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La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

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Gilles

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Jésus nous pose une question pour Noël...

Message par Gilles le Sam 23 Déc - 14:16

Rappel du premier message :




JÉSUS NOUS DEMANDE : TE SOUVIENS-TU QU’À NOËL C’EST MON ANNIVERSAIRE ?

Je suis sûr que vous ne l’avez pas oublié : c’est mon anniversaire ! Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur, et cette année encore cette célébration va avoir lieu. C’est une période au cours de laquelle tout le monde va faire des courses, acheter des cadeaux, et il y a plein de publicités à la radio, à la télé et dans les magasins, et cette fièvre augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.   
C’est vraiment bien de savoir qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison d’être de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ont oublié le sens de cette si belle fête.

Je me souviens d’un grand banquet en mon honneur organisé l’an dernier. La table de la salle à manger était garnie de plats succulents, de gâteaux et de chocolats. Les décorations étaient magnifiques et il y avait plein de cadeaux emballés dans des papiers multicolores.


Mais vous savez quoi ?
Je n’étais pas invité…
 J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’en était souvenu, et ils ne m’avaient pas envoyé d’invitation.
La fête était en mon honneur, mais quand le grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure… et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur repas !
En réalité, je n’étais pas surpris, car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.
Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé.




Tout le monde s’amusait, quelques-uns qui avaient bu plus que de raison étaient ivres, ils faisaient des farces, ils riaient à propos de tout. Ils passaient visiblement un bon moment. Pour couronner le tout, un gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’une longue robe rouge. Il s’est assis sur le canapé et tous les enfants ont couru vers lui en criant :  » Père Noël ! Père Noël ! « , comme si la fête était en son honneur !

A minuit, ils se sont tous embrassés… J’ai ouvert les bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras, mais… personne n’est venu vers moi…
Puis ils se sont offerts les cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, très excités.
 Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi.

Qu’auriez-vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez aucun ?
J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.



Et tous les ans ça empire !
 Les gens se rappellent seulement de ce qu’ils ont bu, de ce qu’ils ont mangé, des cadeaux qu’ils ont reçus, et plus personne ne pense à moi.
J’aurais voulu que pour la fête de Noël cette année, vous me laissiez entrer dans votre vie…
 J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans, je suis venu au monde pour donner ma vie pour vous, et pour vous sauver. Ce n’est pas pour rire que je vous ai aimés… Je souhaite que vous le croyiez de tout votre coeur !
Voulez-vous vraiment célébrer mon anniversaire ? Je vous attends à l’église, ce soir, demain… toujours ! Par la Communion Eucharistique, dans la petite crèche de votre cœur, je viendrai à vous, et nous ne ferons plus qu’un, vous et moi…


M’offrirez-vous cette joie ? Alors ce sera Noël à chacune de vos Communions, Noël dans votre cœur, Noël pour tous ceux qui vous entourent, Noël chaque jour un peu plus sur la terre ! Je vous attends, ne tardez pas…
Je vous aime !

Jésus

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Gilles

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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Mar 11 Déc - 14:25

06 décembre 2018

"Elle est où la magie de Noël quand il n'y a plus d'argent ?"

TÉMOIGNAGES - Alors que la fronde des Gilets jaunes se poursuit, vous serez nombreux cette année à ne pas pouvoir fêter Noël, faute de moyens. Et que dire quand il n'est même plus possible d'offrir un cadeau à ses enfants ? On a recueilli vos témoignages sur la page Facebook de LCI. Édifiant...

Noël, sa course aux cadeaux et ses repas de famille interminables... STOP !  Cette année, l'humeur n'est pas à la fête. La fièvre des grands magasins a laissé place à l'amertume car il n'y a plus rien à célébrer. Vraiment rien. "Alors c'est très simple, on est le 5 décembre, mon frigo est complètement vide, j'ai payé mon loyer et les factures, il me reste 117 euros pour finir le mois.  Alors le soir de Noël, ce sera une soupe et au lit, comme l'année dernière", explique sur la page Facebook de LCI Jean, un habitant de Poitou-Charentes.

Un témoignage, parmi les dizaines d'autres que nous avons reçus, et qui en dit long sur le malaise qui étreint bon nombre de familles. A l'image du mouvement des Gilets jaunes, né au départ pour dénoncer la hausse des carburants, mais qui exprime désormais une colère sociale beaucoup plus large. Alors qu'une étude Kantar TNS pour eBay dévoile que les Français  dépenseront pour Noël en moyenne 246 € - un chiffre en baisse par rapport à l'année dernière (261 €) - et offriront 9 cadeaux, que dire à ceux qui ne pourront même pas déposer sous le sapin un jouet pour leurs enfants ? Que le Père Noël subit lui aussi la crise.


Pour offrir un Noël à nos gosses, on fait un crédit à la consommation qu’on paye le reste de l’année. - Céline, une habitante d'Ajaccio

Ainsi, Murielle, originaire de Brignoles, témoigne à LCI : "Pour la première année, il n'y aura pas de Noël chez moi par manque de moyens et mon fils est triste de cette situation. Moi aussi de le voir comme ça." Et alors qu'un internaute lui conseille de faire quand même "un petit quelque chose s'il est triste, de lui acheter un jouet pas trop cher et de le payer en plusieurs fois", cette dernière lui répond, écœurée : "A peine la paye tombée, avec le loyer et les factures à payer, je suis déjà dans le rouge. On a déjà du mal à manger deux repas par jour, alors si je pouvais, croyez-moi je ferai en sorte que mon fils ait quelque chose pour Noël !"

