jésus a été accablé par la tristesse et l'abattement, disant: "Mon âme est triste à en mourir". Et cloué sur la croix, il soupirait: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"

"Bien que cet abattement, même grave, puisse être ressenti sans aucune faute, remarque-t-il, qu'il y ait toujours en toi la volonté d'agir ou de souffrir conformément à la volonté de Dieu, comme elle était en Jésus. Si tu reçois de la main de Dieu la peine de cette désolation, bientôt tu seras réconforté avec Jésus-Christ par la consolation d'un ange, mieux par celle de Dieu même".
B) Lorsque le dégoût spirituel est un état permanent de l'âme, soit en raison de la négligence à prendre les moyens pour la surmonter, soit en raison de la tiédeur dans laquelle elle s'est laissée tomber, et qui devient une véritable torpeur spirituelle qui la replie sur elle-même, la séparant de plus en plus de Dieu, on se trouve devant une maladie spirituelle extrêmement dangereuse. Car cette maladie engendre, dans l'âme, selon saint Grégoire le Grand, la malice, la rancoeur, la pusillanimité, le désespoir et la recherche des plaisirs illicites. Dans son dégoût de la piété et du culte divin, l'âme en arrive à se détourner de toute pratique religeuse et à n'avoir plus de désir que pour les choses du monde. Elle estime non seulement ne pas avoir besoin de la religion, mais ne comprenant plus rien à la sagesse et à la bonté de Dieu qui fait tourner tous les maux au bien de ceux qui l'aiment, elle devient, comme dit saint Jean Climaque, "une calomniatrice de Dieu qu'elle trouve sans coeur et sans bonté".


La dépression spirituelle ou acédie, comme forme de tristesse et d'ennui en face de tout ce qui est du domaine religieux, agit à la façon d'un cancer qui mine d'abord la vertu d'espérance et par conséquent enlève à l'âme son courage, sa force, son énergie, la jettant dans le découragement ou l'indifférence religieuse. Cette maladie spirituelle, ennemie de la persévérance, explique sans doute un grand nombre de défaillances dans la foi. Étant socialement contagieuse, en raison de la mentalité mondaine dans laquelle elle s'enracine, elle est en très grande part responsable du désintéressement collectif de la religion, qui s'exprime aujourd'hui par la diminution très sensible de la pratique religieuse. C'est donc une maladie spirituelle actuelle, bien qu'elle soit presqu'inconnue sous son ancienne appellation. Qu'on lui donne aujourd'hui des noms qui correspondent à ses effets, comme la morosité, l'ennui ou le dégoût de la religion, l'oubli de Dieu, elle n'en reste pas moins très dommageable à la santé des âmes.

3. Ses causes

A) À l'ennui, envisagé comme épreuve de désolation spirituelle permise par Dieu, saint Ignace de Loyola assigne trois raisons principales:

"la première : parce que nous sommes tièdes, paresseux ou négligents dans nos exercices spirituels; c'est alors à cause de nos fautes, que la consolation spirituelle s'est éloignée de nous.

"la seconde : pour éprouver ce que nous valons et jusqu'où nous pouvons aller dans le service de Dieu et sa louange, sans un tel salaire de consolations et d'immenses grâces.

"la troisième : pour nous donner d'apprendre et de connaître en vérité, afin de le sentir intérieurement, qu'il ne dépend pas de nous de faire naître ou de conserver une immense dévotion, un intense amour, des larmes, ni aucune autre consolation spirituelle, mais que tout est don et grâce de Dieu notre Seigneur : et pour que nous n'allions pas faire notre nid chez autrui et nous monter l'esprit jusqu'à l'orgueil et la vaine gloire, en nous attribuant la dévotion ou les autres effets de la consolation spirituelle". (E.S. n. 322)

B) Saint Jean Climaque pense que l'acédie ou ennui, comme mal de l'âme, est due surtout au relâchement spirituel, à la paresse, à un esprit d'insoumission. Il affirme que "l'homme soumis ne connaît pas ce défaut, les choses sensibles étant pour lui occasion de prospérer dans le domaine spirituel", plutôt que de l'inviter à la tiédeur. L'acédie sera alors une sanction dans l'âme de son manque de générosité. "Aussi, écrit-il, une âme généreuse ranime l'esprit quand il est mort mais l'acédie et la paresse dissipent tout le trésor des vertus".