Martine, qui habite Paris, explique de son côté : "Pas compliqué, pas de cadeau pour Noël... Comme les autres mois, on est dans le rouge le 20... On ira à l'église le 24 au soir, puis... Rien..." Ou encore Patricia qui se demande : "Comment expliquer à un enfant de 3 ans qui a fait sa lettre au père Noël qu il ne pourra pas avoir tout ça ?" Mais pour certains cette idée, trop inconcevable, les pousse à trouver coûte que coûte des solutions, comme Céline, une habitante d'Ajaccio : "Pour offrir un Noël à nos gosses, on fait un crédit à la consommation qu’on paye le reste de l’année... sans ça ils n’auraient rien". Ou Cécile, une Nantaise, qui cumule plusieurs boulots depuis 6 mois : "Je suis à bout, fatiguée, mais pour rien au monde j'enlèverai Noël à mes filles. Cette année encore elles auront des étoiles pleins les yeux".

Ce Noël va-t-il aussi perdre son caractère chaleureux et familial ? Cela se pourrait bien, à lire tous les témoignages reçus sur notre page Facebook. Ainsi, dans les Alpes-Maritimes, Sylvie n'y croît plus du tout : "Une fois que tout sera payé, je n'ai rien à mettre sous le sapin pour mes proches. Même le sapin est mort depuis le temps qu'on le traîne. Alors Noël et sa magie pour moi ça sera au boulot". Même son de cloche pour Myriam : "Elle est où la magie de Noël quand il n'y a plus d'argent ?", interroge-t-elle.

"J'ai 5 enfants, mon budget Noël, habituellement de 100 € par enfant, sera de 70 € cette année, et les repas de fêtes seront limités. Le 24, je ne ferais qu'un apéro dînatoire. Il en sera de même pour la fin d'année", avance quant à elle Christelle. Passant en revue ses soucis, Eloïse explique : "Nous vivons avec 1230€ pour 3, nous sommes déjà dans le rouge le 5 de ce mois. Nous venons de recevoir la taxe d’habitation, résultat, nous ne savons pas comment offrir son premier Noël à notre bébé de 6 mois. Nous n’avons même pas fini de payer toutes les charges mensuelles obligatoires". 

De son côté, Josselin avance : "Ma femme et moi avons tous les deux un CDI mais quand tout est prélevé (crédit, assurance, nounou, charges...) il ne reste pas grand chose. Du coup on fait juste un petit cadeau pour notre fille, mais pour ma femme et moi, c'est fini. Pareil pour mes  frères et soeurs et mes parents ! Et pour le soir de Noël, tout le monde participe au repas pour que ça revienne moins cher". Et de conclure, fataliste : "Mais je relativise en me disant qu'il y a pire que moi. Voilà, merci de m'avoir lu".

       
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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Mer 12 Déc - 13:30

décembre 9, 2018

Les parents chrétiens et le Père Noël

En tant que parent chrétien, dire de but en blanc que le Père Noël n’existe pas à son enfant de 3 ans est quelque chose de compliqué, qui peut s’avérer douloureux pour l’enfant et qui peut inutilement susciter dans son cœur de la colère et de la frustration. Dans cette période de fêtes, nous devons rester dans la vérité de la Parole de Dieu, mais aussi dans l’équilibre car si nous ne sommes plus de ce monde, nous vivons dans ce monde. Nous devons protéger nos enfants des mensonges et des choses mauvaises qui sont dans le monde, mais cela ne doit pas être au prix du rêve et de la joie que peuvent procurer les fêtes de Noël.

Alors, comment présenter à son enfant, l’histoire du Père Noël ?


L’origine de la légende de Noël

La tradition du père Noël semble avoir ses origines en Europe du Nord. Il est le Father Christmas britannique et le Santa Claus américain, qui est une déformation du Saint Nicolas (Sinterklaas) neerlendais. Son apparence est inspirée d’un lutin nordique qui apportait des cadeaux lors des fêtes du milieu de l’hiver.

Au fil des siècles, l’apparence du Père Noël a évolué. L’Imagerie française le montre à la fin des années 1800 en vieil homme vêtu d’un manteau vert et parfois bleu et c’est aux environs de 1914 qu’il apparaît habillé de rouge.

Sa vocation :  Récompenser les enfants sages. Son origine peut aussi venir de l’histoire de Saint-Nicolas, ce personnage qui allait de maison en maison offrir des jouets aux enfants sages.


Marcher dans la vérité


Une des grandes qualités du christianisme est de vivre dans la vérité et de la dire dans notre communication, notamment à l’égard de nos enfants. Nous sommes en tant que parents, pour nos enfants, l’image du Père céleste, nous qui sommes les parents terrestres. Nous devons communiquer à nos enfants une image de Dieu, basée sur la vérité.

Les enfants sont naïfs et prêts à croire tout ce qu’on leur dit. C’est à nous d’exploiter cet aspect de l’enfance en choisissant de toujours dire la vérité, afin de ne pas ouvrir une brèche dans la confiance qu’ils nous accordent. Lorsqu’un enfant réalise qu’il a été berné, sa confiance à l’égard de ses parents va être ébranlée. Il ne lui restera plus qu’un pas à faire à ce moment-là pour conclure que si ses parents peuvent mentir, pourquoi Dieu ne le ferait-Il pas aussi ? Nous devons établir une relation de confiance basée sur la vérité avec nos enfants.


Ne pas tuer le rêve


Lorsque nous prenons la peine de donner des explications simples et sensées aux enfants, tout en ménageant leur sensibilité, ils vont aisément recevoir ce que nous allons leur dire. L’enfant a besoin de comprendre qu’il existe différents points de vue à propos du Père Noël. Lui dire que c’est papa et maman qui offrent les cadeaux, mais qu’il faut respecter ce que les autres pensent à ce sujet, en utilisant des mots simples que l’enfant peut comprendre.

Le Père Noël est un conte, une belle histoire que l’on raconte aux enfants, comme on peut raconter d’autres histoires. C’est la meilleure façon de leur présenter cette légende. En grandissant, ils ne seront pas déçus d’apprendre qu’au final ce n’était qu’une histoire.

Être chrétien ne veut pas dire être ascète. Il faut savoir profiter des bonnes choses qui sont dans ce monde et enseigner nos enfants dans ce sens, tout en respectant notre foi chrétienne et l’intégrité qui doit en découler par la vérité.


 Fréquence Chrétienne Le site de référence de notre vie chrétienne
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Gilles

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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Ven 14 Déc - 9:53


Que devons-nous faire pour obtenir la joie de Noël ?

Que devons-nous faire pour obtenir la joie de Noël ? Pour obtenir la joie de Noël, il nous faut convertir notre cœur à l’Amour de Dieu afin de pouvoir partager ce que nous avons avec nos frères qui souffrent.

Croyez-vous pouvoir commander la joie de Noël avec vos achats ?


Depuis plusieurs semaines, tous les médias nous bombardent de publicités diverses pour nous convaincre que nous devons acheter de nombreux cadeaux à Noël. Les agents de publicité nous disent sur tous les tons: « Fais-toi plaisir: achète cela! » « Faites plaisir à votre femme: achetez-lui une bague à diamant! » Ou « Si vous aimez vos enfants, vous devez leur acheter tous les jouets qu’ils demandent! » Une chose est certaine: on peut dire que les cadeaux de Noël sont un peu comme de la joie: tout le monde en veut car beaucoup pensent que la joie vient des cadeaux.

Il est très important de distinguer le plaisir et la joie

Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous invite à la joie. Mais nous pouvons nous demander: quelle est la joie que devrait nous apporter la fête de Noël? Tout d’abord, il me semble très important de faire la distinction entre la joie et le plaisir car les gens confondent souvent les deux. Par exemple, si nous demandons aux gens: «Quelle est la joie de Noël pour vous? » Beaucoup diront: « Je ressens la joie de Noël lorsque je mange avec mes proches un bon repas de fête avec du bon vin. » Il faut dire que ces plaisirs de la table (comme tous les plaisirs d’ailleurs) passent vite. Et cela, c’est sans compter les risques d’indigestion dus à des excès de table qui ne sont pas très joyeux. Alors, quelle est la joie de Noël? Certains diront: « C’est lorsque je rencontre ma parenté et mes amis. » Mais nous savons par expérience que souvent ces « joies de rencontres avec la parenté et les amis » peuvent s’obscurcir à cause des paroles ou des gestes désobligeants d’un oncle ou d’une cousine qui ont trop bu. Alors la joie de Noël se transforme en tristesse et en conflits familiaux.

La joie de Noël est un don de Dieu

Après tout, la vraie joie que nous sommes appelés à vivre à Noël est la joie spirituelle qui nous vient du Seigneur. La prophète Sophonie dit:  » Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête. » Et Saint Paul insiste en disant dans la deuxième lecture:  « Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. »

Que devons-nous faire pour obtenir la joie de Noël? Jean le Baptiste nous répond

Vous posez peut-être la même question que les foules ont posée à Jean-Baptiste: « Que devons-nous faire?« , À savoir: « Que devons-nous faire pour obtenir cette joie de Noël? » La réponse de Jean-Baptiste est simple:  » Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » En d’autres mots, Jean nous dit: « Voulez-vous la joie d’être sauvé, alors partagez ce que vous avez avec ceux qui en ont moins! » Nous devons partager avec les autres dans la foi que le pauvre homme est en fait le Seigneur Jésus. Par conséquent, lorsque nous donnons généreusement au Seigneur Jésus dans l’amour, alors la joie qui ne passe pas naît en nous. Ainsi, nous aurons eu la grâce de pouvoir renoncer à nous-mêmes pour accueillir l’amour du Seigneur qui s’est présenté à nous.

Le film : « La liste de Schindler » nous montre un bel exemple de la joie

Cela me fait penser à un beau film: « La liste de Schindler ». Ce film raconte l’histoire vécue d’un homme sans scrupules qui ne vivait que pour lui-même dans un égoïsme parfait. Il ne cherchait que la richesse matérielle en profitant de la faiblesse des pauvres et des petits. Dans le film, il est clair que Schindler a profité de tous les plaisirs que donne l’argent, mais il était profondément triste au fond de son cœur. Un jour, une dame demande grâce en faveur de son père qui a été condamné à mort par les nazis. En ce moment, pour la première fois de sa vie, Schindler laissera son cœur être touché. Il fera un geste gratuit de bonté. Ensuite, il ressentira au fond de son cœur la joie spirituelle qui vient de Dieu et l’expérience de la joie spirituelle sera pour lui le début de sa conversion. Puis, voyant que les nazis ont arrêté ses employés juifs, Schindler, poussé par l’Esprit d’Amour de Dieu, utilisera toute sa fortune pour racheter tous ses employés condamnés à mort par les nazis. Schindler n’aura qu’une seule peine, celle de ne pas pouvoir faire plus, car il avait dépensé toute sa fortune.