C'est aussi le sentiment de Jean Mosch, de Thalassius et de saint Jean Damascène qui furent en leur temps de grands maîtres spirituels. Dans la Vie des Pères du désert, on lit ce fait :

" Le monastère de saint Gérasime, situé près du Jourdain, avait pour supérieur du temps de Jean Mosch (+ 619), un abbé de grand mérite nommé Alexandre. Un frère vint trouver l'abbé Alexandre et lui dit : "Abbé, je veux quitter l'endroit où je vis, parce que je souffre beaucoup de l'ennui (acédie)", L'abbé Alexandre lui répondit : "Mon fils, ceci est le signe naturel que tu ne penses ni au royaume des cieux ni au châtiment éternel ; car alors, tu ne souffrirais pas de l'acédie". En d'autres termes, si tu souffres de l'acédie ou ennui spirituel, c'est que ta pensée est toute tournée vers les choses de la terre et que tu oublies tes fins dernières.
Pour Thalassius, l'acédie a comme cause principale la négligence dans l'ordre spirituel, essentiellement reliée à la recherche des plaisirs. Il en va sûrement ainsi pour l'acédie actuelle de beaucoup de chrétiens qui désertent les églises, se détournent de Dieu et de Jésus-Christ et n'ont plus de goût, dit saint Paul, que pour les choses de la terre. On trouve la même doctrine chez saint Jean Damascène dans son traité "De la foi orthodoxe".


On peut donc dire que les causes les plus générales du dégoût spirituel qui conduit aujourd'hui un grand nombre d'âmes à se détourner de Dieu et à chercher leur bonheur dans le plaisir des sens est la diminution, quand ce n'en est pas le mépris complet, des vertus de foi, d'espérance et de charité.

La civilisation matérialiste dans laquelle nous vivons tend à saper les fondements divins de la vie religieuse. Il serait aujourd'hui insensé de croire et d'espérer en un Dieu qu'on ne voit pas ; la sagesse consisterait à construire soi-même son propre bonheur sur la base des biens de ce monde. La désorientation spirituelle des âmes au profit d'un attachement de plus en plus grand aux ressources du monde présent ne peut que les entraîner à sentir de plus en plus l'amertume du vide spirituel dans lequel elles sont plongées. L'absence de Dieu, surtout si elle est la conséquence d'un rejet volontaire, débouche sur l'immense tristesse de l'ennui et du dégoût spirituel.

4. Ses remèdes


Que l'ennui spirituel ou acédie soit considéré comme une épreuve purificatrice ou maladie de l'âme, les remèdes sont les mêmes:

1) D'abord ne pas fuir

C'est la première règle que donne Cassien au sujet de l'acédie dans ses Institutions monastiques, au livre X, ch. 25 : "Il est prouvé par l'expérience, affirme-t-il, qu'on ne combat pas l'acédie par la fuite; mais qu'il faut lui résister pour la surmonter".
Fuir devant cette tentation signifie s'avouer vaincu et s'éloigner de Dieu. Un jour ou l'autre, devant leurs devoirs religieux, tous les hommes doivent lutter contre la fatigue, la négligence, la paresse, le découragement et persévérer coûte que coûte dans le service de Dieu. Cette persévérance peut exiger beaucoup de courage.


2) Ne pas perdre confiance et recourir au Christ.

"Lors donc que vous vous sentez tombé dans la torpeur, l'acédie et le dégoût, dit saint Bernard, n'entrez pas pour cela en défiance et ne quittez pas vos exercices spirituels ; mais cherchez la main de Celui qui peut vous assister, conjurez-le à l'exemple de l'Épouse du Cantique, de vous tirer après lui, jusqu'à ce qu'étant ranimé et réveillé par la grâce, vous deveniez plus prompt et plus allègre, et que vous couriez et disiez : "J'ai couru dans la voie de vos commandements, lorsque vous avez dilaté mon coeur" (Ps. 118, v.32).

3) Tenir le regard de l'âme fixé uniquement sur le souvenir de Dieu

"Nous échapperons à ce malaise fait de torpeur et de tiédeur, enseigne Diadoque de Photicé, si nous imposons à notre pensée des limites étroites, en tenant notre regard fixé uniquement sur le souvenir de Dieu. Ainsi seulement l'esprit pourra revenir sans tarder à sa ferveur et sortir de ce trouble irraisonné".
Garder sans cesse le souvenir de Dieu signifie d'abord et avant tout pour Diadoque de se tourner résolument vers le "Seigneur Jésus", de se remémorer son Nom tout-puissant, de l'appeler sans cesse à son secours, d'en faire la nourriture habituelle de son esprit.