La joie de Dieu peut naître en toutes situations même les plus difficiles

Cet exemple de Schindler nous montre deux choses à mon avis: premièrement, il nous montre que la conversion du cœur qui transmet la joie de Dieu est possible pour tous même pour ceux qui semblent être insensibles à Dieu et aux choses spirituelles (comme c’était le cas pour Schindler). Par conséquent, nous ne devons jamais désespérer du salut de quiconque. Ensuite, l’exemple de Schindler nous montre que la joie de Dieu peut naître dans toutes les situations de la vie humaine, même dans celles qui semblent les plus difficiles. Parce que la joie de Dieu naît lorsque nous accueillons l’amour de Dieu et que nous le redonnons librement aux autres. Jésus nous en donne un bel exemple car durant sa Passion, il a éprouvé une joie spirituelle dans son cœur au milieu de souffrances atroces, car il savait que son sacrifice d’amour donnerait la vie éternelle à l’humanité.

L’Avent nous invite donc à nous laisser toucher par l’Esprit d’Amour

L’Avent nous invite donc à nous laisser toucher par l’Esprit d’Amour qui veut que nous naissions à la joie spirituelle. Cela peut se faire lors de la réconciliation avec un frère. Ou à travers une bonne action, un service gratuit ou le don généreux de nous-mêmes à un pauvre. Chaque fois que nous aurons pu renoncer à notre égoïsme pour nous donner généreusement aux autres, participerons à la joie de Dieu.


Père Gérald Lajeunesse

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Gilles

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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Dim 16 Déc - 12:50


L’an dernier, au début décembre, j’ai formulé le désir de « sauter » les fêtes de fin d’année et de passer tout de suite au début janvier. Si j’avais pu partir dans le sud avec ma petite famille, ça m’aurait tellement fait plaisir. En fait, je suis loin d’être une « Grinch » qui n’aime pas Noël, au contraire !

Du plus loin que je me souvienne, le temps des fêtes a toujours été mon moment préféré de l’année. Dès l’entrée dans mon adolescence, je revendiquais l’exclusivité de la décoration du sapin de Noël au plus grand plaisir de ma mère. Je suis une quétaine assumée qui écoute tous les films possibles de Noël, surtout les plus romantiques. Très peu émotive de nature, je déverse des flots de larmes tout emmitouflée dans mon doudou sur le divan, devant le feu de foyer et ces films à l’eau de rose. J’adore ça. C’est la période de l’année ou je rentabilise l’achat de mon téléviseur.

Lorsque nous avons acheté la maison de mes parents, ils nous l’ont laissée presque entièrement meublée incluant tout le contenu du cabanon et les décorations de Noël. Nous arrivions avec nos possessions d’anciens étudiants jeunes adultes qui partent dans la vie. Tout ce matériel me rassurait, j’avais enfin un sapin de Noël, des tonnes de décorations, des tonnes d’items à m’occuper, à ranger, à réparer au besoin.

Puis, j’ai continué à accumuler. J’ai acheté un deuxième sapin. Un pour la salle familiale du sous-sol, un pour le salon du rez-de-chaussée. Et encore plus de décorations. Aussitôt le dernier enfant passé pour les bonbons d’Halloween le 31 octobre au soir, j’enlevais les décos orangées pour laisser place le lendemain aux chants de Noël et toutes ses décorations. J’attendais ce moment avec impatience.

Puis, au fil du temps, toute cette accumulation a fini par peser. Nous avons vendu la maison de mes parents, nous avons déménagé tout notre matériel dans une nouvelle maison qui avait un peu moins d’espace pour toutes ces décorations. Je m’entêtais à vouloir toutes les exposer. Ce qui résultait inévitablement en une écœurantite aigüe au 26 décembre, étouffée par tout ce matériel. Je m’empressais de tout ranger pour me sentir légère en l’espace de deux heures de travail.

À chaque année, c’était pareil. J’aimais décorer, écouter mes films, créer un cocon chaleureux dans ma maison. L’attente de la période des fêtes se faisait dans la joie, les guirlandes lumineuses éclairaient la grisaille de novembre. Puis, dès qu’arrivaient le lot des fêtes de famille, de boulot, d’amis, je me sentais vite envahie par toute cette opulence, par la montagne de cadeaux, par l’excès.

L’an dernier, quand j’ai décidé d’entreprendre l’épuration de la maison, mes croyances face à la période des fêtes ont refait surface et j’ai remis en question mes comportements. Qu’est-ce que j’aimais vraiment dans cette fête ? La période de l’avent, les petites portes qu’on ouvre dans le calendrier de décembre, les films, la musique, l’ambiance, puis cuisiner quelques gâteries, prévoir des jeux en famille, imaginer les bons moments que nous allions passer ensemble. Qu’est-ce que j’avais envie de fuir ? Le trop plein. Le trop plein de cadeaux amoncelés sous l’arbre et les tonnes de déchets qui s’ensuivaient, le trop plein de nourriture grasse et sucrée soirée après soirée, le trop plein de fêtes qui nous aurait demandé une semaine de vacances supplémentaire pour nous en remettre.