"L'esprit réclame de nous d'une manière absolue, explique-t-il, lorsque nous fermons toutes ses issues par le souvenir de Dieu, une oeuvre qui doive satisfaire pleinement sa capacité d'exercice. Il faut donc lui donner le "Seigneur Jésus" comme la seule occupation pour arriver entièrement à ce but. En effet, il est dit : " Personne ne peut dire Seigneur Jésus si ce n'est par l'Esprit Saint" (1Cor 12, 3). Cependant, que sans cesse, dans son cellier intérieur, il tienne son regard si étroitement fixé sur cette parole, qu'il ne s'en détourne pas vers des imaginations. En effet, tous ceux qui méditent sans cesse ce nom saint et glorieux dans la profondeur de leur coeur deviennent aussi, un jour, capables de voir la lumière de leur esprit. Car, si ce nom est retenu par la pensée avec un soin étroit, il consume toutes les souillures qui peuvent surnager dans l'âme, dans la force du sentiment. " Notre Dieu est un feu consumant " (Dt 4, 24) est-il dit. D'où vient que, dès lors, le Seigneur attire l'âme à un grand amour de sa gloire. Car si ce nom glorieux et très désirable reste, d'une manière durable, dans la mémoire de l'esprit, avec la ferveur du coeur, il établit en nous la disposition habituelle d'en aimer la bonté, sans que rien dès lors n'y fasse obstacle. C'est là, en effet, la pierre précieuse que l'on ne peut acheter qu'après avoir vendu tout son bien, et dont la découverte procure une joie indicible." (Diadoque de Photicé, La perfection spirituelle, Migne Paris 1990, p. 41-42).

4) Ne pas faire de changement quant à nos décisions antérieures.

Fort de l'expérience spirituelle des anciens et de la sienne propre, saint Ignace de Loyola nous engage "à ne jamais faire de changement en période de désolation, mais de s'en tenir avec fermeté et constance aux décisions et à la détermination dans laquelle on était le jour qui a précédé la désolation, ou à la détermination dans laquelle on était pendant la consolation qui a précédé". Et il nous donne la raison de cette règle de conduite, en nous rappelant que "dans la consolation, c'est surtout le bon esprit qui nous guide et nous conseille et dans la désolation c'est le mauvais, dont les conseils ne peuvent nous faire prendre un chemin qui aboutisse". (E.S. n. 318).

5) Nous changer nous-mêmes

Saint Ignace nous avertit cependant que "si dans la désolation (ou le dégoût spirituel) il ne faut pas changer nos décisions premières, il est par contre excellent de nous changer nous-mêmes vigoureusement en faisant tout le contraire de ce que nous suggère la langueur que nous ressentons, c'est-à-dire "en nous ancrant davantage dans les exercices spirituels" (prière, examen de conscience, pénitence).

6) Demeurer dans la patience

La patience vient à bout de toutes les difficultés. C'est par elle que grandit la force d'âme. Aussi, si l'âme est plongée dans une désolation qui se prolonge, un ennui qui ne semble plus finir, "elle doit travailler, dit encore saint Ignace, à demeurer dans la patience qui est opposée aux vexations qui lui adviennent". C'est souvent parce qu'on manque de patience et qu'on se décourage que l'ennui spirituel s'aggrave et devient un état maladif. Supportée avec patience, et combattue comme il se doit, la désolation sera vaincue avec la grâce de Dieu et l'âme retrouvera la paix et la joie.

7) Demeurer dans l'humilité

La joie et la désolation se succédant par périodes, dans notre âme, il importe de demeurer dans l'humilité et la confiance. C'est un précieux conseil de saint Ignace qui rejoint l'enseignement des maîtres qui l'ont précédé : " Celui qui est consolé doit tâcher de s'humilier et de s'abaisser autant qu'il lui est possible, en pensant au peu qu'il vaut dans le temps de la désolation, sans cette grâce ou cette consolation. Au contraire, celui qui est désolé doit penser qu'il peut beaucoup avec la grâce qui suffit pour résister à tous ses ennemis, en prenant des forces dans son Créateur et Seigneur". (E.S. n. 324)

Saint Bernard voyait dans cette attitude d'humilité et de confiance, un remède préventif de l'acédie ou ennui spirituel :

" Et si vous vous réjouissez dans la grâce de Dieu, quand elle est présente, ne croyez pas néanmoins posséder ce don comme un droit qui vous est acquis, ni compter trop sur lui, comme si vous ne pouviez jamais le perdre ; de peur que si Dieu vient tout à coup à retirer sa main, et à soustraire sa grâce, vous ne tombiez dans un découragement, une tristesse excessive. Enfin, ne dites point dans votre abondance : " je ne serai jamais ébranlé " (Ps. 29, 7). De peur que vous ne soyez aussi obligé de dire avec gémissement les paroles qui viennent après celles-là : "Vous avez détourné votre visage de moi, et je suis tombé dans la confusion et dans le trouble" (Ibid). Vous aurez soin plutôt, si vous êtes sage, de suivre le conseil du Sage, et de ne pas oublier les biens au temps des maux, ni les maux au temps des biens (Eccl. 11, 27) ". (Saint Bernard, In Cantic, serm. 21).

8. Faire prier pour soi

L'ennui spirituel, le dégoût des choses de Dieu, peut être si grand dans une âme qu'elle se sente incapable de prier, et violemment tentée, dans une sorte de révolte intérieure, de tourner définitivement le dos à Dieu. Plusieurs saints ont éprouvé une telle souffrance intime.
Ainsi, on lit dans la vie de saint Bernard ce qui est arrivé à l'un de ses disciples, Geoffroy de Péronne, qui depuis peu de temps s'était consacré au service de Dieu. Envahi de ténèbres intérieures et aussi par le souvenir de ses amis jouissant des plaisirs du monde, de ses parents, de tous les biens qu'il venait d'abandonner, la tentation de découragement qu'il en éprouvait était si rude qu'il ne pouvait s'empêcher de le laisser paraître extérieurement, lui qui auparavant était si enthousiaste.
Un de ses amis s'apercevant de sa tristesse, lui dit : "Que veut dire ceci, Geoffroy?" "Ah! mon frère, lui répondit-il, ma peine est trop grande, j'ai perdu le goût de prier ; jamais plus de ma vie je n'aurai de joie". Voyant l'état déplorable de Geoffroy, son ami pensa recourir à la prière de saint Bernard. Peu de temps après, Geoffroy était tout pacifié, transformé ; la tempête était passée, et il pouvait dire à son ami : "maintenant je t'assure que jamais plus je ne serai triste".
Ainsi, si notre âme en venait à être plongée dans les épaisses ténèbres de l'ennui ou de la dépression spirituelle, au point de se sentir incapable de prier, l'humble recours à quelque personne proche de Dieu pourra sûrement nous obtenir de retrouver la lumière et la joie.
Nous éprouverons alors la vérité et l'efficacité merveilleuse de ce que l'Église appelle "la communion des saints", les enfants de Dieu unis à son divin Fils constituant une immense famille, où tous les biens spirituels sont communs, la richesse des uns comblant la pauvreté des autres.


Source: www.lumenc.org


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Message par Claire le Mar 4 Mai 2010 - 20:29

Merci Cher Gilles pour cet article fort intéressant !
Il m'a beaucoup éclairée et j'en conclus qu'en cas de petite ou grande dépression spirituelle, il ne faut surtout pas rester seul. "Un chrétien seul est un chrétien en danger".
D'où la nécessité des groupes de prières où nous puisons des forces avec l'aide de nos frères et soeurs en Christ. 🤡
Ainsi nous pouvons mieux retourner à nos exercices spirituels.
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Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  Empty Anselm Grün nous dit comment guérir de la dépression

Message par Claire le Mer 27 Mar 2013 - 13:48

Témoignage

Anselm Grün nous dit comment guérir de la dépression

Voici un extrait d'une interview que le moine bénédictin Anselm Grün a accordée à "Pèlerin magazine" le 21 mars 2013 :


La dépression, c'est quoi ? C'est une mésestime de soi. Comme chrétien, je la traduis comme un décalage entre l'image que je me fais de moi et l'image que Dieu se fait de moi.

Tous, nous vivons cette tension. Nous nous rêvons riches, séduisants, puissants, nous nous fixons des objectifs très élevés. Or, tout ne marche pas toujours comme nous l'aimerions : nous sommes limités, physiquement et intellectuellement, et nous ne sommes pas seuls au monde, mais entourés d'autres, qui eux aussi ont leurs limites ! (...)

La guérison est dans le réajustement de nos deux images : la personne que nous voudrions être, et celle que Dieu a voulu que nous soyons.

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Message par Gilles le Lun 23 Juil 2018 - 17:24

Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  39411895-portrait-femme-m%C3%BBre-avec-triste-d%C3%A9prim%C3%A9-expression-r%C3%A9fl%C3%A9chie-seul-avec-les-yeux-ferm%C3%A9s-d%C3%A9vast%C3%A9-et-inquiet-arri%C3%A8re-plan-f

Le chrétien et la dépression

Introduction...