Avec l’intention positive de transformer nos cadeaux en expériences plutôt qu’en matériel, je devais faire face à cette réalité concernant la famille et la belle-famille. Je ne savais pas trop comment expliquer nos besoins de légèreté et notre désir de ne plus accumuler de matériel. Je ne voulais pas brimer mes enfants dans le processus, ni offusquer ma famille et belle-famille dans leur désir de les gâter, mais en même temps, je souhaitais vivre la période des fêtes en légèreté et en simplicité.

Affirmer mes besoins reste encore un travail de tout instant et j’ai dû me parler pour renforcer ma confiance en ce processus que nous avions mis en place en famille. J’ai eu une magnifique discussion avec les membres de nos familles et somme toutes, nos besoins ont été bien accueillis.

Nous avons effectivement passé les fêtes sans tout ce faste, mais pas par choix… Nous avons tous été malades à tour de rôle nous empêchant d’assister aux diverses fêtes! Soyez bien vigilants lorsque vous lancez un désir à l’Univers, j’aurais dû demander une période des fêtes en toute légèreté et… en santé !

Ceci dit, voici quelques idées pour vous aider à alléger votre temps des fêtes :

  • Offrez des moments plutôt que des items : billets de spectacle, sortie au cinéma, bon pour du gardiennage, voyage si le budget vous le permet.
  • Optez pour la formule pot luck au lieu de passer vos journées à cuisiner. Ça nous fait découvrir des nouvelles recettes en prime!
  • Choisissez les événements qui vous plaisent vraiment et n’hésitez pas à refuser des invitations qui sont de trop à votre horaire. Vous avez le droit de préférer une soirée de jeux de société en famille plutôt que le party redondant année après année où vous vous emmerdez.
  • Fixez-vous un budget cadeaux et respectez-le, vos finances vous remercieront en janvier.
  • Cuisinez des gâteries en famille et dégustez-les autour du feu.
  • Créez des traditions et des rituels. Revoyez cette série de films que vous aimez tant. Je me souviens avoir écouté année après année tous les Sissi avec ma mère! Quel beau moment.
  • Sortez vous amuser dehors! Faites des anges dans la neige, allez glisser au parc, faites un feu de joie dans la neige le 31 décembre pour marquer le passage vers la nouvelle année, marchez dans le quartier pour admirer toutes les décorations extérieures des voisins.
  • Et surtout, partagez vos désirs de légèreté à vos proches en leur expliquant combien ils auront du plaisir et se concentreront sur ce qui compte vraiment.


Les fêtes n’ont pas besoin d’être coûteuses, stressantes et fastueuses pour être réussies. Ramenons-nous à l’essentiel, aux relations humaines, aux moments doux et au désir de connecter avec ceux qui comptent le plus pour nous. Les fêtes dans l’instant présent, dans l’ici et le maintenant. Ça vous dit ?

Auteur: Mélanie Therrien
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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Lun 17 Déc - 10:09

16 décembre 2018

 

Des pompiers généreux pour les enfants défavorisés

Quelque 400 jeunes issus de milieux défavorisés ont reçu pas moins de 20 000 $ en jouets neufs dimanche, lors du traditionnel dépouillement de l’arbre de Noël des pompiers de Québec.

Depuis maintenant 71 ans, les pompiers se font un devoir de gâter les enfants de moins de 13 ans qui ont moins de chance à l’approche de Noël. L’immense majorité des 430 pompiers du service se sont cotisés pendant l’année, à raison d’un dollar par paye, pour permettre la tenue de cette journée.


Tradition bien vivante


« C’est dans la mentalité des pompiers [de donner]. On vit avec la tragédie à longueur de journée. Ce sont des gars qui sont empathiques, des gens qui ont le cœur sur la main », a dit Stéphane Comeau, pompier et président du comité de l’arbre de Noël, pour expliquer que la tradition est toujours bien vivante.

Une montagne de cadeaux et le père Noël en personne attendaient donc les jeunes et leur famille au sous-sol de l’église Saint-Fidèle, dans le quartier Limoilou. Grâce à un nouveau partenariat avec l’entreprise de transport Orléans Express, ceux qui n’ont pas de voiture ont pu s’y rendre en autocar.

Jeux gonflables, mascottes et animations de l’École de cirque de Québec étaient également au rendez-vous.


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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Mar 18 Déc - 14:03

17 décembre 2018

4 cadeaux précieux et gratuits à offrir sans compter à l’occasion des fêtes de fin d’année

La Bible nous parle de 4 cadeaux précieux et gratuits… à offrir sans compter !

À l’heure où les achats se multiplient et les festivités de fin d’année se préparent dans les familles, il est peut-être temps de s’interroger. Un autre Noël est-il possible ? Peut-on le célébrer en nous détachant un temps soit peu de ce consumérisme ambiant ? Finalement qu’aurait offert Jésus s’il était à notre place ?