La dépression est une maladie très fréquente. Il ne faut pas la confondre avec un "coup de blues", un découragement passager. Environ 20% des femmes et 10% des hommes présenteront un état dépressif durant leur vie. C'est la 2ème cause d'invalidité et c'est une maladie potentiellement mortelle, à cause du risque de suicide. La maladie est connue depuis l'Antiquité. On en parle aussi dans la Bible, à propos de Job (livre de Job), d'Elie (1Rois 19), et d'autres encore.

Les temps modernes, avec leur rythme effréné, la perte des valeurs religieuses et morales, le stress, n'ont fait qu'en augmenter le nombre. Avant de parler du chrétien face à cette maladie, il faut la décrire.


Causes psychologiques de la dépression.

D'une manière générale, la maladie est provoquée par une perte. Celle-ci peut être réelle (deuil, handicap, maladie chronique, faillite, chômage...) ou symbolique, c'est-à-dire la destruction d'une illusion sur soi-même (une déception par rapport à un idéal, une croyance, une cause sociale ou politique...).


Suite de cet excellent texte : 47 - La dépression - Bible ouverte

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Message par Gilles le Lun 30 Juil 2018 - 16:58

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Prière pour sortir de la dépression

Seigneur Jésus,
Écoute ma prière,
Écoute ma voix qui crie vers Toi.
Sois sensible à mes larmes
et à ma tristesse.
Mon âme est triste à en mourir,
Je me sens si mal,
je me sens si lourde
comme si je portais un poids trop lourd sur mes épaules,
Comme si ce poids enfonçait mes pieds dans le sol
et m’empêchait d’avancer.
Quel est donc ce poids ?
Est-ce mon péché ?
Mon désarroi ?
Mon insatisfaction de ma vie, de moi-même ?
Peu importe.
Seigneur Jésus,
Je me tourne ce soir vers toi,
Pardonne-moi pour tous mes manquements.
Aide-moi !
Tu es le seul qui puisse enlever ce poids sur mes épaules,
Tu es le seul qui puisse rendre mon fardeau plus léger
ou me donner la force nécessaire pour que je puisse le porter
et continuer ma route.
Seigneur Jésus,
Aide-moi,
J’ai foi en Toi. Amen !


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Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  Empty Re: Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...

Message par Gilles le Ven 16 Nov 2018 - 18:30

16 novembre 2018
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Dire « Secoue-toi un peu » à une personne déprimée, ça ne sert à rien

« Fais un effort ! » Ou encore : « Si tu n’essayes pas de te secouer un peu, comment veux-tu t’en sortir ? » De telles recommandations sont adressées quotidiennement aux personnes souffrant de dépression et se déclinent sous de nombreuses formes.

Ce type d’échange avec l’entourage est rapporté si souvent par les patients que les psychiatres ont fini par lui donner un petit nom. Ils l’appellent le « syndrome orangina », allusion au slogan de la marque de boisson gazeuse, « Secouez-moi – sinon la pulpe elle reste en bas ».

Ces petites phrases sont prononcées le plus souvent avec bienveillance et empathie, dans l’intention d’aider. Parfois, elles sortent sous le coup de l’exaspération, ou à cause de la peine que peut susciter en nous l’apathie d’un proche, ou d’un collègue. Pourtant, elles ne semblent que rarement porter leurs fruits. Pire, ces mêmes patients expliquent très bien combien ces conseils et injonctions peuvent s’avérer culpabilisants et finalement contre-productifs.

Les neurosciences permettent aujourd’hui de mieux comprendre pourquoi. Et doivent inciter l’entourage à chercher d’autres moyens d’aider un proche touché par une dépression.

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Suite de ce beau texte et vidéos : Dire « Secoue-toi un peu » à une personne déprimée, ça ne sert à rien

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Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  Empty Re: Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...

Message par Gilles le Ven 11 Jan 2019 - 19:16

Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  Coppia-su-social-network

Mobile-déprime et e-anxiété, quand les réseaux sociaux nous rendent malades 

Si le smartphone fait partie de notre quotidien et rend de nombreux services, de récentes recherches montrent qu’il présente des risques dont ses utilisateurs doivent se méfier. Les personnes qui l’utilisent très fréquemment, adolescents comme adultes, seraient davantage anxieuses et déprimées. Il peut également rendre « addict ».

Le smartphone est aujourd’hui omniprésent dans nos vies : 58 % des Français déclarent avoir leur mobile 24 h sur 24 h avec eux ; 41 % le consultent même au milieu de la nuit et 7 % vont jusqu’à répondre à leurs messages dans leur lit.

Dans une récente synthèse des recherches menées sur les grands usagers des smartphones et des réseaux sociaux, les chercheurs ont mis en évidence une plus grande probabilité de souffrir de certains problèmes psychologiques : anxiété, dépression et addiction.

Les réseaux sociaux sont l’objet d’un étonnant paradoxe. Ils sont censés apporter divertissements et satisfaction. Les consulter est le premier geste du matin pour 48 % des 18-34 ans. Pourtant, plus les gens sont actifs sur Facebook ou Instagram, et plus leur humeur est négative après y être allés.

Plus grave, un lien a été mis en évidence entre ces usages et des symptômes de dépression. Les préadolescents et adolescents semblent particulièrement sensibles. En particulier, chez les adolescents qui perçoivent leur réseau amical dans la vie réelle comme étant de faible qualité, les longues durées passées sur Facebook sont associées à davantage de troubles dépressifs et d’anxiété sociale.

Suite du texte : Mobile-déprime et e-anxiété, quand les réseaux sociaux nous rendent malades

Le chrétien n'est pas à l'abri d'une dépression...  Logo-en-2d9cbc0ce65fe7de13f8b2030307de62
L’expertise universitaire, l’exigence journalistique
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Gilles
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Message par Gilles le Dim 20 Jan 2019 - 20:04

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La dépression n’est pas une fatalité

Dépression. Cette maladie touche beaucoup de gens et fait de leur vie une grande souffrance. Pourtant elle n’est pas une fatalité. Comment en sortir ?

Le regard et les conseils de Jean Vanier...

La dépression est une force douloureuse et ténébreuse qui nous envahit au plus profond de notre être et semble se répandre à travers tout notre corps. Elle a son origine dans les blessures de notre petite enfance. Ce sont des souffrances très anciennes que nous avons repoussées dans notre inconscient et qui ressurgissent à un moment donné à la conscience, à l’occasion d’une frustration, d’une blessure affective, d’un deuil, d’un échec, de tensions, de conflits plus ou moins supportables. Nous sommes alors envahis et paralysés par ces sentiments de tristesse, de culpabilité et de confusion qui ont été enregistrés dans notre psychisme quand nous étions petits et que nous n’avons jamais pu nommer. Tous les sentiments ténébreux que l’enfant d’autrefois avait encaissé ou oubliés sont revécus dans la dépression, sans que l’adulte d’aujourd’hui puisse les comprendre, sans qu’il puisse en découvrir la source ou l’origine cachée. Cette impossibilité de comprendre aggrave la situation. La dépression devient alors une maladie que l’on croit honteuse : « Je suis fou. Il faut aller voir un psychiatre. » La personne entretient une image encore plus blessée et honteuse d’elle-même ; elle se sent encore plus mauvaise ; elle est une exclue, une anormale, un poids pour les autres. Ces sentiments de tristesse et de mal-être nous ôtent tout goût à la vie jusqu’à nous donner envie de disparaître, de mourir.

La dépression est une véritable maladie qu’on ne peut soigner tout seul. Il faut de l’aide pour en sortir. Certains enfants vivent des réalités terribles et sont obligés de mettre de solides barrières à l’intérieur d’eux-mêmes pour se protéger. Cependant, ils ne sombrent pas dans la dépression car leur constitution génétique est solide. D’autres semblent avoir vécu une vie familiale apparemment heureuse : « J’ai toujours été aimé de mes parents. » Il n’empêche qu’ils ont souffert de gestes maladroits, de manques d’attention ou de formes de rejet inconscient de leurs parents, de moments où leurs parents ont été incapables de les écouter et de leur donner de la tendresse. Ces enfants peuvent souffrir plus tard de dépression, s’ils y sont prédisposés biologiquement. Les blessures du coeur sont des réalités de vie qu’on ne peut empêcher. En chacun de nous, même si nous répugnons à le reconnaître, il y a un monde caché de ténèbres, de tristesse et de dépression prêt à surgir avec plus ou moins de force.