Offrons l’amour

Jésus n’a pas attendu que nous soyons parfaits pour venir à notre rencontre. Il est allé vers ceux qui étaient négligés, malades et isolés. Il est venu pour aimer. À Noël, pensons à offrir l’amour plutôt que le jugement. Choisir d’aimer, c’est offrir à l’autre la perception de l’amour de Dieu.
Bien-aimés, aimons nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu. (1 Jean 4:7)

Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page

Suite du texte : 4 cadeaux précieux et gratuits à offrir sans compter à l’occasion des fêtes de fin d’année

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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Mer 19 Déc - 12:34


Repas de Noël: c'est quoi le secret pour éviter les excès pendant les fêtes

Il ne reste plus que quelques jours avant le réveillon de Noël et nombreuses sont les familles qui ont déjà tout prévu pour le repas, de l'apéritif au dessert. Les fêtes, c'est aussi une période où on peut prendre du poids. Mickaël Dieleman, diététicien-nutritionniste à Lyon, livre pour France-Soir ses conseils pour manger léger à Noël.

Les fêtes de Noël sont synonymes de convivialité et de plaisirs culinaires. Mais avec le plaisir de manger, il y a souvent la notion de "trop manger", de repas riches et de gaspillage dans certains cas.

En s’organisant un peu, nous pouvons avoir des repas qui sont synonymes de fêtes et de gourmandises mais avec les excès en moins. Manger moins mais mieux, c’est tout à fait possible.


L’apéritif ou l’entrée, il faut choisir…

Sur la plupart des tables à Noël il y a beaucoup de toasts à l’apéritif et des aliments à grignoter plus ou moins caloriques. Avant le commencement du repas, il y aura donc déjà un cumul de produits, alors, avec l’entrée en plus, ce sera un démarrage compliqué pour ne pas prendre de poids.

Néanmoins, il est hors de question de manger des légumes crus sans goût ou de se priver totalement de ces produits. Je pense simplement qu’il ne faut pas les cumuler.

L’idée peut être de ne pas avoir d’apéritif et simplement une entrée qui reste légère avant d’attaquer le plat principal. Par exemple un pain toasté avec du saumon fumé ou une brochette de Saint-Jacques poêlées.

L’autre possibilité est de ne pas avoir d'entrée du tout et de se faire plaisir avec des idées créatives d’apéritifs de Noël.

Des toasts nouveaux, des mousses de légumes, des brochettes de fruits de mer, du foie gras revisité en crumble ou en mousse… Il existe plein d'options légères et gourmandes.


Un plat principal moins riche !

Les protéines maigres (viandes blanches ou poissons) seront parfaites en plat principal et rien n’oblige à les cuisiner en sauce. Un bon filet de poisson ou une viande blanche qui baigne dans une sauce ou un gratin n’a plus grand chose de maigre…

En accompagnement, privilégiez les légumes de saison comme les courges qui peuvent apporter de la couleur et des saveurs douces qui se marieront très bien avec de la volaille ou du poisson. Juste gratinées au four et le plat est réussi. Ou alors des tagliatelles de carottes jaune, violette, orange qui apporteront le plus effet dans l’assiette.

L’accompagnement de féculents peut rester simple. Le gratin dauphinois n’est pas une obligation.

Un délicieux écrasé de pommes de terre avec une huile à la truffe, un riz complet parfumé avec une noix de beurre et des herbes fraîches ou pour un peu de variété, une purée de patate douce aux noix. Une bonne poêlée de châtaignes sera aussi très gourmande.

Si vous souhaitez un repas de fêtes léger et sain, je vous conseille de faire une impasse sur le fromage. Oui, c’est bon et nous avons l’habitude de terminer le repas avec du fromage avant le dessert. Mais le fromage est riche et tout le reste du repas avant aussi.

Si vous pouvez difficilement vous en passer, achetez deux variétés que vous serez certains de terminer, ou de les proposer à des amis pour ne pas en manger pendant une semaine.


Et la touche sucrée pour finir

Une bonne salade d’agrumes bien fraîche, une bûche glacée ou une mousse de fruits feront mieux digérer qu’une bûche pâtissière. Une simple corbeille de clémentines sera une excellente idée pour une fin de repas légère et fraîche.


Un peu moins de produits, des plats goûteux mais moins riches et les fêtes seront réussies sur tous les plans. Manger moins et mieux, c'est une partie du secret pour passer de belles fêtes.
 


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Gilles

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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Ven 21 Déc - 9:55


LE VRAI SENS DE NOËL

«Noël est la revanche de l’humilité sur l’arrogance ; de la simplicité sur l’abondance ; du silence sur le vacarme ; de la prière sur « mon temps » ; de Dieu sur mon ego.»

Ce mercredi lors de l’audience générale, le Pape a interrompu son cycle de catéchèses sur le Notre Père, pour évoquer le sens de la fête de Noël afin de mieux s’y préparer. ».

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans six jours, ce sera Noël. Les arbres, les décorations et les lumières nous rappellent que cette année encore, ce sera la fête.


La machine publicitaire nous invite à nous faire des cadeaux toujours nouveaux pour nous faire des surprises. Mais je me pose la question : est-ce là, la fête qui plaît à Dieu ? Quel Noël Dieu voudrait-il, quels cadeaux ? Quelles surprises ?


Tournons-nous vers le premier Noël de l’histoire pour découvrir les “goûts” de Dieu. Ce premier Noël fut plein de surprises. A commencer par Marie, l’épouse de Joseph : l’ange arrive et il change la vie de Marie. Elle était vierge, elle deviendra mère.
Ensuite Joseph, appelé à être le père d’un enfant sans l’engendrer. Un fils qui arrive au moment le moins opportun, c’est-à-dire quand Marie et Joseph étaient des époux promis, des fiancés et que, selon la loi, ils ne pouvaient pas cohabiter. Face au scandale, le bon sens de l’époque invitait Joseph à répudier Marie pour sauver sa bonne réputation, mais lui, même s’il en avait le droit, surprend : pour ne pas atteindre Marie, il formule le projet de la répudier en secret.