Toute la croissance humaine, c’est d’apprendre à laisser la lumière pénétrer plus profondément dans les ténèbres ; c’est de permettre à la confiance et à l’amour de vaincre les peurs, les préjugés et les haines ; c’est de trouver la force intérieure de vivre et d’accepter notre histoire telle qu’elle est, avec ses blessures, sans s’échapper dans un monde d’illusions et de rêves. La dépression n’est pas une maladie honteuse qu’il faut cacher à soi-même et aux autres. On a le droit de souffrir de dépression ; cela fait partie de notre être et de notre histoire. Mais il ne s’agit pas de se laisser sombrer dans cette tristesse de mort. On peut réagir ; on peut retrouver la vie. Il ne faut pas devenir esclave de ses sentiments qui remontent à la conscience, mais apprendre à les gérer pour peu à peu s’en libérer. Nous sommes tous impatients. Nous voulons tout et tout de suite. Nous voulons la joie, l’épanouissement, la vie. Ces désirs sont tellement normaux ! Mais il faut apprendre à respecter le rythme de notre être.

Dans notre vie, les différentes saisons se succèdent. Les échecs, les temps de sécheresse font partie de la vie. Ce ne sont que des passages. Ce temps de dépression est douloureux, mais, en même temps, c’est une crise qui peut apporter une grande libération, si nous découvrons comment la vivre et comment cheminer vers la guérison. La beauté humaine, c’est de s’accepter enfin tel qu’on est. Ne plus vivre dans les rêves ou les illusions, dans la colère ou la tristesse. Ne plus rien avoir à prouver, ne plus avoir besoin de fuir ; avoir le droit d’être soi-même. C’est alors qu’on se découvre aimé de Dieu, précieux à ses yeux. Peut-être n’est-on pas appelé à faire de grandes choses de sa vie, à briller comme un soleil, mais on est appelé à aimer et à s’aimer, chacun là où on est, comme on est, avec ses fragilités, ses handicaps. On est appelé à accueillir et aimer, et à communiquer ainsi la vie.

6 clés pour sortir de la dépression


1- Reconnaissance. Il est bon d’abord de reconnaître chez soi ou chez l’autre un état de souffrance et une incapacité à le formuler ou le partager. Mettre des mots sur sa souffrance est déjà une libération. L’accueil de la souffrance avec respect et compassion est une reconnaissance de la personne et de sa valeur. Déjà quelques nuages de la dépression se dissipent. « Je n’ai pas une maladie honteuse. »

2- Soutien médical ? Il importe aussi de savoir si un soutien médical est nécessaire. Et effet, il faut distinguer la tristesse profonde et le deuil, qu’il est possible de dépasser avec un soutien léger et un certain combat intérieur, de la dépression, que l’on ne peut dépasser sans l’aide d’un psychiatre ou d’un psychologue.

3- Une clé. Pour ouvrir la porte de la vie, la porte de la libération, il y a une clé. C’est de croire que, plus profondément que ces sentiments de tristesse et de mort, il y a notre personne profonde, et que cette personne profonde est unique et importante, qu’elle a une destinée. Elle est appelée à croître, à vivre et à s’épanouir. Aie confiance en la vie cachée en toi. Ne te laisse pas envahir par ces sentiments de tristesse. La clé est ce oui à ta personne profonde et secrète, cachée derrière les nuages. Au lieu de dire : « Je ne suis bon à rien, je veux disparaître et mourir », tu vas peu à peu apprendre à dire : « J’ai en moi des sentiments de tristesse et de mort qui viennent de je ne sais où. » Tu vas découvrir ainsi deux parties en toi : cette partie secrète et cachée, la source de ton être et de ta vie, et cette autre partie, blessée, qui envoie à ta conscience des messages de tristesse, de mort et de révolte. Dans la mesure où tu ne t’identifies plus à la dépression, où tu distingues ta personne profonde de ces sentiments de tristesse et de culpabilité qui surgissent de tu ne sais où, tu possèdes la clé de la guérison et de la résurrection.

4- Choisir la vie. Si tu choisis la vie, tu vas devoir lutter contre les puissances de destruction et de mort. Cette lutte sera aussi rude que le combat pour se libérer de l’emprise de l’alcool ou de la drogue. Mais chaque fois que tu choisis la vie, chaque fois que tu choisis de faire confiance à ta personne profonde, les ténèbres reculent.

5- S’arrêter. Il faut avoir le courage de s’arrêter. Alors, les sentiments de ténèbres remontent à la surface, le vide intérieur apparaît. On essaie de trouver le calme d’une façon nouvelle, par des petits moyens qui apaisent : faire des choses concrètes, préparer des repas, se promener, écouter de la musique douce, entrer dans une église et prier en silence, s’adonner à une activité qui soit source de joie, parler avec un ami, jouer avec un bébé ; de petites choses qui donnent un peu de paix et de tranquillité intérieure.