Encore une autre surprise : Dieu, dans son sommeil change les plans de Joseph et lui demande de prendre chez lui Marie, son épouse ; Et après la naissance de Jésus, Joseph avait sans doute déjà des projets pour sa famille, mais l’ange l’invite à partir en Égypte…


En somme, Noël conduit à des changements de vie qui ne sont pas attendus. Et si nous voulons vivre Noël, il faut que nous ouvrions notre cœur et que nous soyons disposés à avoir des surprises, c’est-à-dire un changement de vie inattendu.

C’est dans la nuit de Noël, finalement, qu’arrive la Grande Surprise : le Très-haut est un petit Enfant. La Parole divine est un enfant, ‘Enfans’, cela veut dire littéralement « incapable de parler ». La Parole divine devient « incapable de parler ». 


Ceux qui accueillent le Sauveur, ce ne sont pas les autorités de l’époque, du lieu, les ambassadeurs… non ! Ce sont de simples bergers qui, surpris par les anges, alors qu’ils travaillaient de nuit, accourent sans attendre. Qui aurait pu s’imaginer cet inédit de Dieu ? Noël, c’est célébrer l’inédit de Dieu, ou encore mieux, c’est célébrer un Dieu inédit, qui renverse nos logiques et nos attentes.

Célébrer Noël, c’est accueillir en notre intérieur les surprises du Ciel. On ne peut pas vivre « terre à terre » quand le ciel a porté ses nouveautés dans le monde. Noël inaugure une époque nouvelle, où la vie ne peut pas être programmée, mais donnée ; où l’on ne vit plus pour soi-même, sur la base de ses propres goûts et plaisirs, mais pour Dieu et avec Dieu car, parce à Noël, Dieu est le Dieu-avec-nous, qui vit avec nous, qui marche avec nous. Vivre Noël, c’est se laisser secouer par la nouveauté surprenante. Le Noël de Jésus ne nous offre pas des recettes rassurantes mais le Cri divin qui secoue l’histoire. Noël est la revanche de l’humilité sur l’arrogance ; de la simplicité sur l’abondance ; du silence sur le vacarme ; de la prière sur « mon temps » ; de Dieu sur mon ego.

Célébrer Noël, c’est faire comme Jésus, qui est venu pour les nécessiteux, et descendre vers ceux qui ont besoin de nous. C’est faire comme Marie : faire confiance à Dieu de manière docile, même sans comprendre ce qu’il va faire.

Célébrer Noël, c’est faire comme Joseph : se lever et réaliser ce que Dieu veut, même si cela ne correspond pas à nos plans. Saint Joseph est surprenant : dans l’Évangile, Joseph ne parle pas : c’est le Seigneur qui lui parle dans le Silence, il lui parle dans son sommeil, dans un songe.

Noël, c’est préférer la voix silencieuse de Dieu au bruit de la consommation. Si nous savons être en silence devant la crèche, Noël sera pour nous aussi une surprise, et non pas une chose déjà vue.

Être en silence devant la crèche : Voilà l’invitation de Noël.
Prenez un peu de temps... Va devant la crèche et reste en Silence. Et tu entendras, tu verras la surprise de Noël.
Mais malheureusement, on peut se tromper de fête et on peut préférer aux nouveautés du ciel les choses habituelles de la terre. Si Noël reste seulement une belle fête traditionnelle, où nous sommes au centre, et non pas Lui, alors ce sera une occasion perdue.

Je vous en prie, ne mondanisons pas Noël ! Ne mettons pas de côté Celui qui est célébré, comme à l’époque quand Il « est venu chez les siens, mais les siens ne l’ont pas reconnu» (Jn 1,11). Dès le début, dans Évangile de l’Avent, le Seigneur nous met en garde, Il nous dit de ne pas nous endormir dans les dissipations de la vie (cf Lc 21,34). Aujourd’hui, c’est le risque que l’on court ! Et à ce moment là, on ferait l’opposé de ce que Jésus veut !

Nous rejetons la faute sur toutes les choses qui remplissent nos journées, au monde qui va très vite ; Mais Jésus n’a pas rejeté la faute sur le monde, C’est à nous qu’Il a demandé de ne pas nous laisser dépasser, de veiller à tout moment en priant (cf. v.36).

Voilà, ce sera vraiment Noël si, comme Joseph, nous donnons sa place au Silence ; si, comme Marie, nous disons à Dieu : « Me voici » ; si, comme Jésus, nous nous rendons proches de ceux qui sont seuls ; si, comme les bergers, nous sortons de nos prisons intérieures pour être avec Jésus. Si nous nous trouvons dans la Lumière de la pauvre grotte de Bethléhem.

En revanche, ce ne sera pas Noël, si nous cherchons les lumières du monde, si nous nous remplissons de cadeaux, de repas et que nous n’aidons pas même un pauvre, qui ressemble à Dieu, car, à Noël, Dieu est venu pauvre.

Chers frères et sœurs, je vous souhaite un joyeux Noël, un Noël remplit de surprises ! Mais des surprises de Jésus ! Peut-être, parfois, ces surprises seront inconfortables, mais ce sont les « goûts » de Dieu. Et si nous accueillons ces réalités, nous nous ferons à nous-mêmes une magnifique surprise. Chacun d’entre-nous a, caché dans son cœur, la capacité de se surprendre soi-même. Laissons-nous surprendre par Jésus en cette fête de Noël. Merci.


Adoration des bergers par Gerrit van Honthorst (1620)
Pour écouter cette catéchèse traduite en français : https://www.youtube.com/watch?time_continue=608&v=J8QRxXdBOCg

Pour écouter cette catéchèse en VO : https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/audience-pape/2018-12/audience-generale-du-mercredi-19-decembre-2018.html

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Claire
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Noëls d'antan

Message par Claire le Dim 23 Déc - 10:33

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/noel-d-antan/
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Gilles

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Re: La Fête de Noël a-t-elle perdu son vrai sens ?

Message par Gilles le Dim 23 Déc - 11:20


Que fête-t-on à Noël ?

Les rues s’illuminent, se parent d’étoiles et de guirlandes. On parle cadeaux, bûches et sapins. Pas de doute, la fête de Noël approche. Mais que fête-t-on à Noël ? Nous avons posé la question à l’Abbé Jean-Paul Filippi, curé de la paroisse du Bon Pasteur et responsable de la Pastorale liturgique et sacramentelle du diocèse.

Même les incroyants savent que, à Noël, on fête la naissance de Jésus. Ces mots de noël ou nativité font immédiatement penser à une naissance. Pour les chrétiens, cette naissance n’est pas ordinaire car il s’agit de la naissance du Sauveur. « Tu lui donneras le nom de Jésus », dit l’ange Gabriel à Joseph lors de sa visite nocturne. Ce nom de Jésus signifie Le-Seigneur-sauve car « c’est lui, ajoute Gabriel, qui sauvera son peuple de tous ses péchés » (cf. Mt 1, 21). C’est pour cette raison que la naissance de Jésus n’est pas ordinaire et qu’elle est chère au cœur des chrétiens qui la célèbrent depuis le IVe siècle. Pâques demeure le sommet de l’année liturgique, la fête chrétienne la plus importante puisque tout découle de Pâques et converge vers Pâques. Mais, très tôt, l’Église a voulu célébrer la Nativité de Jésus. Une volonté de marquer le mystère de l’Incarnation : ce Jésus qui est mort et ressuscité, le Fils de Dieu, est bien celui qui est le fils de Marie, né dans une étable de Bethléem. Autrement dit, Jésus qui est Dieu est aussi Homme.

En l’an 354, le pape saint Libère (352-366) institue la fête liturgique de Noël. Il choisit la nuit du 24 au 25 décembre parce qu’on y célébrait la fête païenne de la naissance du soleil. Cette christianisation de la fête montre le souci des chrétiens de montrer Jésus comme étant le vrai « Soleil de Justice » selon l’expression du prophète Malachie (cf. Ml 3, 20). Aujourd’hui, c’est plutôt la fête chrétienne de Noël qui est progressivement redevenue païenne dans le cœur de beaucoup qui ne célèbrent pas la naissance du Sauveur, mais un jour particulier donnant l’occasion de faire la fête pendant plusieurs jours. Une fête commerciale, certes, qui garde heureusement un caractère familial. Ceux qui choisissent de marquer Noël par leur présence à la messe de la Nuit ont au moins cette célébration à l’église pour entendre que la Nativité de Jésus est davantage que la naissance d’un enfant, il y a deux mille ans ; c’est la naissance d’un Divin-Enfant qui peut révolutionner le cœur des hommes si ceux-ci le laissent entrer. Jésus vient éclairer nos vies et les sauver de tout ce qui nous sépare du Dieu d’Amour qui l’envoie sur la terre « pour ouvrir les yeux des hommes qui vont dans la nuit » selon les mots du cantique de Didier Rimaud (cf. Aujourd’hui, dans notre monde FP 147).

Le mystère de la vie est grand et personne ne peut le percer. Fêter Noël, c’est justement permettre à l’Auteur de la Vie de venir en nous pour nous apprendre à percer ce mystère. Lui-même, Dieu Créateur, a voulu devenir homme pour nous le révéler. En regardant la crèche, dans nos églises, dans nos maisons, dans les lieux publics -ce qui pose des problèmes à certains qui renient notre culture chrétienne-, nous regardons ce qu’il y a de plus fragile et en même temps ce qu’il y a de plus beau au monde pour comprendre le mystère de la vie : la naissance d’un enfant au milieu d’un père et d’une mère. Le Divin-Enfant nous donne la lumière nécessaire pour entrer dans ce mystère si nous nous laissons toucher par autre chose que le folklore qui entoure la fête de Noël et qui n’est pas l’essentiel. Si Noël ne change pas quelque chose dans notre cœur, chaque année, c’est que nous passons justement à côté de l’essentiel. Marie et Joseph ont ouvert leur maison intérieure à Jésus ; et, par eux, Dieu a pu venir chez nous. Comme le dit saint Jean : « À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom » (cf. Jn 1, 12).

Seigneur Jésus, tu viens transformer ma vie : ai-je le désir d’être transformé ? Que ta crèche rejoigne le plus profond de mon âme, et Toi, le Sauveur, tu naitras alors en moi pour que je puisse vraiment mourir et ressusciter avec Toi. Par l’intercession de la Sainte Famille, fais que je répande la lumière de Noël autour de moi comme une bonne nouvelle pour contaminer les autres de ta Joie et de ta Paix que tu me donnes à offrir. Amen.




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