6- Affronter les ténèbres. Il arrive un moment où, avec un psychologue, il faut regarder de plus près ces puissances de ténèbres cachées en nous. Non plus les fuir, mais essayer de découvrir leur origine et pourquoi elles nous envahissent ainsi. Dans cette descente dans ces ténèbres, il faut être bien accompagné. Sans cet accompagnement, nous ne pourrons jamais les regarder. Elles sont trop terribles ! Si nous fuyons nos monstres intérieurs, ils grandissent et prennent des proportions démesurées. Mais si nous nous arrêtons pour les reconnaître, les affronter, ils diminuent et reprennent leurs justes proportions. Nous ne nous laissons plus gouverner par eux. Les murs construits autour de ce monde de ténèbres commencent à s’ébranler. Nous découvrons notre personne profonde, petite et innocente ; nous découvrons la vie. En accueillant le passé, il n’a plus de pouvoir sur nous.


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Message par Gilles le Lun 18 Fév 2019 - 21:05

18 février 2019
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5 choses à ne jamais dire à quelqu’un qui souffre d’anxiété ou de dépression… Et 5 manières d’aider

Bien sûr qu’il est difficile d’aider une personne qui souffre d’anxiété ou de dépression, principalement si ces problématiques nous sont inconnues. Alors si vous souhaitez aider un ami en proie à l’anxiété, sachez qu’il faut avant toutes choses éviter de dire ces 5 choses…

On le sait, les paroles peuvent blesser autant que la violence physique. Mais ce que l’on reconnait moins facilement, c’est qu’il est possible de blesser quelqu’un par les paroles, tout en ayant les meilleures intentions. Par maladresse, méconnaissance, manque d’empathie… Et voilà que les paroles que nous donnons pour bénir, encourager, secouer, faire réagir, produisent l’effet inverse… On se retrouve malheureusement très vite dans la peau des « amis de Job »…

Andrew Voigt a lui même souffert de ces « paroles d’encouragements ». Atteint d’un trouble anxieux, il raconte que plusieurs de ses amis l’ont durablement blessé tout en souhaitant l’aider. Il relève 5 paroles à bannir quand on essaie d’aider un ami anxieux ou dépressif, et conclut par 5 manières d’aider…

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Lire la suite : 5 choses à ne jamais dire à quelqu’un qui souffre d’anxiété ou de dépression… Et 5 manières d’aider

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Message par Gilles le Lun 25 Fév 2019 - 19:13

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La dépression vaincue par la foi ?

La foi peut aider, mais normalement ne la guérit pas, de même qu’elle ne guérit pas une grippe

“ Pourquoi je me sens triste? une question que je me répète souvent. J'ai tout: une famille qui m'aime, un mari qui est un trésor, un enfant qui vaut tout et un autre en route… Je me sens encore plus mal quand je vois tout ce que j'ai et qu’il n'y a aucune raison apparente … " . La sensation que décrit  Paola n’est pas un simple état d’âme persistant, mais une dépression, un trouble mental de jour en jour plus fréquent, qui touche plus de 350 millions de personnes dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la Organisation de la Santé (OMS).

« Il y a des moments qui ne sont pas faciles: on sait même pas pourquoi on se sent mal –poursuit Paola: dans mon cas, je suis prise d’angoisse dès que je me retrouve avec du monde,  même avec ma famille. Au contraire, d'autres  ressentiront le besoin d’avoir des gens autour d’eux : la dépression n'est pas la même chose pour tout le monde.

Même si les symptômes sont différents, le psychologue et théologien Eduard Fonts explique que celui qui souffre de dépression « perd toute envie de vivre et d’être en contact avec d’autres, et vit toute chose comme une obligation et une exigence difficile d’assumer et de mener à bien ».

En fait, la dépression est à l’heure actuelle la principale cause d'invalidité. Elle provoque souvent une grande souffrance, perturbe les activités professionnelles de travail, scolaires et familiales.  

Paola reconnaît les limitations qu’elle comporte – physiques et mentales-: « Vous essayez de prendre sur vous et de vous adapter aux circonstances, mais plus vous faîtes des efforts, plus ça vous est difficile… tandis qu’affluent les questions: Pourquoi moi? Que se passe-t-il, le Seigneur ne m’écoute pas? »…


Lire la suite : La dépression vaincue par la foi ? - Aleteia https://fr.aleteia.org/2014/02/28/la-depression-vaincue-par-la-foi/

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